DépÎt d'ordonnance
INCa
LE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN EST-IL INUTILE, VOIRE NÉFASTE ? Non, le dépistage des cancers du sein n’est ni inutile, ni néfaste. Ses bénéfices sont indéniables pour les femmes. R
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**Source INCa /juillet 2022**
**Photo phovoir**
Le terme «
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Le déclin n’est pas une fatalitéUne fois son sommeil et ces règles simples mieux connues, il nous semble tout à fait possible de redonner sa chance au sommeil et de lutter contre s
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Les dernières données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publiées en mars 2018, indiquent que plus de 465 millions de personnes dans le monde vivent avec une perte audit
Selon les projections, d'ici 2050, plus de 900 millions de personnes seront atteintes d'une perte auditive invalidante. Med el publie les résultats d'une enquête dans le graphique
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Dès cet automne, les pharmaciens vont vacciner dans quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Occitanie). L’objectif est d’améliorer la couvertur
Au-delà des primovaccinants, désormais, seules les « personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l'ovalbumine ou à une vaccination antérieure » sont exclue
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Une enquête réalisée en mars-avril 2018, auprès de 100 pharmaciens, 100 généralistes et 70 usagers vaccinés dans les deux premières régions expérimentatrices, montre que l’expérime
Les points forts que ressortent de l’enquête sont la simplicité, la facilité et la rapidité d’accès à la vaccination lorsqu'elle est réalisée à l'officine
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La Société américaine de cancérologie (Asco) a récemment signalé que le risque de développer certains cancers augmente à partir de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour. Cela co
Il semble donc que, contrairement à une idée reçue, un niveau modéré de consommation peut avoir des conséquences sur la santé
Pour le comité de prévention des cancers cela ne semble pas faire de doute. Si les plus grands risques sont concentrés sur personnes qui boivent beaucoup ou modérément, même à des
L’organisme américain signale un risque accru avec des consommations faibles, de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour, pour des cancers de l’œsophage (+ 30%), de l’oropharynx (
Dans le cas des cancers du sein, les auteurs précisent même que l’augmentation est de 5 % avant la ménopause et 9 % après
En revanche, les chercheurs ne retrouvent pas d’augmentation du risque de cancer colorectal, du foie ou du larynx, à ces niveaux de consommation faible
Rappelons que 10 g d’alcool correspondent à 2,5 cl de pastis ou de whisky (40°) mais aussi à 25 cl de bière à 5° (un demi) ou 10 cl de vin à 12° (verre ballon)
Soins dentaires, lunettes, prothèses auditives : un panier de soins remboursé à 100%
Un enjeu majeur
Une ambition sanitaire et socialeCe projet porte ainsi une double ambition à la fois sanitaire et sociale, prévenant la désinsertion sociale autant que la lutte contre le renonceme
Concrètement, que signifie la réforme ?
Le calendrier de la réforme
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pense que la hausse de la consommation mondiale d’antibiotiques fait peser des menaces majeures à la santé mondiale. En effet, ce phénomèn
La consommation mondiale d’antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, selon une étude publiée en mars dernier. Or, plus nous nous soignons en utilisant des antibiotiques,
Dans les 76 pays à travers le monde étudiés, la consommation d’antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes à 34,8 milliards de doses. La consommation d’antibio
Sans changement politique, la consommation d’antibiotiques en 2030 sera 200% plus importante qu’en 2015. On sait par ailleurs que la résistance des bactéries aux antibiotiques est
Il est donc urgent de réduire les taux de consommation d’antibiotiques dans les pays à haut revenu et de ralentir le taux de croissance de la consommation dans les pays à revenu fa
Les habitudes des Européens en matiÚre de prévention santé : les Français souhaitent être mieux informés
Il est normal d’avoir de la fièvre en cas d’affection et cela ne nécessite pas obligatoirement une consultation médicale. Cependant, dans certains particuliers, vous devez voir un
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OUI, LES PERSONNES EN ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE PEUVENT ÊTRE DIAGNOSTIQUÉES MALADES DE PARKINSON !
