DépÎt d'ordonnance
Considération quotidienne pour une grande partie de la population, la contraception est l’objet d’opinions mal fondées et d’ignorances pourtant faciles à lever. Toujours préférable
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Après les personnes de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées, les personnes de 60 à 79 ans peuvent recevoir leur 2e dose de rappel de vaccin contre la Covid (4e dose). Ce
Depuis une vingtaine d’années, grâce aux progrès du maintien à domicile, la majorité des personnes âgées en situation de perte d’autonomie peut rester chez elles. La déception est
À partir du lundi 16 mai 2022, le port du masque ne sera plus obligatoire dans les transports publics (bus, métros, trains, avions, taxis), a annoncé le ministre des Solidarités et
La Fédération Addiction appelle les autorités à mettre l’accent sur la prévention et sur la régulation. |
Résultats de l’enquête ARAMIS 2 sur les usages d’alcool en soirée chez les adolescents et les jeunes majeurs
Les patients atteints d’eczéma atopique ont-ils réellement conscience des conséquences de la maladie sur leur conjoint ? Quel est l’impact de l’eczéma sur la vie de couple, la sexu
Soleil, attention danger |
1 personne sur 55 née en 2008 développera un jour un mélanome
Les cancers cutanés provoquent plus de 1500 décès par an
80% de l’exposition aux UV au cours d’une vie a lieu avant 18 ans. |
Protection avant tout
Ne pas s’exposer aux heures d’ensoleillement maximum
Appliquer la protection solaire juste avant l'exposition, en quantité suffisante (deux couches plutôt qu’une)
Renouveler l’application, surtout après une baignade ou une transpiration excessive
Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans au soleil. |
L'enjeu majeur de sortie de la crise sanitaire actuelle est l'acquisition d'une immunité collective suffisante pour contrôler la circulation du SARS-CoV-2 et envisager le relâcheme
Les confinements à répétition, l’isolement, l’incertitude économique, l’absence de projet et la coupure sociale liés à la crise sanitaire de la Covid-19 nous mettent à rude épreuve
Aucun acte médical ne peut être effectué sans le consentement de la personne qui en bénéficie. Ce principe s'applique sans réserve à la vaccination: sur la base d'une information c
Au vu de ces considérations,
Parmi les nombreux effets collatéraux de la pandémie du Covid-19, il est apparu que la crise sanitaire actuelle offrait un terrain propice à l'augmentation des violences conjugales
Dépistage individuel… ou pas ? Les autorités de santé et les urologues ont beaucoup débattu avant d’arriver à une sorte de consensus de fait. Cela dit, le danger de ce cancer est à
La seconde vague de Covid-19 a conduit les autorités sanitaires à rétablir des mesures de confinement sur l'ensemble du territoire national depuis le 29 octobre. De nouveau, les co
Par ailleurs,
Les recommandations de l'Académie nationale de médecine pendant la période de la Covid-19
La circulation persistante du SARS-CoV-2 et la progression de l'épidémie de Covid-19 constatées en France au cours de l'été ont conduit à rendre le port du masque obligatoire dans
Les effets néfastes de la consommation d’alcool pendant la grossesse ne sont plus à démontrer, il est absolument nécessaire d’adopter le réflexe « Zéro alcool pendant la grossesse
En fait : « vous buvez un peu, il boit beaucoup »
De l’aide en cas de problème d’alcool pendant la grossesseIl existe pour les femmes en difficulté avec l’alcool, un dispositif d’aide à distance. Il s’inscrit dans le plan gouverne
Les effets de l’alcool sur le fœtusUne consommation d’alcool ou des ivresses épisodiques tout au long de la gestation nuisent au développement du cerveau de l’enfant. Ces consommat
L'Établissement français du sang (EFS) vous invite à donner votre sang afin de sauver des vies et contribuer à soigner de nombreux malades
Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ?
Les papillomavirus sont responsables de près de 100 % des cancers du col de l'utérus
13 millions de cancers évitables
Une couverture vaccinale insuffisante, qui ne progresse pas
Le vaccin anti-papillomavirus évite d’autres cancers
LA SEMAINE DU CŒUR, POUR PROTEGER SON CŒUR DES MAINTENANT : APPRENONS LES GESTES SIMPLES QUI SAUVENT DES VIES !
Premier médicament consommé par les Français
Attention au paracétamol « caché », source de surdosage
Un message d’alerte obligatoire sur les boîtes de paracétamol
Les règles essentielles de bon usage du paracétamolContre les douleurs aiguës légères à modérées, ou contre la fièvre, le paracétamol reste malgré tout le médicament à utiliser en
• commencer avec une prise de 500 mg,
• espacer les prises d’au moins 4 à 6 h,
• ne jamais dépasser 3 grammes par jour,
• ne pas allonger la durée de traitement en automédication au-delà de 5 jours
Lutter contre les fausses croyances
Activ' Dos l'appli de votre dos
Le contrôle technique de votre voiture est obligatoire tous les 2 ans dès qu’elle a 5 ans. Pourquoi pas pour notre cœur ? Or, même si vous avez trop de cholestérol, vous pouvez agi
Un taux des triglycérides, autre type de lipides du sang, supérieur à 1,50 g/L, favorise aussi le développement de maladies cardio-vasculaires. On le mesure en général en même temp
1. EN QUELQUES MOTS, C’EST QUOI, LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE ?
la mémoire, car, accessible partout sur le territoire, il centralise en un seul endroit en ligne les informations concernant le suivi médical et les soins reçus par un patient, auj
la santé, car il permet au patient de partager l’historique de ses soins avec les professionnels de santé de son choix et donc, de bénéficier d’un meilleur suivi et d’une meilleure
2. POURQUOI PARLE-T-ON DE DOSSIER PARTAGE ? C’EST D’ABORD UN DOSSIER« PERSONNEL », NON ?
3. EST-CE QUE LE DMP EST OBLIGATOIRE ?
4. LE DMP EST-IL VRAIMENT UTILE POUR TOUS LES PATIENTS ?
5. PEUT-ON VRAIMENT AVOIR CONFIANCE DANS LE DMP? LES DONNEES PERSONNELLES SONT-ELLES PROTEGEES ?
Les professionnels de santé ne peuvent y accéder qu’en étant munis de leur carte de professionnel de santé (CPS). Quant au patient, il reçoit un code à usage unique par sms ou parm
Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés ont accès au contenu du DMP. Les laboratoires pharmaceutiques, mutuelles, banques, assurances, n’y ont aucun droit. L’Assu
6. LE CONSENTEMENT DU PATIENT EST-IL PRIS EN COMPTE DANS LE DMP ? COMMENT ?
7. UNE COMPAGNIE D’ASSURANCE PEUT-ELLE DEMANDER A SES CLIENTS DE LUI COMMUNIQUER UN DMP OU DE LUI EN FOURNIR UNE COPIE ?
8. LE DMP, N’EST-CE PAS UNE AFFAIRE DE PROFESSIONNELS ? QUEL EST LE ROLE DU PATIENT ?
9. QUELS SONT LES DROITS DU PATIENT VIS-A-VIS DE SON DMP ?Le patient autorise la création de son DMP et autorise les professionnels de santé à y accéder, y compris en cas d’urgence
10. QUEL EST LE ROLE DU MEDECIN TRAITANT VIS-A-VIS DU DMP ?
11. A L’HOPITAL, QUI A ACCES AU DMP ET QUI PEUT L’ALIMENTER ?
12. EST-CE QUE LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE REMPLACE LES DOSSIERS MEDICAUX QU’UTILISENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE ET LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ?
13. UN PATIENT N’AYANT PAS DE TELEPHONE MOBILE OU D’ADRESSE E-MAIL PEUT-IL DETENIR UN DMP ?
14. UN MINEUR PEUT-IL CREER ET GERER SEUL SON DMP ?Le représentant légal d’un mineur doit donner son consentement lors de la création du DMP. La décision de création d’un DMP revie
15. QUELLES SONT LES DONNEES QUE L’ASSURANCE MALADIE DEPOSE DANS LE DMP? QUELLE DIFFERENCE AVEC LES DONNEES DE REMBOURSEMENT PRESENTES DANS LE COMPTE AMELI ?
16. QUELLE EST LA DUREE DE CONSERVATION DES DOCUMENTS DANS LE DMP ?
17. QUEL EST LE BILAN CHIFFRE DE L’EXPERIMENTATION MENEE EN 2017-2018 PAR L’ASSURANCE MALADIE DANS UNE SERIE DE DEPARTEMENTS TESTS ?
Côté patients : les créations en ligne et par les agents d’accueil des caisses d’Assurance Maladie,
Côté établissements de santé : au démarrage de l’expérimentation, en décembre 2016, 87
Côté professionnels de santé : au démarrage des tests, fin 2016, on recensait 903 professionnels Au terme de cette expérimentation, au 30 juin 2018, 723 539 personnes disposaient d
18. LE SERVICE VA-T-IL CONTINUER A EVOLUER ?
Retrouvez le programme détaillé de cette campagne sur le site :
Le sommeil des Français : attention fragile !
Les Français et le stress
PLUS DE 200 000 DMP SONT DESORMAIS OUVERTS CHAQUE SEMAINE EN MOYENNELe chiffre symbolique des 3 millions de DMP ouverts a été atteint le jeudi 13 décembre, soit un peu plus de 5 se
DE PLUS EN PLUS DE PHARMACIES EQUIPEESPlus d’1 pharmacie sur 2 (13 000) peut ouvrir des DMP, un chiffre en hausse de plus de 50 % depuis le 6 novembre dernier. A ce jour, plus de 8
L’ILE-DE-FRANCE, LA REGION PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR ET L’OCCITANIE, CHAMPIONNES DES OUVERTURES DE DMP DEPUIS LE 6 NOVEMBRE
UNE DYNAMIQUE QUI DOIT SE POURSUIVRELa mobilisation de l’ensemble des acteurs est essentielle pour conforter l’élan de création actuel et permettre à chacun de bénéficier d’un meil
L’édition 2018 de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice révèle que l’existence de prédispositions héréditaires aux cancers est présente à l’esprit des Français mais qu’en r
En effet, 3 Français sur 4 déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de prédisposition génétique transmissible à la descendance. Ce niveau élevé est assez homogène au sein d
Cependant, en approfondissant le sujet, le niveau de connaissance de la population apparait relativement faible
91 % des Français surévaluent la proportion de cancers liés aux prédispositions héréditaires. La moitié d’entre eux considèrent même que ce type de cancers représente entre 26 et 5
En réalité, seulement 5 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques
Dans l’esprit des Français, trois types de cancers se distinguent particulièrement pour leur caractère héréditaire : le cancer du sein émerge à 63 %, les cancersdigestifs à 38 % (d
Une prévention contre 29 maladies infectieuses
Les vaccins sont des étapes essentielles du parcours santé de chaque Français, tout au long de la vie (enfance, adolescence, âge adulte)
Plus de 50 vaccins ou conjugaisons de vaccins sont à disposition de la population française, résultat de 200 ans de recherche. Ils permettent de prévenir 29 maladies infectieuses
Vaccins de demain : une recherche très active
124 vaccins sont actuellement en développement dans le monde pour traiter les maladies infectieuses![]()
Le niveau d’information sur le VIH des jeunes entre 15 à 24 ans se dégrade fortement. C’est ce qu’a montré un sondage récent réalisé à l’occasion du sidaction. 20% des jeunes de ce
L’affaire Lactalis est largement reprise par les médias. Elle montre combien il est important d’avoir une réelle capacité à rapatrier rapidement des produits quand surgit un problè
L’industrie pharmaceutique et la pharmacie ont l’habitude de vivre des retraits de lots. Le plus souvent, c’est à l’initiative même du laboratoire qui suspecte une défaillance ou u
La procédure mise alors en route est bien précise et passe par tous les stades de la distribution du médicament jusqu’au dispensateur qu’est la pharmacie pour terminer par le patie
Don du sang : c'est facile !
La lutte contre le sida ne s'arrête pas à la Journée Mondiale du 1er décembre, une étude menée par le laboratoire Janssen, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et le Centre Gra
Pour encourager les fumeurs à s’arrêter, novembre est déclaré le « moi(s) sans tabac ». Si on sait que l’augmentation du prix du tabac est efficace pour diminuer la consommation de
2 extrapolation validée à partir des résultats de Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/
6 Curran D et al. Epidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France. Rev Rhum 2010;77:579- 85. Disponible sur https://www.researchgate.net/ publication/245786671_Epidemio
7 Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov
Enquête Viavoice septembre 2017 pour l'Institut Curie -
Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de voyager. En si prenant à l’avance, il est possible de traverser la planète pour un prix abordable. Pour autant, certaines règles de sé
Les risques pouvant vous affecter à l’étranger sont multiples. Outre ceux liés à des tensions politiques, il y a des risques sécuritaires (attentats, piraterie, cybercriminalité…)
Il ne faut pas négliger, non plus, les risques naturels (sismiques, cyclones, ouragans, haute montagne…), ni les risques nucléaires et les incidents liés à des actions individuelle
Se renseigner sur la destinationCela peut sembler une évidence, pourtant il est bon de rappeler que certains pays sont vraiment à éviter. Ainsi, il est peut-être clair que de rendr
Des règles à respecterL’idéal quand on visite un pays est de respecter les habitudes locales, le bon sens doit être le premier réflexe et n’oubliez pas que c’est à vous de vous ada
Avant le départUne visite médicale peut s’avérer nécessaire. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste et à voir avec votre pharmacien les médicaments à emporter dans vot
Les répulsifs contre les moustiques
Protection des enfants contre les moustiquesPour les enfants avant l’âge de la marche, utilisez des moustiquaires, de préférence imprégnées d’un insecticide de la famille des pyrét
Contre-indications aux voyages aériens
Les voyages aériens sont normalement contre-indiqués :
Grâce à notre système immunitaire, nous pouvons lutter contre les microbes et les virus. Malheureusement, ce système est parfois défaillant, c’est ce qui se passe avec les allergie
Les causes de l’allergieCette rencontre de notre organisme avec l’allergène, il en existe plus de 400, peut se réaliser par contact cutané, par inhalation ou par ingestion. Par voi
Comment se manifeste l’allergieLa défense de l’organisme va se manifester de différentes façons selon la personne. Il peut s’agir de symptômes oculaires. La conjonctivite (allergiq
Quelques exemples de types d’allergies
Alimentaires : lait de vache, œuf, arachide, moutarde, poisson, fruits à coque, kiwi
Respiratoires : acariens, moisissures, pollens, chats, chiens, rongeurs et chevaux…
De contact avec la peau : composants des cosmétiques, lessives, métaux…
Médicamenteuses : antibiotiques, produits anesthésiques …
Professionnelles : latex, farine, ciment, formol… |
**Durée du sommeil**
Pendant l’adolescence, de 8 à 9 heures
Bien souvent, une fois la prise de somnifères devenue régulière, il nous semble bien compliqué de les arrêter. Pourtant, c’est tout à fait possible. A condition de prendre quelques
Respecter votre cycle de sommeil
Pour bien dormir
Photos Phovoir/Ateleier Frantz Lecarpentier |
L’amélioration de l’information sur les vaccins
Le nouveau calendrier des vaccinations 2016Notons une simplification des recommandations de vaccination contre le virus de la fièvre jaune pour la Guyane (résidents et voyageurs) :
Les poussées dentaires concernent tous les bébés et dans la grande majorité des cas, les parents ont aussi mal que leur enfant du simple fait de le voir souffrir. Que faire pour so
Reconnaître la poussée dentaire
Difficile pour le bébé comme pour ses parents
Des gestes simples pour soulager bébé
Photo Phovoir |
Fréquentes, les morsures et les piqûres ne sont pourtant à négliger. En effet, quatre risques sont à craindre : un saignement, une infection, le tétanos, l'action spécifique de la
Quelques gestes spécifiques sont à effectuer en fonction de l'animal à l'origine de la piqûre ou de la morsure
D’une façon générale, n’oubliez pas que face à toute réaction allergique, vous devez appeler le SAMU en composant le 15
L'aromathérapie permet de traiter certaines pathologies avec les huiles essentielles. Une huile essentielle est l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillati
La Fédération Française de Cardiologie a récemment alerté sur le fait que les maladies cardio-vasculaires chez les femmes les touchent de plus en plus jeunes. La progression actuel
La puce vit en permanence dans le pelage de nos animaux de compagnie. Ce parasite se nourrit du sang des chiens et des chats. Elle pique en moyenne 4 à 10 fois par jour et peut abs
Des puces dans le pelage de votre animal pourtant traité
Le saviez-vous
La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme. Il s’agit donc des différentes méthodes pour éviter
Ces méthodes agissent en bloquant l’ovulation, en empêchant la fécondation ou empêchant l’implantation d’un œuf. Elles sont, à une exception près (méthode de stérilisation chirurgi
La contraception est très répandue en France. 55% des femmes disposant d’une méthode contraceptive utilisent la pilule, 26% un stérilet et 18,5% une autre méthode
http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guidevoyageur/bienetresante/bienetresante_conseil.htm
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Le dossier
Pour éviter les cancers de demain, c'est aujourd'hui qu'il faut agir
[1] Chaque année, 382 000 nouveaux cancers sont détectés. Près de la moitié d’entre eux pourraient être évités en limitant notre exposition aux principaux facteurs de risques évitables de cancers.
Vos questions sur la contraception
Considération quotidienne pour une grande partie de la population, la contraception est l’objet d’opinions mal fondées et d’ignorances pourtant faciles à lever. Toujours préférable à l’IVG, elle relève d’un choix personnel, négociable en couple.