OUI, LA MALADIE DE PARKINSON EST UNE MALADIE COMPLEXE QUI NE SE RÉSUME PAS DU TOUT AU TREMBLEMENT !Pourtant, ce sont encore 88% des répondants qui l’associent au tremblement, alors
> Des variations d’état général difficiles à lire et à comprendre par autrui68% des répondants estiment que Parkinson est une maladie complexe que l’on ne comprend pas, et en effet
L'étude INCA3 menée par l'ANSES en juillet 2017 sur la consommation des compléments alimentaires aupres de 5000 personnes montre une très nette progression de la consommation des c
Il est important de rappeler que la prise de ces produits doit être encadrée par le conseil d'un pharmacien ou d'un professionnel de santé
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Quel impact des écrans sur le cerveau, la vue et la vie personnelle et professionnelle sont des questions que nous nous posons tous. L’usage croissant des écrans occupe le devant d
Les résultats d’une enquête montre qu’une personne sur trois ne perçoit pas les aides sociales auxquelles elle a pourtant droit. En fait, les aides pour les familles ou la dépendan
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Les aides pour les familles sont les plus méconnues puisque moins d'une famille sur quatre (37%) connaît les aides et que la moitié de celles qui pourraient bénéficier des aides à
Même constat, pour les personnes âgées, 44% des personnes éligibles à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) n'y accèdent pas car elles en ignorent l'existence
Alors, pensez à vous renseigner auprès de l’administration, notamment auprès de la CAF, pour savoir si vous avez droit à certaines aides. |
Le bon usage des antibiotiques est considéré comme une priorité par le ministère de la Santé. Après la campagne de communication de 2002, « les antibiotiques, c’est pas automatique
Une enquête Ifop sur la filère Dastri montre des résultats positifs sur le recyclage des déchets. En France, 1,4 million de patients sont concernés, ainsi que les utilisateurs d’au
Le tabac est un véritable enjeu de santé publique en France. Il est responsable de 73 000 décès, dont 45 000 par cancer, chaque année dans notre pays. Il constitue ainsi le facteur
Campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant du 16 octobre au 3 novembre 2017
Parmi toutes les questions posées sur le site, le TOP 10* :
Lassitude, grosse fatigue ou bien lenteur intellectuelle et sur le plan physique peau sèche, ongles fragiles ou pertes de cheveux ... ce sont autant de symptômes non spécifiques qu
Personne n'est à l'abriLa glande Thyroïde peut être la proie de deux dysfonctionnements, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Le plus fréquent est l’hypothyroïdie. La glande devenu
Un diagnostic difficile, un dépistage facilité.Avec des symptômes non spécifiques et en plus très variés, le diagnostic n’est pas toujours évident à faire. En cas de doute, le dépi
Un traitement simple pour faire disparaître les symptômes.Malheureusement, on ne guérit pas de désordres thyroïdiens. Mais les symptômes disparaissent grâce à un bon suivi médical
Refuser le traitement conventionnel multiplie par 5 le risque de mourir d’un cancer du sein. Certains malades optent pourtant pour un traitement alternatif à celui proposé par les
Or, une récente étude a montré que le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doubl
Bénéficier en complément du traitement classique de médecines complémentaires (acupuncture, homéopathie, plantes, sophrologie…), c’est différent, car cela peut aider à accepter ou
Risques solaires : mieux comprendre pour mieux se protéger
A l’occasion de la saison estivale, l’Institut national du cancer et Santé publique France rappellent les gestes de prévention essentiels pour profiter des beaux jours en toute séc
A partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies
C’est un fait, on meurt encore de la rougeole en France aujourd’hui. Et pourtant il existe un vaccin. Mais la rougeole n’est pas seule en cause. A ce jour, les enfants de moins de
Courageux car, à tort ou à raison dès que l’on parle de vaccins les avis dans la population française sont parfois très tranchés et il n’est pas rare de trouver des citoyens totale
Madame la ministre nous à rassurés, cela ne coûtera rien puisque l’assurance Maladie et les mutuelles couvriront 100% des dépenses. Et pour les cas particuliers le ministère travai
Madame Buzyn sait qu’il va falloir faire preuve de pédagogie pour passer des recommandations à l’obligation mais elle nous explique avec patience son plan d’action qui verra le jou
Ne l’oublions jamais, le vaccin nous protège mais il protège aussi les autres. Car à l’heure ou des pays émergeants ne rêvent que de disposer tout simplement des vaccins, n’ayons p
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Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en co
Se faire vacciner permet de se protéger et de protéger les autres
Plus de tétine ni de pouce après 3 ans
En cas d’épisode de forte chaleur, un numéro d’information est mis à disposition du public :
Canicule-info-service 0 800 06 66 66
Dastri, c’est quoi ?
Eco-Organisme à vocation sanitaire financé en totalité par les industriels de santé, DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement , une solution de proximité simple et
Dastri est un service de proximité, simple et gratuit pour les patients
Les missions
Retrouvez Dastri en quelques chiffres clés |
Santé publique France renouvelle la campagne de prévention du risque de défenestration des enfants
Quelques chiffres
Ces accidents ont principalement lieu pendant les heures de préparation des repas au printemps et en été
Le temps passé à regarder la télévision, dès l’âge de deux ans, influence le poids de l’enfant quelques années plus tard, c’est ce qu’a révélé étude française
Avec près de 12% des jeunes enfants en surpoids ou obèses dans les pays développés, et 6% dans les pays en développement en 2010. |
Cancer du col de l’utérus, les chiffres clés
Chaque année, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont découverts. Ils provoquent 1100 décès
Sur les 235 000 frottis réalisés, 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses
L’âge moyen de diagnostic est à 51 ans et celui de décès à 64 ans
Depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d’organes présumé, tout en rappelant la possibilité de s’opposer à un tel prélèvement. Le registre national des refus devient
Le médicament générique est conçu à partir d’une molécule dont l’efficacité et la sécurité d’emploi bénéficient d’un recul d’environ 10 ans d’études et au moins 10 ans d’utilisatio
Les études comparant efficacité et/ou tolérance des spécialités génériques et princeps ne montrent globalement aucune différence, y compris pour les médicaments à marge thérapeutiq
En 2012, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a analysé l’efficacité et les éventuels effets secondaires des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine
Toujours en 2012, l’Assurance Maladie a publié une étude menée sur des effectifs importants (100 000 patients) suivis pendant 2 ans afin de comparer l’efficacité du princeps de la
Ce risque touche particulièrement les personnes âgées
En effet, comme elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polypathologie et cette polymédic
En moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour
La moitié des personnes de plus de 75 ans prennent au moins 5 médicaments durant un trimestre
Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans
Parlez-en avec votre pharmacien.![]()
Une campagne inédite pour la pharmacie française![]()
L’ensemble de la profession, Ordre, syndicats, groupements de pharmaciens et étudiants, tire le signal d’alarme car la pharmacie connaît une situation économique extrêmement diffic
Les pharmaciens dans leur ensemble remarquent que les 22 221 officines, leurs 120 000 emplois et les 6 500 apprentis sont menacés par cette situation économique, qui entraîne des f
Or, la pharmacie est bien souvent le seul poste avancé du système de santé et créateur d’emplois qualifiés dans les zones rurales et les quartiers difficiles
La pharmacie c’est la proximité, la disponibilité, la compétence, la sécurité et la confiance des patients
Toute la profession est prête à répondre à la nécessité de réforme et aux défis du vieillissement de la population, du développement de l’ambulatoire, de l’accroissement des pathol
Les décrets permettant ces changements ont été votés dans la loi. Mais les décrets d’application ne sont toujours pas parus. La pharmacie appelle donc le Gouvernement à s’engager a
La pharmacie a besoin de votre soutien
Le téléphone, dangeureux, pas seulement au volant
Près de 17 % des piétons utilisent leur smartphone en ville. Ce chiffre s’élève à près de 22 % quand il s’agit de jeunes femmes parisiennes (entre 25 et 35 ans). Or, il est montré
Un sondage a été mené par le centre de recherche en accidentologie du groupe DEKRA dans six capitales européennes. Il a démontré que 17 % des 14 000 piétons sondés étaient distrait
A Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Paris, Rome et Stockholm, les piétons ont été observés dans différents lieux des centres villes. Le but était d’identifier leur comportement avec le
8 % des piétons envoient un SMS alors qu’ils traversent la route et 2,6 % passent des appels. Environ 5% des piétons observés portaient des écouteurs, ils écoutaient probablement d
Globalement, il y a très peu de différences entre les six capitales européennes. Les équipes d’étude ont cependant relevé des cas particuliers, ainsi à plusieurs reprises des group
D’autres exemples sont cités comme celui d’une femme avec une poussette s’engageant sur un passage piéton au niveau d’un feu tricolore alors qu’elle envoyait des SMS sans prêter la
On le sait, en Europe, environ 22 % des personnes victimes d’un accident mortel de la route sont des piétons ; des accidents qui ont généralement lieu en ville. En Allemagne, cette