Noyades : la prévention reste primordiale
Vaccin contre la Covid : les 60 ans et plus sont éligibles àla 2e dose de rappel
Après les personnes de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées, les personnes de 60 à 79 ans peuvent recevoir leur 2e dose de rappel de vaccin contre la Covid (4e dose). Cette nouvelle injection peut être effectuée dès 6 mois après le premier rappel ou la dernière infection à la Covid. Compte tenu de l'actuelle reprise épidémique sur le territoire français, la 2e dose de rappel est recommandée pour les personnes les plus fragiles contre les formes graves de Covid-19. À la suite de l' Les personnes âgées de 60 à 79 ans peuvent recevoir leur 2e dose de rappel (soit une 4e dose, dans la plupart des cas) dès 6 mois après : Cette 2e dose de rappel doit être réalisée avec un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech en dose pleine ou Moderna en demi-dose), quel que soit le vaccin reçu pour l'injection précédente de rappel. Consultez l'infographie Pour les personnes âgées de 80 ans et plus, pour les résidents en EHPAD et en USLD ainsi que pour les personnes immunodéprimées, le délai entre le premier et le 2e rappel est de 3 mois. Cas des personnes infectées par la Covid-19 après leur premier rappel Pour les personnes de 60 à 79 ans inclus ayant été infectées par la Covid-19 après leur premier rappel : Où se faire vacciner ? Pour effectuer cette 2e dose de rappel, vous pouvez prendre rendez-vous : Trouver un lieu de
Aller en EHPAD, un choix douloureux
Depuis une vingtaine d’années, grâce aux progrès du maintien à domicile, la majorité des personnes âgées en situation de perte d’autonomie peut rester chez elles. La déception est vive quand, malgré les aides au maintien à domicile, celui-ci n’est plus possible. Pour la personne concernée, la perspective de vivre en institution est souvent traumatisante ; pour l’entourage familial, cette perspective déclenche des sentiments de culpabilité ou d’échec : ainsi, bien souvent, l’entrée dans l’établissement est organisée trop tard, dans l’urgence, au décours d’une hospitalisation, sans visite préalable de l’EHPAD, sans délai de réflexion et parfois dans un établissement éloigné induisant une rupture complète des liens avec la vie antérieure. De plus, au moment de la décision, le choix éclairé est souvent gêné du fait d’informations manquantes. Par exemple, qui sait : La visite préalable de l’établissement par le futur résident et le référent familial permet de découvrir un environnement inconnu soumis à beaucoup de préjugés. Elle est un temps d’échange essentiel avec un membre de l’équipe de direction, afin de lui faire préciser le fonctionnement de l’établissement ainsi que les modalités financières d’hébergement. Le résident s’attend à être accueilli dans un établissement moderne/modernisé, confortable et écologiquement/technologiquement responsable, assurant sécurité et accompagnement/soins de qualité par des équipes de professionnels qualifiés. Il s’attend à un cadre de vie propre, sentant bon, chaleureux et ne ressemblant pas à un hôpital. Il apprécie que l’EHPAD soit intégré dans son territoire et soit « une maison de retraite » ouverte sur la vie de quartier ou de village. Une fois la décision prise, l’accompagnement humain s’appuie sur des faits précis : une entrée programmée à une heure confortable pour un bon accueil du résident ; un salarié qui prend le temps de lui faire visiter l’établissement pour l’aider à se repérer ; une place au restaurant anticipée et dont la pertinence est évaluée dès les premiers jours ; un recueil, précoce aussi, des habitudes de vie du résident, par le psychologue et l’animateur, en vue du travail d’accompagnement ; un point fait, après quelques semaines, entre le résident (si son état de santé le permet), son référent familial, l’infirmier coordonnateur et le responsable administratif pour donner des réponses aux demandes non satisfaites par la rédaction du contrat de séjour, désigner une personne de confiance en vue de la rédaction des directives anticipées, et proposer de participer à la vie de l’établissement (commission de vie sociale, bénévolat…). La stabilité du personnel, qui accompagne le résident, est primordiale, car elle favorise le respect des habitudes de vie, crée une ambiance familiale et permet que l’information concernant le résident circule aisément entre tous les professionnels qui l’entourent.
Fin du port obligatoire du masque dans les transports en commun àpartir du 16 mai 2022
À partir du lundi 16 mai 2022, le port du masque ne sera plus obligatoire dans les transports publics (bus, métros, trains, avions, taxis), a annoncé le ministre des Solidarités et de la Santé, le 11 mai 2022, à l'issue du Conseil des ministres. Le port du masque reste obligatoire dans les lieux de santé. Le ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé le 11 mai 2022 la fin du port obligatoire du masque dans les transports publics (bus, métros, trains, taxis...) en France à partir du lundi 16 mai 2022. Toutefois, le port du masque reste obligatoire dans les lieux de santé (hôpitaux, pharmacies, centres de santé, laboratoires de biologie médicale...) pour les soignants, les patients et les visiteurs. Le même jour, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a annoncé la levée de l'obligation de porter un masque dans les aéroports et à bord des avions dans l'Union européenne à partir du lundi 16 mai 2022. Les règles concernant le port du masque peuvent varier selon les compagnies aériennes au-delà du 16 mai. Il est utile de se renseigner auprès de la compagnie pour savoir si le port du masque est exigé ou non, et notamment sur les vols vers ou en provenance d'une destination où le port du masque est toujours obligatoire dans les transports publics. Le port du masque reste toutefois recommandé dans les lieux clos et les grands rassemblements pour les personnes positives au Covid durant les 7 jours qui suivent leur période d'isolement, les cas contacts à risque, les personnes symptomatiques et les personnes vulnérables. Source Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) Photo Phovoir
Les jeunes et l'alcool
La Fédération Addiction appelle les autorités à mettre l’accent sur la prévention et sur la régulation.
Résultats de l’enquête ARAMIS 2 sur les usages d’alcool en soirée chez les adolescents et les jeunes majeurs.
L’alcool en soirée : les différences sociales et les stéréotypes de genre façonnent les usages, les risques et les stratégies de régulation
En 2017 se concluait la première enquête sur les Attitudes, représentations, aspirations et motivations lors de l’initiation aux substances psychoactives (ARAMIS), mettant en lumière la méconnaissance des risques sanitaires et l’ambiguïté récurrente entre messages de prévention et publicité d’alcool chez les adolescents et jeunes majeurs. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie aujourd’hui le Tendances n°149 sur les résultats d’une deuxième enquête ARAMIS qui approfondit les observations de 2017 sur la gestion et le contrôle des consommations dans les moments propices à l’alcoolisation tels que les soirées. L'enquête, financée par le Fonds de lutte contre les addictions, a été coordonnée par l’OFDT avec le concours de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) et de l’Université ParisCité. Au total, 133 enquêtés ont été interrogés entre 2020 et 2021, parmi lesquels des adolescents (15 à 18 ans), des jeunes adultes (jusqu’à 23 ans inclus) et des parents de mineurs (15 à 17 ans). Les résultats de cette enquête montrent comment les consommations sont traversées par des enjeux de différenciation sociale et de genre. Si les risques sanitaires de long terme associés à l’alcool sont encore largement méconnus, les risques immédiats font l’objet de régulations individuelles et collectives très codifiées.
Les soirées et l’alcool, reflets de la distinction sociale à l’adolescence
Les soirées constituent un moment de sociabilité déterminant dans le passage de l’adolescence à l’âge adulte, renforçant les groupes amicaux et les frontières sociales qui les distinguent, notamment entre un milieu rural parfois peu aisé et un milieu urbain plutôt « bourgeois ». Elles accentuent en ce sens la réputation du groupe qui se confond donc parfois avec le capital économique et l’image sociale de ses membres. Néanmoins, facilitées par l’accessibilité élevée de l’alcool, ces variations ne concernent pas tant les quantités et la fréquence d’alcoolisation (homogènes chez les enquêtés aux appartenances sociales diverses) que les lieux choisis, les manières de boire et les produits utilisés. Xavier, 17 ans, témoigne : « Je pense que ça va être vraiment des catégories sociales, les personnes qui sont aisées financièrement qui vont se donner un genre, ils vont aller en soirée pour dire qu’ils y sont allés. […] Les soirées, quand on est pauvre, il y a pas d’alcool, il y a pas de drogue [i.e. il y en a mais ce n’est pas ça qui compte] … on reste juste là on passe un super moment, on kiffe, on blague. Et c’est trop bien.»
Une représentation du risque axée sur les conséquences immédiates de la consommation
Les stratégies individuelles ou collectives de gestion des effets de l’alcool s’agencent de manière variable autour de trois principales catégories de risques identifiées par les jeunes :
- Les risques sociaux (enjeux de réputation sociale) ; -
- Les « risques internes » (tituber, se faire mal, provoquer un accident de la route, …) ;
- Les « risques externes » provoqués par une personne extérieure (se faire agresser, accoster, …).
Ces trois catégories reposent sur une représentation du risque axée sur les conséquences immédiates de la consommation, comme réguler l’absorption d’alcool pour « garder la face » par la mise en place de stratégies (alterner sa consommation d’alcool avec de l’eau, prendre l’air, manger avant la soirée « un bon plat de pâtes pour bien éponger », …). En écho à la première édition de l’enquête ARAMIS, la deuxième édition montre que les risques sanitaires encourus sur le long terme sont rarement intégrés voire totalement absents dans les repères de consommation mentionnés par les jeunes dans les soirées.
La gestion des effets de l’alcool est individuelle, collective, et fortement genrée
Les stratégies de contrôle sont particulièrement marquées chez les filles, qui doivent se conformer aux attentes sociales définies par l’ordre du genre, qui est d’autant plus apparent dans des contextes d’ivresse favorisant le lâcher-prise. Exposées au risque d’être prises pour des « filles faciles » ou « immatures », elles font l’objet d’impératifs contradictoires de la part des garçons qui les jugent et les incitent en même temps à consommer de l’alcool. Face aux risques d’abus, d’image sociale dégradée, elles instaurent des stratégies de contrôle à la fois en amont des contextes d’usage et pour rentrer des soirées, notamment s’il faut traverser l’espace public de nuit ou utiliser les transports publics seules.
Ces stratégies de régulation s’élaborent collectivement puisque les jeunes agissent solidairement et se répartissent différents rôles : s’approvisionner en alcool, le servir, veiller sur les autres, être celui qui conduit et qui ne boit pas, endosser la figure de « la maman » ou encore du « garde du corps ». Martine, 21 ans, témoigne : « J’suis vachement protectrice, j’suis un peu la maman des soirées […] Si j’suis avec des gens qui boivent plus, forcément d’un côté j’boirai moins pour justement être plus prévoyante et faire attention à eux. »
Les résultats d’ARAMIS 2 s’intéressent également, dans la lignée des stratégies individuelles et collectives de régulation, à la perte de contrôle organisée. Par exemple, pour les alcoolisations ponctuelles importantes communément désignées comme le binge drinking, les jeunes sont conscients des risques liés à la perte de contrôle et des difficultés pour surmonter seuls ces dangers. Le groupe joue dès lors un rôle de garde-fou par rapport aux excès individuels en raisonnant le buveur excessif, en développant des stratégies collectives pour stopper sa consommation voire en l’excluant du groupe.
L’enquête ARAMIS 2 illustre par ailleurs les effets des politiques publiques de prévention routière sur l’intégration de la figure du « Sam » et, a contrario, la grande facilité avec laquelle les mineurs parviennent à se procurer de l’alcool. Ces résultats invitent à poursuivre l’information auprès des jeunes et de leurs parents sur les conséquences sanitaires à long terme, qui sont encore sous-estimées voire assez largement méconnues.
Source OFDT - avril 2022
Photos Phovoir
Prévention du cancer du col de l'utérusÂ
La méningite et ses frayeurs
Les pharmaciens mobilisés pour la prévention du dopage
Les Français et les maladies rares
Vie de couple et eczéma : quels impacts sur le conjoint ?Â
Les patients atteints d’eczéma atopique ont-ils réellement conscience des conséquences de la maladie sur leur conjoint ? Quel est l’impact de l’eczéma sur la vie de couple, la sexualité et le sommeil, du patient et du conjoint ? Les conjoints et patients, femmes ou hommes réagissent-ils de la même façon ? Les conjoints ont-ils des craintes pour l’avenir ? Partager la vie des patients atteints d’eczéma n’est pas toujours facile ! Confrontés à l’eczéma de leur partenaire au quotidien, avec une détresse physique et psychologique, les conjoints sont impactés dans leur vie de couple, bien que leur ressenti soit largement sous-estimé par leur partenaire. ◼ * 29% des conjoints avouent que l’eczéma de leur partenaire les empêche de dormir ! En cas d’eczéma sévère, le taux grimpe à 46%. A leurs côtés, 44% des patients déclarent que l’eczéma perturbe leur propre sommeil (jusqu’à 74% en cas d’eczéma sévère). ◼ Les conjoints sont plus affectés de l’impact de l’eczéma sur leur vie de couple que les patients eux-mêmes. * 26% des patients reconnaissent une baisse de leur désir sexuel du fait de leur eczéma. Leurs conjoints sont pourtant 39% à observer une baisse de la libido de leur partenaire ! * Alors que 22% des patients pensent que leur eczéma entraîne une baisse de la libido de leur conjoint, en réalité 42% des conjoints avouent que l’eczéma de leur partenaire diminue leur propre désir sexuel. * Des différences notables en fonction du sexe du patient… Lorsque le patient est une femme, 33,7% des conjoints déclarent que l’eczéma de leur partenaire diminue leur propre désir sexuel. Un chiffre qui grimpe à 46% si le patient est un homme ! ◼ *33% des conjoints continuent de croire que l’eczéma de leur partenaire est contagieux (41% pour les cas sévères), alors que seulement 17% des patients ressentent la crainte de leur conjoint que cela soit le cas. *43% des conjoints avouent redouter une transmission de l’eczéma de leur partenaire à l’un de leur enfant (52% cas d’eczéma modéré à sévère), alors que 28% des patients estiment que leur conjoint appréhende une transmission héréditaire de la maladie. ◼ L’eczéma crée d’autant plus de tensions au sein du couple que l’eczéma est sévère. L’impact de l’eczéma sur le couple a tendance à augmenter avec le degré de sévérité de la maladie. 34% des patients souffrant d’une forme légère de la maladie considèrent que leur eczéma est source de tension dans leur couple, versus 66% des patients souffrant d’une forme sévère. L’enquête AFI (Atopy Family Impact) a pour objectif de mesurer notamment les conséquences de l’eczéma atopique sur la vie personnelle du patient et de son conjoint. Etude réalisée par questionnaires en ligne, menée auprès de 2530 patients de 18 ans et plus, atteints d’eczéma atopique (diagnostic confirmé par un médecin), dont 1266 patients se déclarant en couple et dont le conjoint a accepté de répondre au questionnaire. Etude réalisée du 7 janvier au 2 avril 2021 par la Société Emma. Projet qui a obtenu un avis favorable du Comité de Protection des Personnes (CPP).
1/3 des Français boit trop
Les moments où il est difficile de s’abstenir de boire : La consommation d’alcool pour faire face à des périodes difficiles – déprime, stress, mauvaises nouvelles, etc. – concerne une petite part de la population (7% des Français) mais représente une pratique plus courante parmi les personnes en recherche d’emploi, celles disposant de faibles revenus et celles dont la consommation d’alcool est excessive de façon générale. Le fait de boire pour contrer la solitude est plus présent parmi les Franciliens (10% vs 6% sur l’ensemble de l’Hexagone). On note la très bonne notoriété des repères énoncés par Santé Publique France, qui sont connus de 73% des interrogés. Par contre, s’agissant de la toxicité de l’alcool en fonction de la quantité ingérée, la moitié des Français place spontanément le seuil à 2 verres alors que celle-ci est avérée dès le premier verre, majorant les risques de cancers. Des phénomènes intéressants concernant les personnes consommant de l’alcool de manière excessive sont à noter : Une large majorité des Français reconnaissent les bénéfices d’une pause dans leur consommation d’alcool pendant 1 mois sur leur poids (89%), leur énergie (88%), leur concentration (85%) et leurs finances (84%). Viennent ensuite le sommeil (82%), les relations familiales (69%) et les relations professionnelles (66%).
Mon rappel Covid sur le site d'Ameli
Réduction des dommages associés àla consommation d'alcool
Incontinence urinaire d';effort
Par le Dr Sophie Duméry
Octobre rose : le tabac et les femmes, un mauvais mariage
Le pass sanitaire
Se protéger des méfaits du soleil
Soleil, attention danger
Attention 1 personne sur 55 née en 2008 développera un jour un mélanome. Les cancers cutanés provoquent plus de 1500 décès par an. 80% de l’exposition aux UV au cours d’une vie a lieu avant 18 ans.
Protection avant tout Ne pas s’exposer aux heures d’ensoleillement maximum. Appliquer la protection solaire juste avant l'exposition, en quantité suffisante (deux couches plutôt qu’une). Renouveler l’application, surtout après une baignade ou une transpiration excessive. Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans au soleil.
Photos Phovoir/ Atelier Presse Média
ECG et épreuve d'effort
Etude Diabépi : le rapport àla vaccination Covid 19 des personnes diabétiques ?
Hydratation impeccable
Troubles du sommeil et le rapport des Français àleur lit
Photo Phovoir
Qui foudroie 45 000 personnes par an ?