En tant qu’usagers de la route non-protégé, les piétons et pas seulement les enfants courent plus de risques en cas d’accident. La distraction par un smartphone accentue le danger
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Une alimentation trop sucrée entraîne une augmentation du risque de surpoids et d’obésité. Ce n’est pas la seule conséquence chez l’enfant, l’impact sur l’état dentaire est aussi c
Récemment, la HAS (Haute Autorité de Santé) révélait qu’en France entre 20 et 30 % des enfants âgés de 4 à 5 ans avaient au moins 1 carie non soignée
Des campagnes d’information ont sensibilisé le public à Si l’impact négatif des boissons sucrées sur la santé des enfants a fait l’objet de nombreuses campagnes d’information, les
Une équipe du Royaume-Uni a analysé la teneur en sucres de 203 boissons destinées aux enfants, jus de fruits, boissons à base de jus et smoothies. Il en résulte que la teneur moyen
L’étude montre aussi que 78 produits contenaient des édulcorants. Certes, ils sont sans danger mais, de nombreux experts s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de réduire le
Il est conseillé aux parents de couper les jus de fruits avec de l’eau, d’opter pour des jus non sucrés, de ne les donner qu’au cours des repas et de limiter les portions à 150 ml
Photo Phovoir |
En Europe, 25 à 35 % de la population est affectée par des troubles du sommeil (ce qui représente de 75 à 110 millions de personnes) et 7% par l’apnée du sommeil
Force est de constater que l’e-commerce ne constitue pas un relais de croissance pour la pharmacie. La raison en est simple, pour la majorité des personnes (plus de 92 %), les médi
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L'Assurance Maladie appelle àla prudence face aux tentatives de hameçonnage
Le cancer du sein : chassons les idées fausses
INCa LE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN EST-IL INUTILE, VOIRE NÉFASTE ? Non, le dépistage des cancers du sein n’est ni inutile, ni néfaste. Ses bénéfices sont indéniables pour les femmes. Réalisé tous les 2 ans dès 50 ans, ce dépistage permet de réduire le risque de découvrir un cancer du sein à un stade avancé.
Mal de dos ? Le bon traitement, c'est le mouvement
Il y a 3 ans, l’Assurance Maladie lançait un vaste programme de sensibilisation1 pour prévenir le mal de dos et recommander un nouveau comportement permettant d'éviter le passage à la chronicité. Sa signature "Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement" invitait les Français à reprendre ou démarrer dès que possible une activité physique adaptée en cas de mal de dos. Depuis novembre 2017, le programme s'est déployé en plusieurs vagues de campagne successives invitant les personnes souffrant du dos à ne pas arrêter leurs activités quotidiennes, de loisir ou professionnelles : parce que « pour que le mal de dos s’arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter ». Depuis 2017, le baromètre mené par l'institut BVA pour l'Assurance Maladie mesure régulièrement les évolutions des connaissances et des comportements des Français, des médecins généralistes et des employeurs face au mal du siècle. Les résultats de la dernière vague de l'enquête réalisée par Internet en juillet 2019 auprès d’un échantillon national représentatif de 2000 Français âgés de 18 ans et plus sont particulièrement encourageants. Face au mal au dos, les Français poursuivent-ils leurs activités quotidiennes et professionnelles ou s’arrêtent-ils ? Les résultats du baromètre BVA révèlent que les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos(respectivement 52 % et 71 %, soit une évolution de +8 points et +7 points en 4 mois). Dans les faits, seulement 25 % des Français déclarent s'arrêter de travailler en cas de mal de dos et ils ne sont plus que 39 % à stopper leurs activités quotidiennes (5 points de moins en 4 mois). Ils sont désormais 83 % à considérer que « lorsqu’on a mal au dos, il vaut mieux continuer sa vie normalement » (+6 points en 4 mois). Plus encore, le lien entre la poursuite des activités quotidiennes/professionnelles et le soulagement rapide des maux de dos est désormais bien installé : les répondants sont respectivement 74 % et 70 % à l’affirmer (+13 et +12 points en 4 mois). Ils sont même plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux de dos, d'une part, et à guérir plus vite, d'autre part (respectivement 59% et 57%, +7 points dans les deux cas). Si les patients attendent majoritairement un diagnostic précis (43 %) et la prescription de médicaments pour soulager la douleur (45 %) lors d’une consultation pour lombalgie, ils attendent aussi de l'information (36 %) et des conseils (25 %). Sur ce point, on note une évolution dans le comportement