Accélérer la vaccination contre la Covid-19
L'enjeu majeur de sortie de la crise sanitaire actuelle est l'acquisition d'une immunité collective suffisante pour contrôler la circulation du SARS-CoV-2 et envisager le relâchement des mesures de restriction. Deux facteurs contribuent à cette immunité de groupe : la proportion de personnes ayant été infectées depuis le début de la pandémie, estimée à 20% de la population française, et la couverture vaccinale dont le taux vient de dépasser 18% des adultes pour la première injection. L'immunité post-infectieuse repose sur les anticorps neutralisants qui persistent plus d'un an après une forme modérée ou sévère de Covid-19 et 6 à 8 mois après une forme asymptomatique [1], mais aussi sur la réponse cellulaire des lymphocytes T. Ce constat a conduit la Haute Autorité de Santé à recommander que la vaccination des personnes immunocompétentes ayant eu une infection confirmée par le SARS-CoV-2 soit différée de 3 à 6 mois après l'épisode infectieux et réduite à une seule dose [2]. Le taux de couverture vaccinale à atteindre pour contrôler l'épidémie a été rehaussé pour tenir compte de la transmissibilité augmentée du variant B.1.1.7, dit « britannique, devenu prédominant dans l'ensemble du territoire métropolitain. Selon les modélisations de l'Institut Pasteur, il faudrait vacciner plus de 90% de la population adulte pour parvenir à cet objectif tant que la vaccination des enfants n'est pas envisagée [3]. Ces estimations renforcent la perspective d'une circulation durable du SARS-CoV-2, qui peut être propice à l'émergence de nouveaux variants, avec ses conséquences délétères sur la santé publique et la vie économique du pays. Elles imposent d'accélérer la campagne de vaccination de masse malgré les difficultés d'approvisionnement et la perte de confiance du public dans certains vaccins. Deux études très récentes (avril 2021) démontrent qu'une seule dose d'un vaccin à ARN messager confère rapidement une protection très élevée. La première, menée en population cible, par les Centers for Disease Control and prevention (CDC) des USA montre qu'une seule dose (BioNtech/Pfizer ou Moderna) confère une efficacité protectrice de 80% contre l'infection deux semaines après l'injection, la seconde dose élevant ce taux de protection à 90% [4]. La deuxième étude, menée au Royaume Uni chez le personnel hospitalier alors que le virus circulant était le variant B1.1.7, a estimé à 72% l'efficacité protectrice du vaccin BioNtech/Pfizer vingt-et-un jours après la première dose et à 86% sept jours après la seconde dose [5]. Ces données très convaincantes permettent de reconsidérer aujourd'hui la recommandation faite par l'Académie nationale de médecine de ne différer l'injection de la seconde dose de vaccin à ARN messager que chez les personnes âgées de moins de 50 ans et sans excéder un dépassement de 3 semaines [6]. Devant la nécessité de presser la campagne vaccinale malgré les limitations d'approvisionnement en vaccins, en s'appuyant sur les travaux de modélisation de la couverture vaccinale, un délai plus long, de l'ordre de 6 mois, permettrait d'atteindre une immunité collective beaucoup plus rapidement avec le même nombre de doses tout en assurant une protection individuelle satisfaisante. - de reporter la vaccination des personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2, sur la foi d'un test RT-PCR positif, à 6 mois après la date de positivité de ce test ; - de retarder de 6 mois la date de la seconde injection de vaccin à ARN messager chez les personnes immunocompétentes âgées de moins de 55 ans ; - d'élargir ainsi la population des personnes pouvant recevoir une première injection de vaccin à ARN messager ce qui permettrait de la proposer au plus tôt aux personnes très exposées, notamment aux professionnels de l'enseignement. Académie nationale de médecine 12 avril 2021
ECG et épreuve d'effort
Un dépistage insuffisant pour le cancer colorectal
Le Tako-tsubo ou syndrome du cÅur brisé
Les confinements à répétition, l’isolement, l’incertitude économique, l’absence de projet et la coupure sociale liés à la crise sanitaire de la Covid-19 nous mettent à rude épreuve depuis plusieurs mois. Les Françaises et les Français se sentent isolés, dans un environnement réduit. Ils ont peu d’échanges avec l’extérieur et s’inquiètent pour leur santé, leurs finances, leur avenir… Ils sont confrontés à toutes sortes de ruptures : professionnelles, conjugales, amicales, sociales, médicales… génératrices de stress intense. Maladie du muscle cardiaque, le syndrome de Tako-tsubo a été décrit pour la première fois au Japon dans les années 1990. S'il s'apparente à un infarctus sur le plan épidémiologique, il n’est pourtant pas lié à une obstruction des artères coronaires. Une situation de stress aigu active le système nerveux sympathique, déclenchant la production d’hormones de stress, les catécholamines, qui accélèrent le rythme cardiaque, augmentent la pression artérielle et contractent les artères coronaires. Une étude américaine* parue en juillet 2020, souligne que pendant la pandémie Covid-19, le nombre de nouveaux cas de tako-tsubo a été multiplié par 4,58 dans plusieurs pays. Ils ont touché des personnes peu ou pas malades du COVID. En cause : l’excès de stress psychosocial et la précarité économique. * Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Zurich1, publiée en 2015 dans la revue New England Journal of Medecine, les chocs émotionnels (perte d’un être cher, rupture amoureuse, annonce d’une maladie,…) mais aussi physiques (intervention chirurgicale, infection, accident, agression …) souvent associés à une fatigue intense (épuisement moral et physique) sont des facteurs déclencheurs du Tako-tsubo. Une autre étude américaine2 parue en juillet 2020, souligne que pendant la pandémie Covid-19, le nombre de nouveaux cas de Takostubo a été multiplié par 4,58 dans plusieurs pays touchant des personnes peu ou pas malades du COVID. En cause l’excès de stress psychosocial et la précarité économique sont à l’origine de cette « flambée » de Takostubo ! Parmi les symptômes les plus fréquents : essoufflement, douleur brutale dans la poitrine en étau mimant celle de l’infarctus irradiant dans le bras et la mâchoire, palpitations, perte de connaissance, malaise vagal. Si les symptômes sont souvent très bruyants, le diagnostic de Tako-Tsubo est un diagnostic d’examens complémentaires. Il repose sur la réalisation conjointe d’un électrocardiogramme (anomalies non sytématisées), de marqueurs biologiques (troponines modérément élevées), d’une échocardiographie (signes spécifiques de cœur balloné), d’une coronarographie (souvent normale) et d’une IRM cardiaque (signes spécifiques). Le diagnostic se fera sur l’analyse conjointe de ces différents examens. Le syndrome de Tako-tsubo est le plus souvent totalement réversible, en quelques jours à quelques semaines, avec le traitement médical de l’insuffisance cardiaque, une rééducation cardio-vasculaire et un suivi cardiologique régulier. Le syndrome Tako-stubo récidive rarement, dans 1 cas sur 10 environ. Stéphanie, 55 ans, secrétaire de direction à Nancy, nous livre son témoignage... « Une collègue m’a agressée verbalement pour un incident qui me paraissait sans importance. J’ai ressenti comme un choc physique, mais je n’y ai pas prêté attention. J’ai eu mal dans la poitrine et dans le bras gauche pendant 2 ou 3 jours, mais la douleur ne m’a pas alarmée. Puis, un soir, ma vue s’est troublée. Mon mari a appelé une ambulance. J’avais une sensation étrange, je ne réussissais plus à parler… A l’hôpital, on m’a fait un électrocardiogramme et on m’a dit que c’était un infarctus. Pourtant je n’ai jamais fumé. J’ai eu une échographie du cœur et les médecins m’ont annoncé, qu’en fait, je faisais un tako-tsubo. Mon cœur s’était paralysé à la suite d’une montée violente de stress. Je suis restée deux jours en soins intensifs, puis je suis rentrée chez moi avec un gros traitement. Pendant 6 semaines, j’étais vidée de mon énergie. Un bon avertissement… Depuis, j’essaie de prendre davantage soin de moi et je me fais aider pour mieux gérer mon stress. » Pour limiter le stress aigu et le stress chronique, Agir pour le Cœur des Femmes conseille le maintien d’une qualité de vie passant par une alimentation équilibrée, pas de tabac, une consommation d’alcool très modérée. L’activité physique, la marche, le sport, le sommeil d’une durée suffisante sont des solutions puissantes, pouvant agir comme des « médicaments » antistress. On peut aussi recourir aux techniques de relaxation par la respiration, basée sur le principe de la cohérence cardiaque disponible gratuitement sur le web ou sur des applications mobiles telles que Respirelax, par la pratique de la méditation en pleine conscience et du yoga…. Le groupe explique sur le site de RockNFolk le choix du titre de son nouvel album, qui sortira le 26 mars : « Le Professeur Claire Mounier-Véhier, cardiologue et Thierry Drilhon, Administrateur et Dirigeant d’Entreprises - co-fondateurs d’Agir pour le cœur des femmes - ont uni leurs expertises médicales, scientifiques, sociétales et économiques, en faisant des maladies cardio-vasculaires chez les femmes, une priorité de santé face à cette urgence épidémiologique. Parce que les maladies cardio-vasculaires tuent encore chaque jour 200 femmes en France et 25 000 femmes dans le monde, « Agir pour le cœur des femmes » veut mobiliser
Le consentement des personnes âgées au vaccin
Aucun acte médical ne peut être effectué sans le consentement de la personne qui en bénéficie. Ce principe s'applique sans réserve à la vaccination: sur la base d'une information claire, loyale et accessible, délivrée par le médecin, il revient à chacun de prendre librement la décision de se faire vacciner ou non. Selon les données les plus récentes de Santé Publique France, 31% des décès par Covid-19 sont survenus chez des personnes âgées résidant dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou un établissement médico-social (EMS). Sur la base de ce constat, la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé d'allouer les premières ressources vaccinales à cette population vulnérable, la plus exposée aux formes graves de l'infection, et de vacciner dans une première phase (janvier et février 2021) les personnes résidant en EHPAD et en unités de soins de longue durée USLD [1]. À compter du 27 décembre 2020, les équipes de terrain qui seront en charge du déploiement de cette stratégie vaccinale vont être confrontées à trois difficultés majeures : ➢ les vaccins à ARN messager, issus d'une nouvelle technologie, comportent encore des zones d'incertitude, notamment sur l'efficacité et l'innocuité à moyen et long termes, qui justifient l'hésitation exprimée par de nombreuses personnes âgées ; ➢ on estime en France que 57% des résidents des 7400 EPHAD et 70% des résidents des 600 USLD sont atteints de troubles cognitifs modérés à sévères. Parmi ces personnes, beaucoup sont isolées et n'ont pas de famille ; ➢ le lancement de cette première phase de vaccination en un temps très court constitue un défi logistique qui impose la mise en oeuvre d'une organisation adaptée à chaque type d'établissement. 1. Nul ne saurait être vacciné contre sa volonté ; avant de vacciner une personne âgée, il convient tout d'abord d'évaluer son degré de lucidité. Si ce diagnostic n'a pas été fait antérieurement, il doit être établi collégialement par l'équipe de soins et reporté dans le dossier médical de l'intéressé. 2. Quand le degré de lucidité est jugé compatible avec la compréhension de l'offre vaccinale, il faut informer chaque personne lors d'une consultation de pré-vaccination suivie d'autres entretiens individuels si nécessaire, que son âge, et éventuellement son état de santé la rendent prioritaire pour la vaccination, compte tenu d'un rapport bénéfice/risque très favorable. 3. Un dialogue doit s'établir, utilisant des termes simples et compréhensibles, adaptés au cas par cas, afin de s'assurer que la proposition de vaccination a bien été comprise. 4. La campagne de vaccination devant débuter très prochainement, il est urgent d'entamer cette phase d'information préalable au recueil des consentements. 5. La réponse à la demande de consentement doit être mentionnée dans le dossier médical de chaque personne, mais il n'y a pas lieu de l'authentifier par sa signature, cette démarche pouvant générer de l'inquiétude et de l'anxiété, aucun autre acte médical usuel n'exigeant une telle procédure de la part des résidents. L'inscription dans le dossier médical, précisant les examens médicaux et entretiens préalables ainsi que la décision prise, suffira à établir la réalité des soins prodigués. 6. L'impossibilité d'obtenir un consentement éclairé en raison d'un défaut de lucidité est habituelle dans les établissements concernés, notamment pour la vaccination contre la grippe. Lorsqu'une personne de confiance, un tuteur ou un proche du résident a été identifié, le dialogue doit s'engager avec ces tiers, de façon claire et transparente, et mettre en valeur le rapport bénéfice/risque de la vaccination. La décision de vaccination ou de non-vaccination sera prise au terme de ce dialogue. 7. Si le résident n'a désigné aucune personne de confiance et ne dispose d'aucun proche, la décision de vaccination revient entièrement à l'équipe de soins qui appréciera son état de santé, l'existence d'éventuelles contre-indications et le bénéfice attendu. On pourra tenir compte de l'attitude antérieure de la personne vis-à-vis de la vaccination selon les propos qu'elle aurait pu tenir sur ce sujet, ou s'enquérir auprès d'une personne extérieure connaissant l'intéressé, qui interviendra comme référent pour témoigner de l'opinion du résident. Dans les situations difficiles, l'équipe de soins pourra solliciter l'avis des Espaces éthiques régionaux. L'ensemble de ces démarches et la décision finale seront soigneusement notés dans le dossier médical. 8. Les mêmes principes encadrant la mise en oeuvre de la vaccination contre la Covid-19 concerneront aussi les personnes âgées dépendantes vivant à domicile, lorsqu'elles seront à leur tour ciblées par la campagne de vaccination. Au vu de ces considérations,
Nutri-Score plébiscité
Impact de la pandémie de Covid-19 sur les violences domestiques
Parmi les nombreux effets collatéraux de la pandémie du Covid-19, il est apparu que la crise sanitaire actuelle offrait un terrain propice à l'augmentation des violences conjugales et intrafamiliales [1,2]. La notion de violence est à prendre ici au sens large, telle que définie par l'OMS : «
Dédramatiser le cancer de la prostate
Dépistage individuel… ou pas ? Les autorités de santé et les urologues ont beaucoup débattu avant d’arriver à une sorte de consensus de fait. Cela dit, le danger de ce cancer est à relativiser pour ne pas tomber dans une angoisse hors de propos. Le cancer de la
Confinée ou non, l'activité physique et sportive reste une nécessité
La seconde vague de Covid-19 a conduit les autorités sanitaires à rétablir des mesures de confinement sur l'ensemble du territoire national depuis le 29 octobre. De nouveau, les conditions d'isolement et d'inactivité imposées à une majeure partie de la population ont des conséquences délétères pour la santé physique comme pour la santé mentale, comme cela avait été observé au cours du confinement mis en place du 17 mars au 11 mai [1,2]. Les contraintes du confinement réduisant l'activité physique et augmentant la sédentarité, c'est-à-dire le temps quotidien passé en position assise, corollaire de l'inactivité, ont des effets majeurs sur la santé. Lors du premier confinement, on a mesuré que l'activité physique était réduite d'un tiers, que le temps quotidien passé en position assise augmentait de près de 50%, entrainant dès les premiers jours un état de "déconditionnement" musculaire. Le confinement retentit aussi sur la prise alimentaire, le sommeil, la biosynthèse de vitamine D, le stress et l'anxiété. La santé physique et la santé mentale s'en trouvent affectées, tout particulièrement chez les personnes âgées, accélérant la perte d'autonomie et le risque de chute. Pendant le confinement, la réduction de la sédentarité associée à la pratique régulière d'une activité physique, même réduite, et la reprise aussi précoce que possible d'une activité sportive conditionnent la restauration de la masse et des fonctions musculaires. Le port du masque est-il compatible avec la pratique du sport ? Si les activités sportives autorisées sans masque pendant la période de confinement ne semblent pas exposer au risque de transmission virale, les exercices d'intensité élevée avec masque sont accompagnés d'une sensation d'inconfort et de gêne respiratoire et font discuter l'apparition possible d'une hypoxie et d'une hypercapnie. C'est pourquoi le port de masque n'est pas requis lors de la pratique de sports individuels en plein air dès lors qu'une distanciation physique de 2 à 3 mètres peut être maintenue pendant toute la durée de la séance. Il en est de même de la marche rapide pratiquée en tant qu'activité physique pour la santé. Alors que l'amélioration des indicateurs épidémiologiques laisse entrevoir un allègement des mesures de confinement, Par ailleurs,
#Mois Sans Tabac, 5Úme édition
Perception des Français sur l’augmentation du prix du tabac et conséquences sur la motivation à l’arrêt
Mise en place dans le cadre du Programme national de lutte contre le tabac 2018-2022, l’augmentation des taxes sur le tabac est une des principales mesures efficaces pour réduire la consommation[3]et protéger la santé publique. La France figure parmi les pays européens proposant les prix les plus élevés pour un paquet de cigarettes. Pour les fumeurs, le prix est un élément important dans le choix du type de tabac consommé mais peut être également un véritable élément déclencheur pour arrêter de fumer.
Les augmentations des taxes sur le tabac considérées comme justifiées par près de la moitié des Français
En 2018, près de la moitié (48,3 %) des Français estiment que les augmentations des taxes sur le tabac sont justifiées. Les opinions des répondants varient selon leur statut tabagique. Les fumeurs sont seulement 28,0 % à trouver que les augmentations sont justifiées (26,1 % parmi les fumeurs quotidiens). Les ex-fumeurs sont, quant à eux, 51,9 % à les trouver justifiées et les non-fumeurs, 62,4 %[1].
L’augmentation des prix : véritable motivation à l’arrêt du tabac
En 2018, les fumeurs (occasionnels et quotidiens), alors qu’ils ne sont que 28 % à considérer que les augmentations de taxes du tabac sont justifiées, sont toutefois 43,6 % à admettre qu’il s’agit d’une mesure motivante pour arrêter de fumer. Il n’existe pas d’écart entre les réponses des hommes et des femmes mais les jeunes fumeurs sont plus nombreux que les tranches d’âges supérieures à trouver que le prix du tabac est une motivation à l’arrêt. Les fumeurs socio-économiquement moins favorisés se déclarent aussi motivés par l’augmentation des taxes pour arrêter que les plus favorisés[1].
Parmi les ex-fumeurs quotidiens en 2018 ayant arrêté de fumer dans les 5 dernières années, 39,8 % affirment que les augmentations de prix du tabac les ont motivés dans leur arrêt[1].
Les augmentations de prix du tabac incitent donc un grand nombre de fumeurs à se sevrer. Ces mesures se montrent légitimes et efficaces dans le cadre d’une politique intégrée de lutte contre le tabac comprenant aussi des mesures d’aide à l’arrêt du tabac .
Décrypter les habitudes de consommation pour améliorer la lutte contre le tabagisme
Selon le Baromètre de Santé publique France, en 2018, 74,0 % des fumeurs occasionnels ou quotidiens déclarent consommer des cigarettes manufacturées (51,6 % exclusivement), 35,7 % du tabac à rouler (16,2 % exclusivement), 6,6 % des cigarillos (1,3 % exclusivement), 6,1 % des cigares (0,8 % exclusivement), 1,8 % fument la pipe (0,2 % exclusivement) et 9,4 % se tournent vers la chicha ne serait‑ce qu’occasionnellement (4,1 % exclusivement)[2].
La proportion de fumeurs consommant des cigarettes manufacturées baisse depuis une dizaine d’années et est passée de 88,2 % en 2010 à 74,0 % en 2018. Parallèlement, la proportion de fumeurs de tabac à rouler a fortement augmenté entre 2010 (24,0 %) et 2014 (35,2 %) et reste depuis relativement stable. En 2018, les fumeurs de cigarettes (quotidiens et occasionnels) fument en moyenne 6,9 cigarettes manufacturées par jour et 3,9 cigarettes roulées par jour contre respectivement 10,9 et 2,7 en 2005[2].
En 2018, les fumeurs de tabac à rouler, par rapport aux fumeurs ne consommant que des cigarettes manufacturées, sont plus souvent des hommes (58 % vs 49 %) et des personnes jeunes (44 % avaient moins de 35 ans vs 34 %). Par ailleurs, l’usage du tabac à rouler est plus fréquent chez les personnes socio-économiquement plus défavorisées : 58 % ont un niveau de diplôme inferieur au baccalauréat ou n’ont aucun diplôme, 49 % font partie de la tranche des plus bas revenus (vs respectivement 48 %, et 29 % des fumeurs exclusifs de cigarettes manufacturées)[2].
Le tabac à rouler est, de façon générale, meilleur marché que les cigarettes manufacturées en France5. Plusieurs études soulignent le fait que le prix est souvent mis en avant par les fumeurs pour justifier le choix de fumer du tabac à rouler. Ainsi, les augmentations de taxes qui ont historiquement été plus importantes pour les cigarettes manufacturées pourraient avoir incité une partie des fumeurs à se tourner vers le tabac à rouler au cours de la dernière décennie en France[6,7,8]. Depuis 2016, dans le cadre des hausses de prix du PNLT, l’écart de prix entre cigarettes manufacturées et tabac à rouler s’est nettement réduit : le prix du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue a augmenté de 13 % entre 2016 et 2018 tandis que, sur la même période, le prix du paquet de tabac à rouler de la marque la plus vendue a augmenté de 42 %. Les prochaines enquêtes Baromètres de Santé publique France permettront d’observer d’éventuels changements de tendance dans le comportement des fumeurs.
[1].Baromètre de Santé publique France 2018 « Opinions vis-à-vis de l’augmentation des taxes sur le tabac et conséquences sur la motivation à l’arrêt ». [2].Baromètre de Santé publique France 2018 « types de tabac fumés, évolutions et facteurs associés : résultat des baromètres de santé publique france 2017 et 2018 ». [3].Chaloupka FJ, Yurekli A, Fong GT. Tobacco taxes as a tobacco control strategy. Tob Control. 2012 ; 21[2] :172-80. [4]. Andler R, Richard JB, Guignard R, Quatremere G, Verrier F, Gane J, et al. Baisse de la prevalence du tabagisme quotidien parmi les adultes : resultats du Barometre de Sante publique France 2018. Bull Epidemiol Hebd. 2019;(15):271‑7. [6].Gallopel‑Morvan K, Hoek J, Bue A‑F, Rey Miguel J.Perceptions et consommation du tabac à rouler par des jeunes Francais : etude exploratoire. Bull Epidemiol Hebd. 2018;(14‑15):291‑6. [7].Brown AK, Nagelhout GE, van den Putte B, Willemsen MC, Mons U, Guignard R, et al. Trends and socioeconomic differences in roll‑your‑own tobacco use: findings from the ITC Europe Surveys. Tob control. 2015 ; 24(Suppl 3):iii11‑iii6.[8].Peretti‑Watel P, L’Haridon O, Seror V. Responses to increasing cigarette prices in France : how did persistent smokers react? Health policy.2012;106(2):169‑7
Tabac . Les éditions précédentes ont comptabilisé 784 000 inscriptions à ce grand défi collectif. Devenue incontournable, cette opération accompagne toutes les personnes ayant la volonté d’arrêter de fumer. Ce rendez-vous annuel débute dès le mois d’octobre pour les fumeurs, invités à s’inscrire via la plateforme dédiée Tabac info service
Octobre Rose, les 5 priorités de l'ARC dans le cancer du sein
Questions sur la contraception
Du bon usage des masques
Les recommandations de l'Académie nationale de médecine pendant la période de la Covid-19 La circulation persistante du SARS-CoV-2 et la progression de l'épidémie de Covid-19 constatées en France au cours de l'été ont conduit à rendre le port du masque obligatoire dans tous les lieux clos à compter du 20 juillet, puis à étendre cette obligation en milieu extérieur dans de nombreuses communes et grandes villes au cours du mois d'août. Rappelons que le port obligatoire d'un masque « grand public » ou « alternatif » avait été recommandé depuis le 2 avril par l'Académie nationale de médecine pour renforcer les mesures barrière pendant le confinement et en phase de sortie de confinement [1]. Initialement mal comprise dans sa signification altruiste et réfutée en raison de la pénurie de masques médicaux, puis décriée pour les dangers présumés d'une mauvaise utilisation, complexifiée par l'accumulation de normes injustifiées et de précautions excessives, cette simple mesure de bon sens a finalement été vilipendée au prétexte fallacieux du manque de publications scientifiques attestant son efficacité. Une pléthore d'affirmations souvent contradictoires entretient la confusion générale et alimente le discours des contempteurs du masque obligatoire, les plus extrêmes n'hésitant pas à dénoncer son caractère liberticide. Le port du masque dans la communauté n'est pas facultatif ; se masquer pour protéger les autres est un geste altruiste dont l'efficacité collective est certaine quand tout le monde l'applique ; il rend chaque citoyen solidaire dans la réponse mondiale à la pandémie [2]. Si les masques alternatifs ont des performances légèrement inférieures à celles des masques chirurgicaux en termes de filtration et d'étanchéité, ils offrent généralement de meilleures qualités de confort et de « respirabilité ». Les indicateurs épidémiologiques actuels laissant prévoir une situation épidémique prolongée, il devient nécessaire d'intégrer le port du masque dans les gestes quotidiens en le rendant compréhensible, acceptable et routinier. C'est pourquoi l'Académie nationale de médecine rappelle que : De plus, l'Académie de médecine recommande : Source Académie nationale de médecine Références [1] Communiqué de l'Académie nationale de médecine « Pandémie de Covid-19 : mesures barrières renforcées pendant le confinement et en phase de sortie de confinement », 2 avril 2020. [2] Cheng KK, Lam TH, Leung CC. Wearing face masks in the community during the COVID-19 pandemic: altruism and solidarity. Lancet 2020 ; S0140-6736 (20) 30918-1.
Donner son sang pendant la Covid-19
Confinement et temps passé devant un écran, quel impact ?
Pas d'alcool pendant la grossesse
Les effets néfastes de la consommation d’alcool pendant la grossesse ne sont plus à démontrer, il est absolument nécessaire d’adopter le réflexe « Zéro alcool pendant la grossesse ». En France le risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse reste très flou dans les esprits et le « zéro alcool pendant la grossesse » n’est pas toujours compris comme une abstinence totale ni perçu comme une absolue nécessité. Les trois quarts des Français ignorent encore les risques encourus L’enquête menée par Santé publique France montrent que seuls 25% des Français affirment qu’il n’existe pas de consommation d’alcool pendant la grossesse qui soit sans risque pour l’enfant. L’alcool bu par la mère passe dans le sang du futur enfant. Nous nous devons de rappeler que l’alcool est toxique pour le fœtus et peut entraîner diverses complications (retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations…), dont le syndrome d’alcoolisation fœtale est la forme la plus grave. Même si l’on ne connaît pas précisément le "seuil" en-dessous duquel la consommation d'alcool pendant la grossesse serait absolument sans risque pour l'enfant à naître, on sait que l'alcool bu par la femme enceinte passe dans le sang du fœtus et que son taux d'alcool dans le sang sera le même que le sien. En fait : « vous buvez un peu, il boit beaucoup » Il est bien entendu préférable d’appliquer le principe de précaution qui consiste à ne pas boire d’alcool du tout pendant la grossesse. Cependant, si vous découvrez votre grossesse et que vous avez consommé de l'alcool pendant les premières semaines, ou si vous êtes enceinte et que vous êtes en difficulté avec votre consommation d'alcool, n'hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme. De l’aide en cas de problème d’alcool pendant la grossesse Il existe pour les femmes en difficulté avec l’alcool, un dispositif d’aide à distance. Il s’inscrit dans le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives et permet de bénéficier du soutien d’un professionnel expérimenté dans l’accompagnement de ce public 7jours/7. Les effets de l’alcool sur le fœtus Une consommation d’alcool ou des ivresses épisodiques tout au long de la gestation nuisent au développement du cerveau de l’enfant. Ces consommations peuvent entraîner un retard de croissance et des atteintes du système nerveux central. Des malformations sont observées lorsqu’elles ont lieu au moment de la formation des organes du bébé (première partie de la grossesse). Les dommages sont irréversibles. À long terme, les atteintes cérébrales sont à l’origine d’un retard intellectuel (troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention, etc.) ou de troubles du comportement qui se manifestent au fur et à mesure de la croissance et du développement psychomoteur de l’enfant.
Covid-19, les numéros utiles
Comment s'attrape le coronavirus
Document Santé publique France
HygiÚne àla maison : un rempart contre le Covid-19
Le SARS-CoV-2 (agent de l'infection Covid-19) se transmet :L'Académie nationale de médecine tient à rappeler les règles fondamentales d'hygiène à la maison qu'il est indispensable d'observer dans le contexte épidémique actuel, surtout dans les familles avec enfants. Le respect de ces règles réduit considérablement le risque de transmettre ou de contracter le virus au sein de la maisonnée ; il protège aussi de la transmission d'autres virus (grippe, rhume, gastro-entérites...) et de bactéries pathogènes.S'il n'y a pas de mouchoir jetable disponible, tousser ou éternuer dans le pli de son coude. avec les autres personnes de la maisonnée lorsqu'elles mangent, parlent, toussent ou éternuent.- Maintenir une distance d'au moins un mètre, gestes - Éviter de se toucher le visage, le nez, les yeux et la bouchequi favorisent la transmission des virus respiratoires par les mains contaminées. en ouvrant les fenêtres au moins 20 minutes le matin et le soir et pendant le ménage.- Aérez le logement Les mains sont un véhicule très efficace pour le SARS-CoV-2. - dès que l'on rentre chez soi, en revenant du travail, des courses, des sorties de détente, après avoir évacué les poubelles... ;- après avoir toussé ou éternué ;- avant de s'occuper d'un enfant, d'une personne âgée ou handicapée ;- après chaque passage aux toilettes ;- après s'être débarrassé des emballages des courses du jour ;- avant de cuisiner et avant les repas.- à l'eau et au savon, de préférence savon liquide (qui reste propre dans son flacon, contrairement au savon en pain, surtout quand celui-ci baigne dans une coupelle) ;- frictionner les mains pendant au moins 20 secondes ;- ne pas oublier le bout des doigts, les espaces interdigitaux, les ongles, les poignets ;- rincer abondamment ;- sécher avec une serviette propre (à changer très régulièrement) ou un essuie mains à usage unique. Le SARS-CoV-2 est un virus Se laver les mains après avoir défait et jeté les emballages des courses du jour.Désinfecter chaque jour avec des lingettes imprégnées d'alcool à 70% ou d'eau de javel diluée (un volume d'eau de Javel pour neuf volumes d'eau).Ces objets, manipulés très fréquemment, peuvent être désinfectés avec des lingettes imprégnées d'alcool à 70% (ne pas utiliser de solution hydro-alcoolique qui contient de l'eau oxygénée et de la glycérine, ni d'eau de javel).Bien qu'il n'existe pas d'argument suggérant que la nourriture soit une voie de transmission du SARS-CoV-2, il est prudent de laver les fruits et les légumes, à moins de les cuire ; Aucune donnée actuelle ne désigne les animaux de compagnie comme vecteurs potentiels du SARS-CoV-2 à l'Homme (Source Académie nationale de Médecine 7 avril 2020 / Photo Phovoir
La vie quotidienne des Français àl'heure du confinement
Covid 19 - dérogations accordées pour donner son sang et se déplacer pendant le confinement
L'Établissement français du sang (EFS) vous invite à donner votre sang afin de sauver des vies et contribuer à soigner de nombreux malades. La fin de l'année est souvent marquée par une baisse de la collecte de sang du fait des congés, des phénomènes météorologiques et des épidémies saisonnières. Cependant, la mobilisation des donneurs est essentielle chaque jour pour répondre aux besoins des malades qui restent permanents tout au long de l'année. En effet, les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est limitée (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges). 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades.
Cancer colorectal : éviter plus de 6 500 décÚs par an
Qu’attendons-nous pour réaliser un test efficace qui peut nous sauver la vie ?
L'hygiÚne dans la cuisine
Consommation de boissons sucrées et risque de cancerÂ
La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies. Leur impact sur la santé cardiométabolique a fait l'objet de nombreuses études et est aujourd’hui bien établi. Cependant, leur association avec le risque de cancer a été moins étudiée : très peu d'études prospectives ont été menées sur l'association entre les boissons sucrées et le risque de cancer. Pourtant, ces boissons ont été associées au risque d'obésité, à son tour reconnu comme un facteur de risque important pour de nombreux cancers. Des mécanismes inflammatoires ou liés au stress oxydant pourraient aussi intervenir, ce indépendamment du lien avec la prise de poids.Cette étude, publiée le 10 juillet 2019 dans le BMJ (British Medical Journal), visait à étudier les associations entre la consommation de boissons sucrées et le risque de survenue de cancer. Au total, 101 257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé (suivis entre 2009 et 2018) ont été inclus. La consommation alimentaire habituelle a été évaluée grâce à des enregistrements de 24h répétés (6 en moyenne par participant) portant sur plus de 3300 aliments différents (dont 109 types de boissons sucrées/édulcorées). Au cours du suivi, la consommation de boissons sucrées s’est révélée être associée à un risque plus élevé de cancer (2 193 cas sur 101 257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas). Une augmentation de 100mL de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées était associée à une augmentation d’environ 18% du risque de cancer. Lors de sous-analyses, la consommation de jus de fruits 100% pur jus et celle de boissons sucrées hors jus de fruits étaient toutes deux associées à un risque plus élevé de cancer au global. Les résultats des analyses suggèrent un rôle important du sucre dans les associations observées, qui par ailleurs, n’étaient pas uniquement expliquées par une prise de poids au cours suivi.Cette étude étant observationnelle, un lien de cause à effet ne peut être établi pour les associations observées. Cependant, en plus du design prospectif, de l’effectif important de la population d’étude et de la précision des données alimentaires collectées, les résultats tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie dont l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, le niveau d’étude, l’activité physique ainsi que le statut pondéral, les comorbidités métaboliques, les antécédents familiaux. De plus, les résultats étaient robustes après un large spectre d’analyses de sensibilité complémentaires.Ces données sont importantes dans un contexte de santé publique où la taxe soda est débattue au niveau national et international. Elles supportent l’intérêt des recommandations nutritionnelles du Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui visent à limiter la consommation de boissons sucrées, y compris les jus de fruits 100 %, ainsi que des mesures politiques telles que des restrictions fiscales et commerciales visant les boissons sucrées.Cette étude a été réalisée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, plus spécifiquement par Eloi Chazelas (Epidémiologiste, doctorant) et le Dr Bernard Srour (Epidémiologiste, doctorant) sous la direction du Dr Mathilde Touvier (Directrice de Recherche Inserm, directrice de l’équipe).L’étude NutriNet-SantéL’étude NutriNet-Santé est une étude de santé publique coordonnée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN, Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / Université Paris 13), qui, grâce à l’engagement et à la fidélité de plus de 160 000 « Nutrinautes » fait avancer la recherche sur les liens entre la nutrition (alimentation, activité physique, état nutritionnel) et la santé. Lancée en 2009, l’étude a donné lieu à plus de 160 publications scientifiques internationales. A l’occasion des 10 ans de l’étude, un appel au recrutement de nouveaux Nutrinautes est lancé afin qu’ensemble, nous continuions de faire avancer la recherche sur les relations entre la nutrition et la santé. En consacrant quelques minutes par mois pour répondre, via Internet, sur la plateforme sécurisée www.etude-nutrinet-sante.fr aux différents questionnaires relatifs à l'alimentation, l'activité physique et la santé, les participants contribuent à faire progresser les connaissances sur les relations entre l’alimentation et la santé. Par ce geste citoyen, chacun peut facilement devenir un acteur de la recherche et, en quelques clics, jouer un rôle important dans l'amélioration de la santé de tous et du bien-être des générations futures.
Le vaccin contre la grippe, c'est maintenant
La campagne 2019-2020 de vaccination contre la grippe saisonnière débute le 15 octobre 2019 pour se poursuivre jusqu'au 31 janvier 2020. L'Assurance maladie recommande de se faire vacciner au début de l'automne, avant la circulation active des virus grippaux.