des médecins généralistes qui privilégient de plus en plus les conseils en 1ère consultation et qui repoussent davantage la prescription d’arrêts de travail en 2e consultation : depuis la première mesure du baromètre, la prescription d’arrêts de travail en première intention est passée de 65 % (2017) à 46 % (2018) puis 30 % (2019), soit un recul de 35 points. Un volet spécifique de la campagne a été décliné en novembre 2018 auprès des employeurs afin de les inciter à mettre en place des mesures de prévention pour lutter contre le mal de dos de leurs salariés. Ceci, à travers des annonces presse dans les médias professionnels, des bannières sur Internet, des chroniques radio ainsi qu’un kit de communication à la main des employeurs. Les résultats sont également au rendez-vous puisque 67 % des employeurs ayant au moins 1 salarié estiment que cette campagne encourage à la mise en place d’actions de prévention. Enfin, 92 % d’entre eux saluent le fait que l’Assurance Maladie – Risques professionnels ait lancé cette campagne de prévention à leur destination. Source Assurance Maladie Théragora
Le soleil de l'enfance fait les cancers de la peau de l'adulte
Alors que les activités prévues par les parents, pendant la période estivale, sont bien naturellement programmées en extérieur, les résultats de l’étude indiquent qu’ils ne sont que Près de la moitié d’entre eux (45 %) pensent même qu’il n’y a pas de période plus dangereuse que d’autres. Or, Baignade, bronzage, sport en extérieur, promenade ou encore jardinage : toutes ces situations, dès lors que les gestes de protection ne sont pas appliqués, représentent un risque pour la peau. Et les risques de coups de soleil sont tout aussi importants lorsque le temps est couvert. En effet, le rayonnement UVA, contrairement au rayonnement UVB, n’est pas arrêté par temps nuageux, ni par les vitres. Il pénètre jusque dans les couches profondes de la peau. L’application régulière d’une crème solaire d’indice élevé, sur les zones non couvertes, est quant à elle recommandée en complément de ces modes de protection. Pourtant, les résultats de l’étude montrent que Le port d’un chapeau, de lunettes de soleil et de vêtements sont cités, dans les mesures efficaces pour se protéger du soleil, mais seulement après l’application d’une crème solaire. Indiscutablement, les Français aiment le soleil, entre 41 % et 55 % s’exposent longtemps, particulièrement les plus jeunes. Avant de s’exposer, 1 Français sur 5 pensent que prendre des gélules permet de réduire les risques de coups de soleil ; ils sont encore 15 % à penser que les cabines UV sont aussi un moyen efficace. Aussi, l’Institut rappelle qu’il n’existe aucun moyen qui permette de préparer sa peau au soleil. De plus, le bronzage par UV artificiel augmente le risque de cancers cutanés. Chaque année, 380 cas de mélanomes sont causés par les cabines UV. 78 % des Français interrogés croient que le soleil est bon pour la santé. Ils ont également une image positive du bronzage majoritairement portée par des considérations esthétiques : Cela ne signifie pas que le soleil est totalement à proscrire mais dans des proportions raisonnées. Ainsi, pour synthétiser la vitamine D, une exposition courte des mains, des avant-bras et du visage d’avril à septembre est suffisante : Avec
Source INCa /juillet 2022
Photo phovoir
[1] Étude BVA pour l’Institut national du cancer réalisée sur Internet entre le 13 et le 18 mai 2022 auprès d’un échantillon représentatif de la population de 18 ans et plus et d’un échantillon de parents d’enfants de moins de 12 ans.
Vague de chaleur, attention !
Le terme «
En forêt ou dans le jardin, attention aux tiques
Particulièrement actives au printemps et à l’automne, les tiques sont les principaux vecteurs d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses en Europe. Chez l’être humain, elles transmettent notamment la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme. Les piqûres peuvent avoir lieu en forêt mais aussi dans les jardins. Certaines espèces de tiques peuvent transmettre des virus, bactéries ou parasites aux animaux et à l’être humain. En France, la principale maladie humaine liée aux tiques est la Source ANSES / Photo Phovoir
La vaccination progresse, les efforts de chacun doivent se poursuivre
Semaine européenne de la vaccination du 25 avril au 1er mai 2022
La couverture vaccinale contre la grippe reste insuffisante mais progresse en comparaison aux campagnes d’avant l’épidémie COVID-19
La grippe est responsable chaque année de plusieurs milliers de décès, dont la très grande majorité survient chez les personnes les plus fragiles. La vaccination reste la mesure de prévention la plus efficace. Elle permet en moyenne de réduire le risque de décès chez les personnes âgées vaccinées d’environ un tiers.