Papillomavirus : pourquoi il faut vacciner aussi les garçons
Dans un rapport rendu public le 30 septembre, l’Académie de médecine s'est prononcée officiellement pour une vaccination des des filles Le 20 mars dernier, déjà, un collectif de 50 sociétés savantes et syndicats médicaux, incluant les Académies de pharmacie et de médecine, avait adressé aux pouvoirs publics un appel demandant la « vaccination universelle gratuite ou remboursée, sans distinction de sexe ou de risque » contre ces virus, dont on sait qu’ils sont responsables de la quasi-totalité des cancers de l’utérus. Pourquoi vacciner aussi les garçons ? Parce que les papillomavirus affectent en réalité les deux sexes : Les papillomavirus sont responsables de près de 100 % des cancers du col de l'utérus Chaque année, Au cours des 20 dernières années, le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus a permis de diminuer de moitié le nombre de nouveaux cas, ainsi que le nombre des décès. C’est bien. Mais ce pourrait être beaucoup mieux. En effet, le cancer du col de l’utérus est attribuable, dans près de 100 % des cas, à une Or, il existe un vaccin préventif qui protège contre la plupart d’entre eux, permettant d’empêcher Entre les communications mortifères des anti-vaccins qui désinforment la population, à coup d’arguments scientifiquement faux, et la frilosité des autorités sur ce sujet, la couverture vaccinale n’augmente pas. Une politique volontariste associant vaccination et dépistage pourrait pourtant permettre d’épargner des millions de vies au niveau mondial, comme le confirme une 13 millions de cancers évitables Kate Simms et ses collègues ont modélisé les effets cumulés de l’élargissement mondial de la couverture vaccinale et du dépistage (qui reste encore hors de portée de nombreux pays) sur le nombre de cas de cancer du col de l’utérus. Leurs travaux se sont en particulier focalisés sur les fréquences de ces cancers dans les Leur conclusion est claire : si, d’ici à 2020, une rapide augmentation de la vaccination permettait d’atteindre 80 à 100 % de couverture vaccinale (via un vaccin anti-papillomavirus à large spectre), près de 7 à 8 millions de cas de cancer du col de l’utérus pourraient être évités au niveau mondial. Dans les pays industrialisés les plus en pointe, tels que le Royaume-Uni ou l’Australie, la couverture est supérieure à 85 %, ce qui laisse anticiper une Si, en plus de cette vaccination, 70 % des femmes des pays à revenus faibles ou intermédiaires se faisaient dépister deux fois dans leur vie, à 35 et 45 ans, ce sont entre 12 et 14 millions de cancers du col de l’utérus qui pourraient être évités au cours des 50 prochaines années. Une couverture vaccinale insuffisante, qui ne progresse pas Malheureusement, en France le déficit d’information scientifique et médicale solide et l’audience des Fin 2015, En terme de politique publique, on peut regretter aussi que la commercialisation récente du vaccin anti-HPV à neuf Ce déficit d’action prophylactique des pouvoirs publics, combiné au manque d’information de la population et des praticiens, aboutit à ce que moins de la moitié des jeunes femmes vaccinées en 2019 Le maintien de vaccins obsolètes moins protecteurs vient donc encore aggraver le taux absurdement bas de la couverture vaccinale globale en France, qui est au niveau de celle des pays à revenus faibles et intermédiaires de l’étude du Le vaccin anti-papillomavirus évite d’autres cancers Il est par ailleurs essentiel de souligner que les papillomavirus humains n’entraînent pas que des cancers du col de l’utérus. Ils sont aussi à l’origine de La logique veut donc que la couverture vaccinale soit aussi étendue aux garçons. Les effets positifs d’une politique de santé bien affirmée, à l’instar de celle de certains de nos voisins européens, sont pourtant visibles. Ainsi, l’obligation légale de faire vacciner les jeunes enfants avec des vaccins On peut désormais espérer mieux protéger la population contre les maladies infectieuses les plus fréquentes et, incidemment, contre les cancers qui peuvent en résulter, parfois des années plus tard, comme dans le cas de l’ Beaucoup reste à faire, en particulier en France où des incohérences demeurent en termes de politique vaccinale. À l’heure où maladies infectieuses et cancers restent des fléaux majeurs et où l’efficience des dépenses de santé est recherchée, une politique de prévention active aujourd’hui ne peut que réduire les dépenses de santé de demain et contribuer au bien-être de tous les citoyens. Michel Cogné est professeur d'immunologie à la faculté de médecine de Limoges, membre de l'Institut universitaire de France, Inserm U1262 Université de Limoges - Cet article est republié à partir de Photo Phovoir
Semaine du cÅur : j'aime mon cÅur
400 morts par jour ! Un bilan des plus alarmants pour les maladies cardio-vasculaires qui ne cesse de s’alourdir en France et qui nous concernent tous : jeunes, adolescents, adultes, séniors, femmes, hommes. A l’occasion de la Journée Mondiale du Cœur, le 29 septembre, la Fédération Française de Cardiologie déclare l’état d’extrême urgence et rappelle que la prévention primordiale est la seule façon d’inverser la tendance. 1ère étape : participer à la Semaine du Cœur partout en France pour intégrer les bons réflexes à son quotidien. 400 morts par jour, c'est beaucoup trop L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Elles provoquent 31 % des décès prématurés et ces chiffres progressent chaque année Mais de quoi parle-t-on exactement ? Les maladies cardio-vasculaires regroupent un ensemble de pathologies qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins. Parmi les plus fréquentes, les maladies du cœur : les artères coronaires qui alimentant le muscle cardiaque (angine de poitrine, infarctus du myocarde…), les maladies du muscle cardiaque et des valves du cœur, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle..., l’accident vasculaire cérébral, mieux connu sous le nom d’AVC (du à une hémorragie, un hématome ou une atteinte ischémique d’une artère du cerveau ou une embolie d’une artère cérébrale, le plus souvent d’origine cardiaque). En France, les maladies cardio-vasculaires sont à l’origine d’environ 140 000 décès/an Selon l’OMS, les maladies cardio-vasculaires constituent la prochaine épidémie mondiale et ne sont à ce jour pas suffisamment prises en charge : 17,7 millions de décès leur sont imputables. Pourtant l’amélioration de la prévention primordiale et une meilleure prise en charge permettraient de prévenir près de 80 % des infarctus par exemple Tous menacés, tous concernés Les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique depuis 40 ans Par ailleurs, la surconsommation d’écrans augmente fortement la sédentarité considérée par l’OMS comme le quatrième facteur de risques de décès dans le monde Contrairement aux idées reçues, ce sont bien les femmes qui sont plus menacées par les maladies cardio-vasculaires car 54 % des victimes de ces pathologies sont des femmes. Ces maladies représentent la première cause de leur mortalité avec 1 femme sur 3 Alors que l’espérance de vie s’accroît en France à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes D’ailleurs, alors que L’OMS recommande aux moins de 65 ans de bouger 30 mn par jour, recommandation qui passe à 1 h quotidienne au-delà, ils ne sont en réalité que 17 % à bouger 4 h par semaine Selon une étude menée par les Petits Frères des pauvres, 900 000 personnes âgées de 60 ans et plus sont isolées de leur famille et de leurs amis. Parmi elles, 300 000 sont dans un isolement extrême, véritable situation de « mort sociale » La prévention primordiale repose sur une approche récente populationnelle, récemment développée aux Etats-Unis par l’association américaine de cardiologie AHA. Située en amont de la prévention primaire, elle vise à favoriser l’adoption d’une bonne hygiène de vie pour tenir éloignés les facteurs de risques cardio-vasculaires. Adopter une alimentation équilibrée aide à réduire le taux de cholestérol, à contrôler la glycémie ou à diminuer la tension artérielle. Sans oublier de limiter le sel à 6 grammes/jour et la consommation d’alcool. Rompre avec la sédentarité en limitant le temps passé assis, marchant au lieu de prendre sa voiture, pratiquant des activités de plein air… Arrêter de fumer est un bénéfice certain et rapide. C’est un acte positif, efficace et gagnant sur toute la ligne. Le bénéfice cardio-vasculaire est très important et rapide. Plusieurs actions simples de dépistage permettent de surveiller sa santé : Chez les femmes, la Fédération Française de Cardiologie rappelle la situation d’urgence pour une prise en charge optimale et déclare 5 priorités pour inverser la tendance : LA SEMAINE DU CŒUR, POUR PROTEGER SON CŒUR DES MAINTENANT : APPRENONS LES GESTES SIMPLES QUI SAUVENT DES VIES ! Chaque année, la Fédération Française de Cardiologie organise la Semaine du cœur, opération de prévention organisée dans toute la France par les associations régionales de cardiologie et les Clubs Cœur et Santé avec plus de 170 actions du 21 au 29 septembre 2019. La Semaine du Cœur a pour objectif d’apprendre à se protéger contre les facteurs de risque CV :
Dépenses de santé 2018 : 3037 euros par habitant et par an
Toxicité du paracétamol sur le foie : message d'alerte obligatoire sur les boîtes
Tout le monde connaît le Ce que l’on sait moins, c’est que le paracétamol est aussi la première cause de greffe de foie d’origine médicamenteuse. Ce risque est rare, mais il est grave, puisque potentiellement fatal. En raison de l’importance de l’usage de cette molécule, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de demander aux laboratoires concernés de modifier les boîtes de médicaments contenant du paracétamol Un avertissement à destination des patients comme du personnel soignant. Premier médicament consommé par les Français En 2018, une étude de l’ANSM rapportait que les ventes de paracétamol seul, dans ses formes pour adultes, avaient D’après l’ On constate par ailleurs que le nombre d’ordonnances de paracétamol délivrées augmente avec l’âge des patients, de 2 délivrances annuelles chez les 25-44 ans à plus de cinq délivrances chez les plus de 85 ans. Le paracétamol est aussi très prescrit chez les enfants, 20 % des prescriptions concernant les moins de 14 ans. Il est probablement très utilisé dans le traitement de la fièvre occasionnée par les diverses infections infantiles. 78 % de ces prescriptions sont rédigées par des médecins de ville en exercice libéral. Les trois premières spécialités médicales impliquées sont les médecins généralistes (89,5 % des prescriptions), les chirurgiens-dentistes (3 %) et les pédiatres (2,7 %). Attention au paracétamol « caché », source de surdosage Malgré cette utilisation très répandue, le centre de pharmacovigilance de Nancy a montré que Par ailleurs, des patients ignorent parfois certaines consommations de paracétamol. Il peut en effet arriver qu’ils méconnaissent la présence de paracétamol dans des médicaments portant un nom commercial (ou dit « de fantaisie »), par exemple le Doliprane, le Dafalgan ou l’Efferalgan, lesquels sont disponibles en automédication ou sur ordonnance. Soit parce qu’ils bénéficient de la prescription de spécialités pharmaceutiques comprenant plusieurs substances dont du paracétamol à visée antalgique par exemple dans des antidouleurs comprenant de la codéine (Codoliprane, Dafalgan Codéiné, Klipal…), du tramadol (Ixprim, Zaldiar…) ou de la poudre d’opium (Lamaline, Izalgi). Cette méconnaissance se traduit par un risque d’association de médicaments contenant du paracétamol et donc un risque de surdosage non intentionnel. Or les conséquences peuvent être dramatiques. Un message d’alerte obligatoire sur les boîtes de paracétamol Un surdosage avéré ou une suspicion de Il nécessite une hospitalisation pour mettre en œuvre un traitement par Afin de déterminer le message d’alerte le plus approprié à faire figurer sur les boîtes, pour prévenir de ce risque hépatique en cas de surdosage, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait lancé en septembre 2018 une Suite à ces travaux, qui confirment la nécessité de mieux informer les patients sur les risques liés au surdosage en paracétamol, les laboratoires devront modifier les boîtes de médicaments contenant du paracétamol Les règles essentielles de bon usage du paracétamol Contre les douleurs aiguës légères à modérées, ou contre la fièvre, le paracétamol reste malgré tout le médicament à utiliser en première intention, y compris pendant la grossesse. En automédication, pour limiter les risques d’effet indésirable, les • commencer avec une prise de 500 mg, • espacer les prises d’au moins 4 à 6 h, • ne jamais dépasser 3 grammes par jour, • ne pas allonger la durée de traitement en automédication au-delà de 5 jours. L’absence d’effet contre la douleur ou la fièvre ne doit pas aboutir à une augmentation de la dose par prise ou quotidienne, ni au rapprochement des prises. En cas d’inefficacité constatée dans les trois premiers jours de traitement, il faut consulter un médecin, un dentiste ou un pédiatre. Par ailleurs, comme le rappelle le Ce message d’alerte sur le risque de surdosage étant indiqué sur les boîtes de médicaments contenant du paracétamol, seul ou en association, il faudra encourager les patients lors de leur délivrance en pharmacie de ne pas les déconditionner en jetant les boîtes et les notices associées. Enfin, les parents doivent être vigilants à ne pas mélanger la pipette utilisée pour administrer les solutions buvables de paracétamol avec celles d’autres médicaments comme l’ibuprofène ou avec celle de certains antibiotiques, afin d’éviter tout risque de mauvais dosage. Cet article est republié à partir de
Pour que le mal de dos s'arrête, mieux vaut ne pas s'arrêter
Parce que le mal de dos demeure un enjeu de santé publique majeur, l'Assurance Maladie lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour lutter contre les effets délétères de la sédentarité et de l'immobilité. Cette campagne donne une Ce continuum d’activités est mis en scène au travers d'une Paroles d'experts Trois experts reviennent en vidéo sur l’importance et les moyens de poursuivre ses activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos : Lutter contre les fausses croyances « Mal de dos, le bon traitement, c’est le mouvement », le premier volet du programme de sensibilisation de l’Assurance Maladie, a déjà porté ses fruits : en 2017, près de 7 personnes sur 10 (68 %) estimaient que le meilleur remède contre la lombalgie (nom scientifique du mal de dos) était le repos2, alors qu’elles sont désormais 45 % à le penser3. Ce chiffre montre toutefois qu’il est Activ' Dos l'appli de votre dos Véritable coach à glisser dans la poche, Activ’Dos propose 3 grandes fonctionnalités et une kyrielle de contenus. On y retrouve des quiz pour mieux connaître son dos et la lombalgie, La dernière version s’est enrichie de contenus relatifs au mal de dos au travail, au travers de « Le saviez-vous ? » supplémentaires et d’un nouveau quiz spécifique. Il est également possible de créer sa propre séance d’exercices personnalisée et trouver des équipements sportifs autour de soi. 1 Représentants du Collège de la médecine générale, de la Société française de rhumatologie, de la Société française de médecine du travail et un représentant du Collège de la masso-kinésithérapie.
ContrÎler votre cholestérol
Le contrôle technique de votre voiture est obligatoire tous les 2 ans dès qu’elle a 5 ans. Pourquoi pas pour notre cœur ? Or, même si vous avez trop de cholestérol, vous pouvez agir et le faire baisser. Vous ne vous en porterez que mieux.
Un taux des triglycérides, autre type de lipides du sang, supérieur à 1,50 g/L, favorise aussi le développement de maladies cardio-vasculaires. On le mesure en général en même temps que le cholestérol.