Parmi l’ensemble des personnes à risque de grippe sévère, la couverture vaccinale était de 52,6% lors de la saison 2021-2022 (47,8% pour la saison 2019-2020 et 55,8% lors de la saison 2020-2021) alors que l’objectif fixé par l’OMSest de 75 %
La couverture vaccinale était de 34,3% chez les personnes à risque âgées de moins de 65 ans et de 56,8% chez les personnes âgées de 65 ans et plus. La couverture vaccinale a diminué par rapport à la saison précédente, dans ces deux tranches d’âge, mais a augmenté par rapport à la saison 2019-2020 (+3,3 points et + 4,8 points).
Les 6 indicateurs mesurant l’impact de l’obligation vaccinale et les indicateurs de couverture vaccinale méningocoque C, HPV et grippe sont en open-data sur le site cartographique Géodes .
Ces indicateurs sont disponibles au niveau départemental, régional et national.
La mise à disposition chaque année de ces indicateurs permet aux citoyens de suivre leur progression et contribue à l’élaboration de la stratégie vaccinale par les pouvoirs publics et à son évaluation.
Pour plus d'informations : BSP national et les BSP régionaux.
Photo Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier
Droits en santé, l'enquête de France Association Santé
Les Français bien informés sur leurs droits en santé mais pas assez sur leur droit à être représentés et défendus France Assos Santé dévoile les résultats du baromètre 2022, réalisé en partenariat avec BVA, auprès de 1802 personnes de plus de 15 ans représentatives de la population française en métropole et dans les territoires d’outre-mer.
Le syndrome du bébé secoué
Le gouvernement lance une nouvelle campagne nationale de sensibilisation au syndrome du bébé secoué. En quelques chiffres, cette maltraitance lourde de conséquences fait plus d’une victime par jour. Une victime sur dix décède et les 3/4 des survivants présentent des séquelles graves. Avec un taux de récidive élévé puisque les bébés secoués l'ont été en moyenne 10 fois. Une priorité de santé publique Les cas de bébés secoués ne sont pas des faits isolés. Pour alerter et faire la lumière sur la réalité de ce phénomène, Secouer un bébé est une maltraitance qui peut être mortelle Aussi appelé Chiffres clés Les victimes ont majoritairement Le syndrome du bébé secoué se caractérise par un Les symptômes d’alerte
Bises, poignée de mains, hygiÚne des mains... un grand relâchement
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Agir pour sa santé
Pendant l'été, gare aux piqûres et aux morsures
L’été, c’est la saison des randonnées, des balades dans la nature, des activités dans le jardin, des repas en terrasse… C’est aussi la saison où moustiques, tiques, abeilles, frelons et vipères sont de sortie et peuvent piquer ou mordre, avec des conséquences parfois graves pour la santé. Source Ministère des Solidarités et de la santé - 2019/2021
Alcool : 2 verres par jour et pas tous les jours
Les confinements liés au Covid ont aussi modifié nos habitudes additives avec l'alcool. Les comportements des Français vis-à-vis de l’alcool, leurs modes de consommation, les risques pour la santé et leur perception, l’impact sur la mortalité, tout comme les modes d’approvisionnement des jeunes de 17 ans auxquels la vente d’alcool est interdite, forment un ensemble de connaissances qui permettent de fonder les stratégies de prévention des consommations excessives d’alcool et d’adapter au mieux les interventions et actions de prévention. Ainsi, nous constatons : • une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe (JB Richard et coll.). Ainsi, Les données de l’enquête Escapad (OFDT) chez les jeunes mineurs de 17 ans (A Philippon et coll.) confirment les données sur l’ivresse ; ils étaient 16,4% à déclarer avoir connu trois alcoolisations ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête. Les mêmes jeunes mineurs interrogés dans le cadre de l’enquête Escapad n’éprouvent aucune difficulté à s’approvisionner en alcool ; ceux qui ont déclaré avoir bu des boissons alcoolisées dans le mois les ont achetées en magasin pour 91% d’entre eux ; ils sont même 77,5% à en avoir consommé dans un débit de boisson. L’interdiction de vente aux mineurs peut donc être considérée comme non respectée. Il est donc nécessaire de réduire la consommation d’alcool pour en limiter les risques sanitaires et les dommages sociaux. Mais comment concilier le fait que la consommation occasionnelle d’alcool soit, pour une majorité de Français, synonyme de plaisir et de convivialité alors que ses usages sont à l’origine d’une très forte morbidité et mortalité dans notre pays et partout où il est consommé dans le monde ?