Sites internet
https://www.fedecardio.org/test
https://www.ameli.fr
Le Dossier Médical Partagé en 18 questions
18 QUESTIONS POUR TOUT SAVOIR SUR LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE 1. EN QUELQUES MOTS, C’EST QUOI, LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE ? # la mémoire, car, accessible partout sur le territoire, il centralise en un seul endroit en ligne les informations concernant le suivi médical et les soins reçus par un patient, aujourd’hui le plus souvent dispersées entre son médecin traitant, les médecins spécialistes consultés, les établissements de santé dans lesquels il a séjourné, les laboratoires d’analyse et les centres d’examens radiologiques, sans compter ses documents détenus à son domicile. Avec le DMP le patient a la garantie de ne plus oublier ni perdre son historique de soins ; # la santé, car il permet au patient de partager l’historique de ses soins avec les professionnels de santé de son choix et donc, de bénéficier d’un meilleur suivi et d’une meilleure prise en charge. 2. POURQUOI PARLE-T-ON DE DOSSIER PARTAGE ? C’EST D’ABORD UN DOSSIER« PERSONNEL », NON ? 3. EST-CE QUE LE DMP EST OBLIGATOIRE ? 4. LE DMP EST-IL VRAIMENT UTILE POUR TOUS LES PATIENTS ? Le Dossier Médical Partagé présente Par ailleurs, en cas d’urgence ou de mobilité, il permet aux professionnels de santé qui prennent en charge le patient de disposer d’une visibilité sur l’histoire médicale du patient, ce qui est utile pour, par exemple, éviter des accidents (ex. allergies médicamenteuses, risque iatrogène...). Enfin, 5. PEUT-ON VRAIMENT AVOIR CONFIANCE DANS LE DMP? LES DONNEES PERSONNELLES SONT-ELLES PROTEGEES ? Parce que les données de santé sont particulièrement sensibles, le Dossier Médical Partagé est hautement sécurisé : Le patient choisit les professionnels de santé qui auront le droit d’y accéder. Il peut mêmemasquer une information médicale à tout moment ; elle restera naturellement visible pour son médecin traitant, interlocuteur incontournable d’un suivi médical coordonné. # Les professionnels de santé ne peuvent y accéder qu’en étant munis de leur carte de professionnel de santé (CPS). Quant au patient, il reçoit un code à usage unique par sms ou parmail pour s’y connecter. # Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés ont accès au contenu du DMP. Les laboratoires pharmaceutiques, mutuelles, banques, assurances, n’y ont aucun droit. L’Assurance Maladie elle-même, même si elle peut alimenter le DMP à partir des données dont elle dispose, notamment sur l’historique des soins du patient, ne peut consulter les DMP des assurés. Les DMP sont conservés par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère de la Santé qui respecte toutes les normes garantissant un haut niveau de sécurité en matière de protection de données. 6. LE CONSENTEMENT DU PATIENT EST-IL PRIS EN COMPTE DANS LE DMP ? COMMENT ? Lors d’une hospitalisation, y compris pour les actes d’hospitalisation externe, les professionnels de santé constituant l’équipe de soins sont réputés autorisés à accéder au DMP, mais doivent s’identifier individuellement grâce à leur carte de professionnel de santé. 7. UNE COMPAGNIE D’ASSURANCE PEUT-ELLE DEMANDER A SES CLIENTS DE LUI COMMUNIQUER UN DMP OU DE LUI EN FOURNIR UNE COPIE ? 8. LE DMP, N’EST-CE PAS UNE AFFAIRE DE PROFESSIONNELS ? QUEL EST LE ROLE DU PATIENT ? En avril 2019, le DMP permettra au patient de saisir ses directives anticipées afin que les professionnels de santé puissent tenir compte de ses dernières volontés pour sa fin de vie. 9. QUELS SONT LES DROITS DU PATIENT VIS-A-VIS DE SON DMP ? Le patient autorise la création de son DMP et autorise les professionnels de santé à y accéder, y compris en cas d’urgence. Il peut y ajouter des documents dans son espace personnel, s’opposer à l’alimentation de son DMP et peut masquer certains documents. Il a un accès à l’historique des consultations de son dossier. Il peut demander une copie du contenu de son DMP, faire rectifier son contenu s’il est incorrect et le fermer à tout moment. 10. QUEL EST LE ROLE DU MEDECIN TRAITANT VIS-A-VIS DU DMP ? 11. A L’HOPITAL, QUI A ACCES AU DMP ET QUI PEUT L’ALIMENTER ? 12. EST-CE QUE LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE REMPLACE LES DOSSIERS MEDICAUX QU’UTILISENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE ET LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ? L Dans ces dossiers, certaines informations sont utiles à la coordination des soins : ce sont ces informations que les professionnels de santé pourront déposer dans le DMP, qui a vocation à regrouper et centraliser en un endroit unique toutes les informations utiles à la coordination du parcours de soins. 13. UN PATIENT N’AYANT PAS DE TELEPHONE MOBILE OU D’ADRESSE E-MAIL PEUT-IL DETENIR UN DMP ? L’ouverture d’un DMP n’est pas soumise à la fourniture des coordonnées du patient (téléphone mobile ou d’une adresse e-mail) même si celle-ci est fortement recommandée, ces informations étant nécessaires pour permettre la consultation en ligne du DMP par le patient. 14. UN MINEUR PEUT-IL CREER ET GERER SEUL SON DMP ? Le représentant légal d’un mineur doit donner son consentement lors de la création du DMP. La décision de création d’un DMP revient au titulaire de l’autorité parentale. Le représentant légal autorise les professionnels de santé à accéder au DMP d’un mineur, décide des documents devant être masqués et de la fermeture du DMP. Il peut également accéder au DMP du mineur pour le consulter. Le mineur ne dispose pas de codes d’accès personnel pour accéder à son DMP. 15. QUELLES SONT LES DONNEES QUE L’ASSURANCE MALADIE DEPOSE DANS LE DMP? QUELLE DIFFERENCE AVEC LES DONNEES DE REMBOURSEMENT PRESENTES DANS LE COMPTE AMELI ? 16. QUELLE EST LA DUREE DE CONSERVATION DES DOCUMENTS DANS LE DMP ? 17. QUEL EST LE BILAN CHIFFRE DE L’EXPERIMENTATION MENEE EN 2017-2018 PAR L’ASSURANCE MALADIE DANS UNE SERIE DE DEPARTEMENTS TESTS ? Pour que le DMP s’inscrive dans le quotidien des Français comme une évidence au même titre que la carte Vitale ou le compte ameli, l’Assurance Maladie a fait le choix d’une démarche progressive. La montée en charge rapide du service au cours des 18 mois qu’a comptés l’expérimentation a démontré que le service répond à un vrai besoin : # Côté patients : les créations en ligne et par les agents d’accueil des caisses d’Assurance Maladie, # Côté établissements de santé : au démarrage de l’expérimentation, en décembre 2016, 87 # Côté professionnels de santé : au démarrage des tests, fin 2016, on recensait 903 professionnels Au terme de cette expérimentation, au 30 juin 2018, 723 539 personnes disposaient d’un DMP dans les seuls départements pilotes, soit 12,3% de la population de ces territoires. Sur les 159 établissements de santé sélectionnés pour déployer prioritairement le DMP, 80 % l’alimentaient. Par ailleurs, 18 % des médecins libéraux ont aussi alimenté des DMP dans ces neufs départements. 18. LE SERVICE VA-T-IL CONTINUER A EVOLUER ? Source Assurance Maladie
A chacun son sommeil
Insomnie, dette de sommeil, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, apnée du sommeil… Il n’existe pas un trouble mais plusieurs troubles du sommeil dont 1 Français sur 3 déclare souffrir1. Or un sommeil malmené peut avoir des conséquences sur la santé. Face à ce constat, la campagne nationale “À chacun son sommeil” née en 2018, reprend de plus belle en 2019 avec des nouveautés. Retrouvez le programme détaillé de cette campagne sur le site : www.achacunsonsommeil.fr Le besoin de sommeil étant propre à chacun, il existe aujourd’hui différentes prises en charge des troubles du sommeil : mesures hygiéno-diététiques, allopathie, thérapies ciblées etc. Pourtant, la Le sommeil des Français : attention fragile ! Les Français et le stress Plus récemment, les risques d’attentats et les mouvements sociaux se sont ajoutés. D’ailleurs en 2017, 4 Français sur 10 ont estimé que le Véritable perturbateur de notre état psychologique et physiologique, le stress a des répercussions directes sur la santé et le sommeil. Il provoque des
Prévenir 40% des cancers
Le DMP dans 1 pharmacie sur 2
Créer son Dossier Médical Partagé, c’est bénéficier d’un service gratuit et hautement sécurisé grâce auquel tout patient peut conserver ses informations de santé et les partager avec les professionnels de santé de son choix. PLUS DE 200 000 DMP SONT DESORMAIS OUVERTS CHAQUE SEMAINE EN MOYENNE Le chiffre symbolique des 3 millions de DMP ouverts a été atteint le jeudi 13 décembre, soit un peu plus de 5 semaines à peine après le lancement officiel du service le 6 novembre dernier. Dans le détail, au cours de la semaine du jeudi 6 au mercredi 12 décembre, ce sont très exactement 240 090 dossiers qui ont été créés en France. Ces créations en nombre ont été favorisées par la diversification des canaux d’ouverture : directement sur le site www.dmp.fr1 par le patient qui a pu créer son DMP en autonomie au moyen des identifiants qui lui ont été adressés par l’Assurance Maladie ces dernières semaines ; dans les accueils des CPAM qui reçoivent 30 millions de visites chaque année ; dans les pharmacies qui ont la possibilité depuis juillet 2018 de s’équiper pour créer des DMP. … Et ça marche ! De plus en plus de patients ouvrent leur DMP directement sur Internet ou avec l’aide de leur pharmacien. C’est ainsi qu’aujourd’hui : 39 % des DMP sont créés par les pharmaciens ; 39 % par les patients sur dmp.fr ; 18 % par les caisses d’assurance maladie ; 4 % par les professionnels de santé libéraux et les établissements de santé ( DE PLUS EN PLUS DE PHARMACIES EQUIPEES Plus d’1 pharmacie sur 2 (13 000) peut ouvrir des DMP, un chiffre en hausse de plus de 50 % depuis le 6 novembre dernier. A ce jour, plus de 800 000 DMP ont été créés en pharmacie. L’ILE-DE-FRANCE, LA REGION PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR ET L’OCCITANIE, CHAMPIONNES DES OUVERTURES DE DMP DEPUIS LE 6 NOVEMBRE Depuis le 6 novembre, ce sont les habitants de l’Ile-de-France (169 105 DMP ouverts), ceux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (103 435) et les Occitans (94 402) qui ouvrent la marche* ! Et quand on observe les données en cumul depuis l’origine, l’Ile-de-France reste en tête avec un total de 396 167 DMP ouverts, mais elle est suivie par les Hauts-de-France (386 518) et la région Grand-Est (381 601). UNE DYNAMIQUE QUI DOIT SE POURSUIVRE La mobilisation de l’ensemble des acteurs est essentielle pour conforter l’élan de création actuel et permettre à chacun de bénéficier d’un meilleur suivi médical partout en France. Comme la carte Vitale ou le compte ameli, le DMP a vocation à s’imposer dans les usages de dizaines de millions de patients et de l’ensemble des professionnels de santé qui les suivent au quotidien. Photos CNAM
Enquête sur la grippe et les français
Cette année l
Des réponses sur les médicaments
Prédisposition héréditaire aux cancers
L’édition 2018 de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice révèle que l’existence de prédispositions héréditaires aux cancers est présente à l’esprit des Français mais qu’en revanche leur niveau de connaissance à ce sujet reste faible. En effet, 3 Français sur 4 déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de prédisposition génétique transmissible à la descendance. Ce niveau élevé est assez homogène au sein de la population, avec une connaissance légèrement plus marquée chez les femmes (81 %) et les 65 ans et plus (79 %). Cependant, en approfondissant le sujet, le niveau de connaissance de la population apparait relativement faible. 91 % des Français surévaluent la proportion de cancers liés aux prédispositions héréditaires. La moitié d’entre eux considèrent même que ce type de cancers représente entre 26 et 50 % de la globalité des cancers. En réalité, seulement 5 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques. Dans l’esprit des Français, trois types de cancers se distinguent particulièrement pour leur caractère héréditaire : le cancer du sein émerge à 63 %, les cancersdigestifs à 38 % (dont cancers du colon à 24 %), suivi des cancers des organes de la reproduction (ovaire, utérus, testicules, prostate...) à 30 % (15 -15 cancers masculins / féminins). Pour télécharger l'étude complète cliquez
Le vaccin peur de quoi ?
Une prévention contre 29 maladies infectieuses Diphtérie, tétanos, coqueluche ou encore rougeole, deux à trois millions de décès seraient évités par an grâce à la vaccination, selon l’OMS1. Les vaccins ont démontré leur utilité en santé publique, ils sauvent des vies, voire même éradiquent des maladies. En France cependant, les vaccins sont remis en question par une partie de la population, et cette défiance se traduit par une couverture vaccinale insuffisante. Les conséquences sont déjà visibles avec la réapparition de certaines maladies. Ainsi, début mai 2018, Santé Publique France dénombrait près de 2 000 cas de rougeole en France depuis le 1er janvier 20182, 21 % des cas ayant dû être hospitalisés. Il apparaît donc essentiel aujourd’hui de rappeler l’intérêt majeur de la vaccination sur la santé et l’importance d’une bonne couverture vaccinale de la population pour éviter la circulation des virus et les hospitalisations ou décès. Les vaccins sont des étapes essentielles du parcours santé de chaque Français, tout au long de la vie (enfance, adolescence, âge adulte). Pour les vaccins pédiatriques, l’OMS recommande une couverture d’au moins 95 % à l’échelle nationale pour empêcher l’apparition de flambées épidémiques. Or, la France ne parvient pas à une couverture vaccinale suffisante de sa population : les couvertures vaccinales sont, pour certaines d’entre elles, bien en deçà de cet objectif. Depuis le 1er janvier 2018, le nombre de maladies infectieuses à prévention obligatoire pour les enfants de moins de 2 ans inclut la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche,la rougeole, lesoreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, et le méningocoque C. D’autres vaccins pédiatriques sont disponibles en non-remboursable (vaccins contre la méningite B, contre les gastro-entérites à rotavirus, contre la varicelle). La stratégie de santé du Gouvernement s’articule autour de piliers, notamment la mise en place d’une politique de promotion de la santé et de prévention, et la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé. Ces piliers sont en lien direct avec la politique vaccinale. Plus de 50 vaccins ou conjugaisons de vaccins sont à disposition de la population française, résultat de 200 ans de recherche. Ils permettent de prévenir 29 maladies infectieuses. Chez l’adolescent et l’adulte4, au-delà des rappels de l’enfance (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche), la vaccination contre le cancer du col de l’utérus est recommandée à partir de 12 ans, la grippe et le zona à partir de 65 ans ; d’autres vaccinations existent pour des populations à risque (grippe, hépatite A, pneumocoques A/C/W/Y) et en cas de voyage dans des zones endémiques5 (ces vaccins ne sont pas remboursés.) Vaccins de demain : une recherche très active Près de 2 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la R&D sur les vaccins en Europe, dans13 sites clés,6 dont 6 en France. Les préoccupations principales sont non seulement de concevoir des vaccins contre des maladies qui aujourd’hui n’en ont pas, mais également d’améliorer l’efficacité et la tolérance des vaccins existants. Le principe de la vaccination est de présenter au système de défense de l’organisme une partie de l’agent infectieux ou bien l’agent atténué/inactivé (antigènes). Certains lymphocytes « mémoire » seront ensuite capables de reconnaître l’agent pathogène s’il vient à infecter l’organisme par la suite. Le vaccin est un médicament d’origine biologique. Il faut compter plus de 10 ans pour franchir toutes les étapes de recherche et développement et obtenir une autorisation de mise sur le marché. • 2 à 4 ans de phase exploratoire (identification des antigènes) • 1 à 2 ans d’essais précliniques (évaluation de ces antigènes) • 6 à 8 ans de développement clinique (évaluation du candidat vaccin chez la personne saine). Les efforts de recherche s’orientent aujourd’hui vers de nouvelles cibles (Clostridium difficile, Virus Respiratoire Syncitial, Staphylocoque doré, Ebola, Zika…), l’amélioration des vaccins existants, de nouvelles combinaisons, le développement de nouveaux adjuvants adaptés aux nouveaux vaccins et de nouvelles voies d’administration (patch…). 124 vaccins sont actuellement en développement dans le monde pour traiter les maladies infectieuses Source LEEM / présentation à la presse du 4 juillet 2018
Le bon usage du médicament
Dossier réalisé par Philippe Duperray, Docteur en pharmacie
Photos PHOVOIR / LEEM
Les jeunes et le sida
Le niveau d’information sur le VIH des jeunes entre 15 à 24 ans se dégrade fortement. C’est ce qu’a montré un sondage récent réalisé à l’occasion du sidaction. 20% des jeunes de cette génération s’estiment mal informés en 2018. Cela représente une augmentation de 9 % par rapport à l’année 2009.
21% pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive 18 % pensent que la transmission peut se faire en entrant en contact avec la transpiration. 19% estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus.
Sites internet et vidéos
https://www.youtube.com/embed/0pL7l3b95_g
Les retraits de lots en pharmacie
L’affaire Lactalis est largement reprise par les médias. Elle montre combien il est important d’avoir une réelle capacité à rapatrier rapidement des produits quand surgit un problème. L’industrie pharmaceutique et la pharmacie ont l’habitude de vivre des retraits de lots. Le plus souvent, c’est à l’initiative même du laboratoire qui suspecte une défaillance ou un problème et qui décide de rappeler des produits. La procédure mise alors en route est bien précise et passe par tous les stades de la distribution du médicament jusqu’au dispensateur qu’est la pharmacie pour terminer par le patient lui-même que le système est capable d’identifier grâce à la traçabilité. Il y a deux ans, l’Ordre national des pharmaciens avait recensés 42 alertes de retraits/rappels de lots de médicaments en 2015 (61 en 2014, 59 en 2013). L’organisme précisait alors que les exigences de santé publique nécessitaient, en cas d’incident ou d’accident sur un lot de médicaments, son retrait rapide, exhaustif et tracé du marché. Aussi, l’Ordre national des pharmaciens, avait mis en place pour les pharmaciens d’officine, une recommandation de procédure relative à la gestion des retraits /rappels de lots de médicaments humains à l’officine. Constatant le nombre relativement élevé de retraits/rappels de lots, l’Ordre rappelait qu’il est de la responsabilité des pharmaciens de s’assurer que tout produit faisant l’objet d’un rappel/retrait de lots soit immédiatement retiré de la chaîne pharmaceutique : du pharmacien responsable du laboratoire exploitant aux pharmaciens dispensateurs, en ville comme dans les établissements de santé, en passant par les pharmaciens de la distribution. Tout doit être mis en œuvre pour une application immédiate, sans faille, à tout moment. Pour répondre à ces exigences, les pharmaciens d’officine, derniers remparts de sécurité avant la dispensation aux patients en ville, adoptent de plus en plus des procédures dans le cadre de l’assurance qualité qu’ils développent au sein de leurs officines.
Photos © Frantz Lecarpentier
Pour bien vieillir et profiter de sa vie
Un sommeil de qualité est un gage d’équilibre psychique, émotionnel et physique. La régularité des rythmes de veille et d’activité est de plus en plus nécessaire au fur à et à mesure qu’on vieillit. Si le sommeil devient plus léger, avec une phase d’endormissement plus longue, la durée totale du sommeil a tendance à diminuer. On se couche plus tôt pour se réveiller plus tôt aussi. Il est alors inutile de rester au lit et pour bien démarrer la journée, choisissez une activité agréable. Dans le même ordre d’idée, la sieste peut être bénéfique mais ne doit pas excéder 20 minutes.
Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier
Donner son sang, les réserves sont basses !
Don du sang : c'est facile !
Le dépistage du VIH et des IST encore mal connu des 16-25 ans
La lutte contre le sida ne s'arrête pas à la Journée Mondiale du 1er décembre, une étude menée par le laboratoire Janssen, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et le Centre Gratuit d’Information de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, qui montre que le niveau d’information en matière de pratiques sexuelles à risque reste encore peu élevé chez des 16-25 ans.
Moi(s) sans Tabac
Pour encourager les fumeurs à s’arrêter, novembre est déclaré le « moi(s) sans tabac ». Si on sait que l’augmentation du prix du tabac est efficace pour diminuer la consommation de tabac, ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, le ministère de la santé lance aussi un plan de prévention avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les aires de jeux pour enfants. Des aides au sevrage tabagiques sont aussi programmées ainsi que le remboursement des substituts nicotiniques. La France compte environ 16 millions de fumeurs, c’est presque un tiers de la population des plus de 15 ans. Surtout, ces chiffres sont supérieurs à ceux de nos voisins européens, puisque, par exemple en Espagne ou en Allemagne le nombre de fumeurs n’excède pas un quart de la population. La France est semble-t-il considérée comme « anormale » quant à la consommation de tabac. Il importe donc aux pouvoirs publics de lutter contre cet état. Pour commencer, il a été décidé d’augmenter progressivement le prix du tabac de manière à atteindre dix euros en 2020. Cette mesure semble en effet efficace si on en croit l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui a publié un tableau de bord au mois de septembre 2017. Un recul significatif de la vente de tabac a été constaté depuis le début de l’année. Surtout on note une nette accélération ces dernières semaines. En effet, de janvier à septembre 2017, les ventes de cigarettes ont diminué de 1,6 % (par rapport à la même période de l’année précédente. Surtout, en septembre dernier, la baisse est de 9,1 %.
Un plan national contre l'ostéoporose
Professeur Thierry THOMAS, Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER) « L’ostéoporose est une maladie du tissu osseux et non une évolution physiologique naturelle accompagnant le vieillissement comme trop de gens le croient. Ce premier malentendu impacte l’approche de la maladie par les patients qui se sentent peu concernés et l’abordent avec fatalité, et par les médecins qui ne ressentent pas d’urgence à la dépister ou à la traiter. Cette mésestimation des risques liés à l’ostéoporose s’explique en partie par le fait qu’elle ne s’exprime par aucun symptôme tant qu’elle ne s’est pas compliquée de la survenue d’une première fracture dite de fragilité, la survenue d’une fracture étant en général considérée comme un événement sans gravité, habituel de la vie. La fracture de fragilité survient à l’occasion d’une simple chute de sa hauteur ou, comme c’est notamment le cas pour les fractures vertébrales, sans chute. Ce type de fracture devrait entraîner un suivi étroit des patients à travers un parcours de soins particulier et adapté, mais nous n’arrivons actuellement pas à le faire percevoir par la population, et dans un certain nombre de cas, par les professionnels de santé (médecins généralistes, médecins urgentistes et orthopédistes) qui interviennent au cours de leur prise en charge. »
2 / Entre aveu d’impuissance et appel à l’aide pour améliorer leurs pratiques : l’enjeu d’une meilleure information des professionnels de santé
53,7% des patients manquent de motivation pour prendre leur traitement
L'éclairage du Professeur Thierry THOMAS, Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER) « 40% des femmes de 50 ans feront une fracture liée à l’ostéoporose au cours de leur vie*, un quart des fractures dues à une fragilité osseuse surviennent chez des hommes**. Le meilleur outil pour apprécier le statut osseux reste actuellement la densitométrie osseuse, très spécifique et reproductible, même si elle manque de sensibilité ce qui ne lui permet pas d’identifier tous les malades. Pourtant elle n’est remboursée que de manière très conditionnelle chez la femme à la ménopause, et chez l’homme essentiellement lorsqu’il a fait une première fracture de fragilité. Cette réalité a un impact certain sur la prescription de cet examen, les médecins généralistes étant en difficulté pour en faire valoir l’utilité à leurs patients et obtenir qu’ils la réalisent ; cela se traduit fréquemment par un renoncement à la prescription. Parce que l’objectif est de pouvoir traiter les personnes les plus à risque, si possible avant la première fracture, il serait important que cet examen puisse être réalisé au moins une fois à partir de 65 ans, âge où la densité minérale osseuse est très susceptible d’avoir diminuée. Il importe également que les médecins généralistes soient mieux informés sur l’environnement de la maladie et au sujet des bonnes pratiques ». * INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas ** INSERM « Ostéoporose » Pr Francis Berenbaum et le Dr Mickael Rousière. https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/osteoporose
3 / Une perception erronée du rapport bénéfice-risque des traitements : l’enjeu de la baisse drastique de la prise en charge (15% des patients traités aujourd’hui contre 35% dans les années 2000)
Professeur Thierry THOMAS, Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER) « Alors que la prise en charge de l’ostéoporose avait beaucoup progressé grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments à visée anti-ostéoporotique au cours des années 90 et 2000, elle s’est dégradée à partir du milieu des années 2000, avec actuellement moins de 15% des patients français ayant eu une fracture de fragilité, et donc tout particulièrement à risque de nouvelle fracture, recevant un traitement à visée ostéoporotique.
PARTIE II – LES ENJEUX MEDICO-ECONOMIQUES DE L’OSTEOPOROSE EN FRANCE
PARTIE III - LES ETATS GENERAUX: UNE ANNEE CONSACREE A L’OSTEOPOROSE
PARTIE IV - BILAN DES ETATS GENERAUX DE L’OSTEOPOROSE
PARTIE V : ET APRES... ?
1 INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas
2 extrapolation validée à partir des résultats de Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques
3 Cooper. Am J Med. 1997; 103(2A):12s-19s
4 Enquête en ligne réalisée par l’AFLAR auprès de 417 personnes de octobre 2016 à juin 2017
5 Enquête AFLAR réalisée auprès de 100 médecins généralistes de octobre 2016 à juin 2017
6 Curran D et al. Epidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France. Rev Rhum 2010;77:579- 85. Disponible sur https://www.researchgate.net/ publication/245786671_Epidemiologie_des_frac- tures_liees_a_l’osteoporose_en_France_revue_ de_la_litterature
7 Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques
8 Données Gers CM12 à fin août 2014
Données AFLAR
Cancer, coût des traitements mal perçu
Enquête Viavoice septembre 2017 pour l'Institut Curie -
Voyager en sécurité
Voyager en sécurité Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de voyager. En si prenant à l’avance, il est possible de traverser la planète pour un prix abordable. Pour autant, certaines règles de sécurité sont à respecter tant avant son départ que sur place. Les risques pouvant vous affecter à l’étranger sont multiples. Outre ceux liés à des tensions politiques, il y a des risques sécuritaires (attentats, piraterie, cybercriminalité…) et bien entendu des risques sanitaires. Il ne faut pas négliger, non plus, les risques naturels (sismiques, cyclones, ouragans, haute montagne…), ni les risques nucléaires et les incidents liés à des actions individuelles. Se renseigner sur la destination Cela peut sembler une évidence, pourtant il est bon de rappeler que certains pays sont vraiment à éviter. Ainsi, il est peut-être clair que de rendre actuellement au Mali, en Syrie ou en Crimée ne vous viendra pas à l’idée mais, avant de choisir votre destination, renseignez-vous. Pour cela, nous vous conseillons de contacter le site France Diplomatie qui donne en permanence des Alertes et des Dernières minutes tant sur la sécurité que vis-à-vis de la santé dans sa rubrique Conseils aux voyageurs : Cet outil d’information et de prévention, en matière de sécurité des Français à l’étranger, comporte 211 pages, dont 191 fiches pays et 20 dossiers thématiques. Des règles à respecter L’idéal quand on visite un pays est de respecter les habitudes locales, le bon sens doit être le premier réflexe et n’oubliez pas que c’est à vous de vous adapter aux autres et non le contraire. Ainsi, les femmes doivent faire attention à leur tenue vestimentaire et si vous sortez la nuit, évitez de le faire seul. Il est utile aussi de faire attention aux boissons et pas seulement à l’eau où dans certains pays il est indispensable de la boire en bouteille. Soyez vigilant pour qu’on ne vous verse pas des drogues dans votre verre et dans le même ordre d’idée, mettez votre argent dans plusieurs endroits. Enfin, évitez de montrer votre argent mais, ayez toujours un peu de monnaie pour vous débarrasser des inopportuns ou en cas d’agression. D’une manière générale, dites-vous que des objets qui nous semblent quotidiens, peuvent avoir une grande valeur dans d’autres pays comme un téléphone portable ou un appareil photo. On évitera de trop montrer des signes extérieurs de richesse. En fait, le plus simple pour connaître les us et habitudes du pays, est de consulter les guides de voyages et aussi de demander aux habitants. Ils seront les informateurs les plus fiables pour toutes ces conduites à tenir et également pour connaître les quartiers ou les régions à éviter. Avant le départ Une visite médicale peut s’avérer nécessaire. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste et à voir avec votre pharmacien les médicaments à emporter dans votre trousse d’urgences. Faites aussi des photocopies de vos papiers de manière à laisser les originaux en lieu sûr quand vous sortez. Vous pourrez aussi avoir un mémo de vos principaux numéros de téléphone de manière à faire opposition en cas de vol ou de perte. Notez aussi les coordonnées du consulat local (adresse, téléphone, fax, courriel).
Les répulsifs contre les moustiques
Protection des enfants contre les moustiques Pour les enfants avant l’âge de la marche, utilisez des moustiquaires, de préférence imprégnées d’un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes, sur les berceaux et les poussettes. Ne pas utiliser, les bracelets anti-insectes pour se protéger des moustiques et des tiques, les huiles essentielles dont la durée d’efficacité est généralement inférieure à 20 minutes et insuffisante, ni les appareils sonores à ultrasons, la vitamine B1, l’homéopathie, les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide.
Contre-indications aux voyages aériens Les voyages aériens sont normalement contre-indiqués :
Sites à consulter
http://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-voyage-a-l-etranger
http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guidevoyageur/bienetre_sante/bienetre_sante_conseil.htm
Philippe Duperray, Docteur en pharmacie
Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier
Les allergies
Les allergies Grâce à notre système immunitaire, nous pouvons lutter contre les microbes et les virus. Malheureusement, ce système est parfois défaillant, c’est ce qui se passe avec les allergies. Plus de 20% de la population souffre d'allergie et les symptômes de cette maladie se manifestent de façon variée. En fait, au lieu de nous défendre contre une agression et de réagir contre des substances étrangères appelés allergènes comme les pollens, la poussière, certains aliments ou encore du parfum, notre système immunitaire les considère à tort comme des ennemis. Notre organisme a alors une réaction excessive et produit une grande quantité d’anticorps spécifiques de l’allergie qu’on nomme les IgE (Immunoglobulines E). L’allergie provoque de l’asthme, un rhume des foins (rhinite), de la conjonctivite, de l’eczéma, de l’urticaire voire un choc allergique. Les causes de l’allergie Cette rencontre de notre organisme avec l’allergène, il en existe plus de 400, peut se réaliser par contact cutané, par inhalation ou par ingestion. Par voie cutanée, il peut s’agir de plantes, des vêtements, de différents tissus, d’un colorant des vêtements, de savons, lotions, parfums, assouplisseurs, de produits chimiques, des métaux, médicaments appliqués ou injectés, de la salive de chiens ou chats. La voie respiratoire est empruntée par les pollens, les moisissures, les polluants, la fumée de cigarette, certains produits chimiques inhalés, les poils d'animaux, les plumes, les poussières dont celles de la maison, dont la composante la plus importante sont les acariens. Enfin, les aliments, additifs, colorants, médicaments passent par la voie digestive. Comment se manifeste l’allergie La défense de l’organisme va se manifester de différentes façons selon la personne. Il peut s’agir de symptômes oculaires. La conjonctivite (allergique) se manifeste alors par un œil rouge, un larmoiement, un œdème des paupières, des sécrétions avec paupières collées ou encore des démangeaisons (prurit) au niveau des paupières. Les symptômes digestifs sont les plus fréquents chez le jeune enfant (0-3ans). Ils se manifestent par des douleurs abdominales, ou des diarrhées, des vomissements ou des nausées. Certaines manifestations orales se caractérisent par un gonflement de la lèvre, des picotements dans la bouche et une gêne en avalant. L’allergie peut se manifester par des symptômes cutanés. L'eczéma se déclenche plusieurs heures après le contact avec une substance. Cela concerne 15 % des nourrissons. L'urticaire survient lui rapidement après l’ingestion ou le contact, il est plus fréquent chez l’adulte. Enfin, l'œdème de Quincke, une réaction très grave, peut être mortelle. Les symptômes respiratoires apparaissent, quant à eux, le plus souvent chez l’enfant de plus de 3 ans. On observe alors un nez qui coule clair, il peut être bouché et démangé. Souvent des séries régulières d’éternuements surviennent. On observe aussi souvent des démangeaisons du nez et/ou du palais, une toux ou des difficultés respiratoires persistantes, un sentiment d’oppression dans la poitrine, un essoufflement après un effort ou un fou rire.
Quelques exemples de types d’allergies Alimentaires : lait de vache, œuf, arachide, moutarde, poisson, fruits à coque, kiwi Respiratoires : acariens, moisissures, pollens, chats, chiens, rongeurs et chevaux… De contact avec la peau : composants des cosmétiques, lessives, métaux… Médicamenteuses : antibiotiques, produits anesthésiques … Professionnelles : latex, farine, ciment, formol…
Un site à consulter
Photos Phovoir/AFL
A chacun son bon sommeil
Durée du sommeil
En moyenne, la durée du sommeil doit être :
Pour un bébé, 12 à 14 heures minimum par 24 heures
Pendant la petite enfance, 11 à 13 heures la nuit
A l’enfance, 10 à 11 heures par nuit
Pendant l’adolescence, de 8 à 9 heures.
Un site à consulter
Le réseau Morphée
Réalisé par Philippe Duperray, Docteur en pharmacie
Photo Phovoir AFL
La prévention du diabÚte
La fin de vie, et si on en parlait ?
Attention avec les somnifÚres
Bien souvent, une fois la prise de somnifères devenue régulière, il nous semble bien compliqué de les arrêter. Pourtant, c’est tout à fait possible. A condition de prendre quelques précautions et de bonnes résolutions. Avant tout, il convient de déterminer votre besoin réel de sommeil. Celui-ci peut varier avec l’âge, le tempérament et l’activité. Les moins de 20 ans ont besoin d’au moins 8 heures de sommeil. C’est pendant ce laps de temps que le corps synthétise les hormones de la croissance et de la mémoire, surtout en première partie de nuit. Le sommeil demeure nécessaire chez l’adulte car ces hormones nocturnes réparent les cellules, les effets antivieillissement et anticancéreux sont garantis. On observe par contre que chez les personnes âgées, l’usure du cerveau désorganise les circuits et le sommeil se dégrade en qualité. Respecter votre cycle de sommeil Les cycles de sommeil durent en moyenne de 60 à 90 minutes. Avec un cycle de 60 minutes, il faut au moins 4 cycles de sommeil pour en avoir le bénéfice. 4 heures correspondent à un «quart» de marine. Pour d’autres, les cycles sont de 90 minutes, soit 1h30. Ces personnes auront donc besoin de 6 heures de sommeil pour être d’attaque. L’activité physique favorise la baisse de la vigilance au bout d’une douzaine d’heures. L’endormissement est alors difficilement répressible. La fatigue liée à la dépense intellectuelle perturbe moins la vigilance. En général, il faut alors 1 à 2 heures avant de s’endormir. Il ne sert à rien de prendre des médicaments pour dormir plus que nécessaire. Si vos besoins sont de 6 heures, 8 heures de sommeil n’ont pas d’utilité. Evidemment, il est alors inutile de prendre des somnifères. La nuit ne semble pas restauratrice si le sommeil est de mauvaise qualité. Les conséquences ne se font pas attendre, une baisse de l’attention pendant la journée, parfois au volant ce qui est dangereux. Pour bien dormir Quelques règles simples peuvent parfois vous aider à retrouver un meilleur sommeil. La régularité de votre sommeil est importante. Essayez de dormir à la même heure et de vous réveiller à heure régulière. Avant de vous coucher, n’hésitez pas à prendre une douche, à vous relaxer. Un peu de de lecture (pas trop longtemps ni trop stimulante) peut favoriser l’endormissement, une petite tisane aidera aussi. Il faut savoir que la lumière du jour constitue le régulateur essentiel de notre horloge interne. Plus le soleil est rare, plus il convient de rester dehors au jour pour accumuler un minimum de lumière. Il existe des lampes spéciales, à des prix abordables qui pourront vous aider. Enfin, pour retrouver le sommeil, n’hésitez pas à vous lever tôt, vers 6 heures du matin. Ne faites pas de toute sieste et surtout ne vous coucher pas trop tard, idéalement avant 23 heures. Surtout, il faut vivre des journées normales et actives. Favorisez dès que possible la marche à pied plutôt que les transports en commun, faites de la gymnastique 10 à 20 minutes par jour. Cela sera de toutes façons bénéfique pour votre santé. Théodore Crosnier Photos Phovoir/Ateleier Frantz Lecarpentier
Vaccins, une meilleure information
L’amélioration de l’information sur les vaccins Comme le précise le Pr Benoît Vallet, Directeur général de la santé, quatre axes ont été annoncés pour une politique vaccinale rénovée : l'amélioration du pilotage de la politique vaccinale, la sécurisation de l'approvisionnement en vaccins, une concertation citoyenne et l'amélioration de l'information sur les vaccins. Pour répondre à ce quatrième axe une lettre trimestrielle d’informations relatives à la vaccination a été créée. Nous en reprenons les grandes lignes dans ce dossier. Le nouveau calendrier des vaccinations 2016 Notons une simplification des recommandations de vaccination contre le virus de la fièvre jaune pour la Guyane (résidents et voyageurs) : le rappel de vaccination n’est plus nécessaire sauf cas particuliers et pour les enfants vaccinés avant l’âge de 2 ans pour lesquels un rappel reste nécessaire. Par ailleurs, de nouvelles recommandations de vaccination contre le zona sont émises pour les adultes âgés de 65 à 74 ans révolus : une dose. Un rattrapage durant un an est possible pour les personnes âgées de 75 à 79 ans révolus.
La prolifération des moustiques
Les poussées dentaires des nourrissons
Les poussées dentaires concernent tous les bébés et dans la grande majorité des cas, les parents ont aussi mal que leur enfant du simple fait de le voir souffrir. Que faire pour soulager petits et grands ? En général, alors que le bébé commence enfin à faire ses nuits et à dormir ses sept d’heures d’affilée, arrivent les premières dents. Cette poussée dentaire s’accompagne souvent de symptômes difficiles et douloureux. Les premières dents, dites primaires sont appelées les dents de lait. Elles se mettent en place en moyenne vers le 6e mois mais, cela peut varier d’un enfant à l’autre. Les dents arrivent presque toujours dans le même ordre. Ce sont les incisives centrales du bas qui arrivent en premier. Vers 10 mois, le bébé peut déjà avoir 8 incisives, puis entre 12 et 24 mois les canines apparaissent suivies des molaires avant 30 mois, les deux du bas puis les deux du haut. La première dentition de l’enfant compte 20 dents de lait et elles sont, toujours en général, toutes en place avant les trois ans de l’enfant. Reconnaître la poussée dentaire Il est rare que l’on consulte un pédiatre à l’occasion des premières dents même si le sujet est souvent abordé avec le médecin. Les premiers symptômes qui peuvent vous alerter sont des signes assez faciles à voir : mordillements, œdème des gencives, hyper-salivation, érythème fessier ou des joues. Certains signes ne trompent pas. Les douleurs sont dues aux mouvements des dents dans l’os de la mâchoire ou quand elles traversent la gencive. La salivation augmente plus que d’habitude car c’est une protection naturelle de la gencive. Lorsque le bébé cherche à mordiller des objets ou se frotte les gencives ; celles-ci peuvent enflées et être rouges tout comme les joues. Enfin, des rougeurs (érythèmes) sur les fesses sont fréquentes. Par contre, les douleurs ou les leurs ne viennent pas tous des dents, il faut donc être vigilant et faire attention à qu’il ne s’agisse pas d’une autre maladie. Ainsi, les poussées dentaires ne provoquent pas de température supérieure à 38° ni de diarrhées. Dans ces cas, nous vous conseillons de consulter votre médecin. En effet, seul un un examen clinique permettra d’éliminer tout autre cause de fièvre comme une otite, une angine ou une autre infection. Difficile pour le bébé comme pour ses parents Chaque enfant, nous l’avons dit, réagit différemment aux poussées dentaires. Certains bébés ne dorment plus, s’autres ont un peu de fièvre, les fesses rouges… Souvent, l’enfant est irritable et mange moins bien. Les parents sont eux aussi perturbés. Ils sont anxieux et tendus de voir leur bébé pleurer et souffrir. Ils sont aussi fatigués quand les nuits s’avèrent difficiles et même Sophie la Girafe ne calme pas bébé. Rassurez-vous parents, la poussée des dents est naturelle, c’est physiologique et sans danger pour votre bébé. Par contre, il convient de prendre au sérieux leur inconfort et tout faire pour les soulager. Des gestes simples pour soulager bébé Tous les remèdes de « grand-mère » ne sont pas idéales mais, heureusement, quelques gestes simples peuvent être réalisés. Les caresses et les câlins de papa ou maman sont d’un grand réconfort. Vous pouvez essuyer délicatement le visage avec un linge propre pour prévenir des irritations dues à la salive. Donnez-lui un anneau de dentition sans liquide préalablement réfrigéré. Le fait de le mordre calmera votre bébé. Pour l’alimentation, préférez des plats froids comme des compotes ou des yaourts. Enfin, pensez à masser les gencives. Vous pouvez le faire avec un doigt propre ou un linge humide. Le soulagement est immédiat. Par contre, certains gestes sont à éviter. Il ne faut pas appliquer des produits anesthésiants car ils sont dangereux. En les avalant, votre bébé risque de voir diminuer son réflexe de déglutition et de faire des fausses routes. Evitez aussi les légumes ou les fruits crus. Bien entendu, il ne faut absolument jamais percer la gencive de votre bébé ni la frotter avec de l’alcool. Enfin, nous ne conseillons pas l’utilisation de collier de dentition type collier d’ambre. De même ne donnez pas des biscuits de dentition qui ne soulageront pas votre enfant et au contraire favorisent l’apparition des caries à cause du sucre qu’ils contiennent. Enfin, n’hésitez pas à demander conseil à la pharmacie. Pour aider à soulager les poussées dentaires, il existe des produits efficaces sans effets secondaires et faciles d’utilisation. Théodore Crosnier Article réalisé grâce aux sources des laboratoires Expanscience Photo Phovoir
Piqûres, morsures, que faire ?
Quelques situations d’urgence (2)
Fréquentes, les morsures et les piqûres ne sont pourtant à négliger. En effet, quatre risques sont à craindre : un saignement, une infection, le tétanos, l'action spécifique de la toxine ou des microbes apportés directement par la morsure ou la piqûre.
Quelques gestes spécifiques sont à effectuer en fonction de l'animal à l'origine de la piqûre ou de la morsure.
Les piqûres
Les piqûres d’insectes
Attention
Les piqûres d’animaux marins
Attention
Les Morsures
Morsures de vipère
Attention
Morsures d'animaux
Attention
D’une façon générale, n’oubliez pas que face à toute réaction allergique, vous devez appeler le SAMU en composant le 15.
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source Croix Rouge)
Comment bien choisir ses huiles essentielles ?
Comment bien choisir ses huiles essentielles ?
L'aromathérapie permet de traiter certaines pathologies avec les huiles essentielles. Une huile essentielle est l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillation. Il s’agit d’une substance complexe qui contient des molécules aromatiques possédant des actions bénéfiques sur la santé. Son action repose en grande partie sur sa qualité.
Les plantes aromatiques sont utilisées depuis des millénaires. En Inde, les parfums étaient largement employés en médecine traditionnelle. La connaissance des composants des huiles essentielles explique aujourd’hui leurs activités physiques, chimiques, biochimiques et thérapeutiques et confère à l’aromathérapie un statut plus scientifique.
Cependant, en aromathérapie, il convient de choisir avec soin ses huiles essentielles : elles doivent répondre à des critères de qualité stricts.
L’huile essentielle doit provenir d’une PLANTE CERTIFIEE c’est à dire identifiée clairement par ses deux noms latins (la langue universelle des botanistes) de genre et d’espèce. Ceci est important car deux plantes de la même espèce mais de genres différents peuvent avoir des propriétés...et des contre indications très distinctes. Par exemple : Eucalyptus radiata et Eucalyptus citriodora : l’un sera largement utilisé en pathologie ORL et très bien toléré tandis que l’autre aura une utilité certaine pour traiter les inflammations et...éloigner les insectes.
La PARTIE DE LA PLANTE doit être mentionnée, les différentes parties ne produisant pas la même huile essentielle. L’oranger est un bon exemple : ses feuilles fournissent l’huile essentielle de “petit grain bigaradier” très bien tolérée dès le plus jeune âge et largement utilisée pour ses effets sédatifs mais aussi plus tard raffermissante cutanée; ses fleurs donnent la précieuse huile essentielle de “néroli” aux propriétés rééquilibrantes nerveuses mais si chère qu’on ne l’utilise que très peu en aromathérapie (la parfumerie en revanche y a recours) ; enfin le zeste de ses fruits nous apporte l’ “essence d’orange amère” .
LE CHEMOTYPE (en abréviation : CT) de l’huile essentielle est en quelque sorte son empreinte digitale, son profil biochimique. Il est capital de le connaître car une même plante poussant dans deux milieux différents ne produira pas la même huile essentielle. L’ensoleillement, le terrain, l’hygromètrie feront varier parfois significativement la composition de cette huile essentielle. Le romarin est à cet égard un bon exemple : trois pays, trois terrains, trois huiles essentielles très différentes. l’HE de Rosmarinus officinalis CT cinéole produite au Maroc est très anti-infectieuse et expectorante, celle de Rosmarinus officinalis CT verbénone sera également expectorante et anti-infectieuse mais surtout utilisée pour ses propriétés détoxiquantes hépatiques et équilibrantes neuro-endocriniennes ; enfin l’HE de Rosmarinus officinalis CT camphre ou bornéone sera très appréciée pour ses molécules myorelaxantes et décontracturantes. Elles n’ont donc pas les mêmes indications ni les mêmes contre-indications : le romarin CT cinéole est très bien toléré et largement utilisé, tandis que le romarin CT verbénone ne sera utilisé que sur de courtes durées et comme le romarin CT camphre ne sera pas utilisé chez les bébés, ni les femmes enceintes ou allaitantes.
Enfin il convient de vous assurer que l’huile essentielle que vous achetez est 100% pure, c’est à dire sans additif, 100% naturelle et 100% intégrale , c’est à dire le fruit de la distillation COMPLETE de la partie de la plante mentionnée.
En effet la compostion de l’huile essentielle est complexe et TOUTES les molécules contenues ont une importance dans son efficacité, mais aussi sa tolérance et le fait de ne pas se prêter à la fameuse bactériorésistance.
Votre pharmacien, formé en aromathérapie, saura vous guider dans le choix de l’huile essentielle de qualité adapté aux symptômes que vous souhaitez traiter et au malade concerné ; n’hésitez pas à lui demander conseil.
Marie-Claude Gautier, Docteur en pharmacie
Photos Phovoir/AFL
Brûlures, coupures, bosses et coups : quelques situations d'urgence
Quelques situations d’urgence (1)
Les brûlures
refroidir la brûlure en l’arrosant avec de l’eau courante tiède et pendant au moins 20 minutes.Il faut agir le plus vite possible, car après une demi-heure, il est trop tard ! De plus, l’eau va soulager immédiatement la douleur. Cela va limiter la gravité de la brûlure et faciliter sa guérison.
Une brûlure est simplesi l'étendue est inférieure à une demi-paume de la main, si elle n’est pas profonde et si elle n’est pas située à proximité d’un orifice naturel. Après l’arrosage, retirez les vêtements éventuels au contact de la brûlure pendant l’arrosage, sauf s’ils adhèrent à la peau et protégez la éventuellement d'un pansement .
Une brûlure est gravesi elle est étendue, profonde, ou située près d'un orifice naturel. Après avoir supprimé l'origine de la brûlure et refroidit la brûlure, ne retirer les vêtements pendant l'arrosage que s’ils adhérent pas à la peau . Il faut ensuite allonger la victime sur la région non brûlée et alerter les secours. Il n'est pas nécessaire de couvrir la brûlure grave en attendant les secours.
En cas de brûlure chimique, arrosez à grande eau (sous la douche) jusqu'à l'arrivée des secours.
En cas de brûlure électrique, pensez tout d’abord à couper la source de courant à l'origine de la brûlure ou de vous en éloigner. Examinez ensuite la victime qui peut par ailleurs présenter une détresse vitale comme être inconscience ou en arrêt cardiaque. Vous agirez alors en conséquence.
Attention !
Dans tous les cas, n’étalez pas de produits (crème, pommade...) sans avis médical et en cas de cloques, ne jamais les crever mais seulement les désinfecter avec un antiseptique non coloré.
Les coupures
En cas de légère coupure (au doigt ou au pied par exemple)
Si la coupure est plus profonde
Attention !
Les bosses et les coups
L’idéal est d’agir le plus vite possible pour ne pas avoir de trace.
pensez aussi à l’arnica. Cela calme la douleur et agit sur l'inflammation. Appliquez l’arnica sous forme de gel, de crème ou de pommade. Vous pouvez aussi utiliser des granules homéopathiques d’arnica (4CH) toutes les 30 minutes, 5-6 fois de suite.
Attention !
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source croix rouge)
Les femmes et les maladies cardio-vasculaires
Les femmes et les maladies cardio-vasculaires
La Fédération Française de Cardiologie a récemment alerté sur le fait que les maladies cardio-vasculaires chez les femmes les touchent de plus en plus jeunes. La progression actuelle des maladies cardio-vasculaires chez les femmes constitue un fait de société et un problème de santé publique. C’est la première cause de mortalité pour elles.
Les femmes victimes de plus en plus jeunes
Les conséquences de l’obésité
Les puces chez les chiens et les chats
Les puces chez les chiens et les chats
La puce vit en permanence dans le pelage de nos animaux de compagnie. Ce parasite se nourrit du sang des chiens et des chats. Elle pique en moyenne 4 à 10 fois par jour et peut absorber jusqu'à 15 fois son propre poids.
Votre chien ou votre chat attrape des puces lorsqu’il passe à côté d’un endroit où les jeunes puces sortent de leur cocon, le site d’éclosion. Il s’agit le plus souvent d’endroits où votre animal aime se coucher : à l’extérieur (jardins, niche…) mais aussi chez vous (tapis, moquette, canapé, panier…). 95 % de la population de puces s’y trouve sous la forme d’œufs, de larves et de cocons.
Attention, même quand il dort, votre chien ou votre chat risque d’attraper des puces, elles peuvent être ramenées par un autre de vos animaux après une promenade dehors.
La propagation
L’un des problèmes de la propagation vient du fait que les puces se reproduisent très rapidement. En fait, les femelles peuvent pondre jusqu'à 50 œufs par jour. Pondus sur l’animal, ils tombent ensuite dans les lieux de vie. Les larves sortent des oeufs et se glissent dans les tapis, sous les fauteuils ou entre les lames des parquets.
Puis, elles fabriquent des cocons dans lesquels elles se transforment en jeunes puces. Dès que les jeunes puces détectent la présence d’un hôte, elles sortent de leur cocon, sautent sur l’animal et le piquent.
Alors, très rapidement, les femelles commencent à pondre des oeufs et le cycle infernal recommence !
Le pire c’est que même si vous ne voyez pas de puces sur votre animal, il est très probable que votre maison est pourtant infestée !
La puce responsable de maladies
Les puces peuvent provoquer de nombreuses réactions tant chez l’animal que chez l’homme. Nous pouvons citer par exemple :
- La dermatite allergique, c’est une allergie aux piqûres répétées. Le chien ou le chat se gratte beaucoup, la peau s’abîme et il perd ses poils, particulièrement au bas du dos et à la base de la queue.
- La transmission d’un ténia. Votre chien ou votre chat peut attraper ce ténia en avalant des puces porteuses de larves de Dipylidium caninum. Les œufs sont éliminés avec les matières fécales de l’animal.
Quand l’animal est infestés, il a souvent l’anus irrité et tente de se soulager en se frottant le derrière contre le sol. C’est ce qu’on appelle, le "signe du traîneau". Il faut alors impérativement vermifuger votre animal avec un médicament efficace contre ce ver plat. La vermifugation sera associée à un traitement contre les puces pour être efficace sur le long terme.
- La fatigue ; un animal envahi de puces perd du sang absorbé par les puces. Il en résulte une grande fatigue.
Des puces dans le pelage de votre animal pourtant traité
Les puces de parquet
Dans des maisons ou appartements restés vides pendant plusieurs mois, il est possible que des puces auient tisser leurs cocona sous les lattes du parquet. Elles peuvent y rester ainsi des mois. Quand la maison est à nouveau habitée, cela provoque l’éclosion de nombreuses puces en même temps et donne naissance à cette manifestation spectaculaire de leur présence.
Il faut alors, passer l’aspirateur partout : sols, tapis, moquettes, canapés et fauteuils. Utilisez ensuite un produit spécifique directement dans la maison pour éliminer le plus gros des puces, sous forme d’aérosol et de diffuseur de brouillard. Enfin, traitez tous les animaux de la maison avec un traitement antiparasitaire adapté.
La prévention
Une fois installées dans la maison, les puces seront difficiles à déloger. Pour éviter cela, une seule solution, la prévention !
Traitez votre animal avant de voir les parasites dans son pelage.
Traitez le régulièrement, tous les mois si nécessaire.
Traitez tous les animaux du foyer en même temps avec des antiparasitaires adaptés.
Dossier réalisé par Théodore Crosnier avec le concours de Mérial
Le saviez-vous
Photos Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier
Choisir sa contraception
Choisir sa contraception
La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme. Il s’agit donc des différentes méthodes pour éviter une grossesse.
Ces méthodes agissent en bloquant l’ovulation, en empêchant la fécondation ou empêchant l’implantation d’un œuf. Elles sont, à une exception près (méthode de stérilisation chirurgicale) sont réversibles et temporaires.
La contraception est très répandue en France. 55% des femmes disposant d’une méthode contraceptive utilisent la pilule, 26% un stérilet et 18,5% une autre méthode. La contraception d’urgence (appelée aussi pilule du lendemain), est une contraception de « rattrapage ».
Anatomie de l’appareil génital de la femme et de l’homme
Principe et mécanisme d’action des contraceptions
La pilule est la méthode la plus utilisée en France. Cette contraception orale agit par différents mécanismes, notamment en bloquant l’ovulation. Les pilules les plus utilisées associent deux hormones, œstrogènes et progestérone, d’où l’appellation de pilule œstro-progestative ; certaines ne contiennent qu’un progestatif. A condition d’être prise très régulièrement, la pilule est très efficace. Elle doit être prescrite par un médecin ou une sage-femme et peut être renouvelée par une infirmière (pour 6 mois maximum). Elle est délivrée, sur prescription, dans les pharmacies et les centres de planification.
Le timbre (patch) contraceptif : l’association oestro-progestative est active par voie transdermique. Le timbre est appliqué sur la peau et délivre les hormones pendant 7 jours, 3 semaines sur quatre.
L’anneau vaginal se pose dans le vagin. Il contient une association oestro-progestative qu’il diffuse pendant trois semaines ; à la fin de la troisième semaine, il est retiré. Un nouvel anneau est mis en place sept jours plus tard.
L’implant progestatif, petit bâtonnet qui est posé sous la peau du bras par un médecin ou une sage-femme, délivre progressivement un progestatif ; il reste actif pendant 3 ans.
Le stérilet, également appelé dispositif intra-utérin (DIU), constitue une contraception mécanique. Il agit