Le Covid en Ehpad en 2020
Infox sur le cancer du sein
Incontinence, un manque d'infos...
Le laboratoire Hartmann France a récemment mené une grande
Améliorer le parcours vaccinal des Français et lever les freins aux vaccins
Crise sanitaire et addiction
Vaccination contre la Covid-19 par les pharmaciens d'officine
Sur les recommandations de la Haute autorité de santé, le gouvernement a
Une épidémie de solitude
L’intensification de l’isolement relationnel en 2020 a été largement documentée par des enquêtes, mais son impact éventuel sur le sentiment de solitude des Français n’a été que peu investigué. François Legrand, chargé d’études au département Opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop, examine si les mesures de distanciation sociale se sont accompagnées d’une poussée du sentiment de solitude et quelles sont les catégories de Français souffrant le plus de solitude. Par François Legrand, chargé d’études au département Opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès I - 2020, UNE ANNÉE MARQUÉE PAR UN ACCROISSEMENT DE L’ISOLEMENT RELATIONNEL De manière mécanique, les mesures de distanciation sociale adoptées en 2020 se sont traduites par une baisse de la fréquence des interactions sociales. Les périodes de confinement ont ainsi été marquées par une assignation de la population à domicile, avec l’injonction de réduire au strict minimum les relations entre individus. Les entreprises se sont rapidement adaptées à la situation en ayant recours au télétravail ou au chômage partiel. Ainsi, lors du premier confinement, seuls 31 % des actifs continuaient à travailler à l’extérieur de leur domicile et ils étaient, à l’inverse, 22 % en télétravail et 37 % arrêtés en chômage partiel ou en arrêt maladie Au-delà, de la sphère professionnelle, l’année 2020 aura aussi été marquée par une forte baisse des relations amicales et familiales au sein du domicile. Début novembre 2020, plus d’un quart des Français indiquaient ainsi n’avoir pas reçu de personnes chez eux au cours des trois mois passés, soit une proportion supérieure de 16 points à celle mesurée en février 2020 avant le début de la crise sanitaire Par ailleurs, l’aide pour les actes de la vie quotidienne tels que le bricolage (23 % contre 36 % en 2018), les démarches administratives (12 % contre 16 %), la garde d’enfant (11 % contre 14 %) ou encore l’aide pour le ménage (12 % contre 15 %) a également reflué par rapport aux niveaux mesurés en 2018. En revanche, les Français souffrant de solitude ont davantage pu compter sur un soutien téléphonique (44 % contre 37 %) et un soutien par Internet (23 % contre 17 %). Soulignons, enfin, que près d’un quart de la population française a été confinée seule lors du premier (25 %) et lors du deuxième confinement (27 %). II - L’ACCROISSEMENT DE L’ISOLEMENT S’EST ACCOMPAGNÉ PAR UNE POUSSÉE DU SENTIMENT DE SOLITUDE Les travaux sociologiques sur la solitude ont été marqués par trois paradigmes visant à définir cet objet : « vivre seul », « être seul » et se « sentir seul ». La première dimension a été abordée dans les enquêtes à travers différents indicateurs comme la situation maritale ou encore le nombre de personnes au foyer Afin de mesurer l’évolution du sentiment de solitude au sein de la population française avant et pendant la crise sanitaire, nous avons ainsi reconduit à l’identique une question portant sur l’expérience de sentiment de solitude déjà administrée en 2018 lors de la première vague du baromètre. Les résultats de l’enquête menée en décembre 2020 mettent en évidence un accroissement du sentiment de solitude au sein de la population française. Ainsi, 18 % des sondés indiquent ainsi se sentir « toujours » ou « souvent » seuls, soit une hausse de 5 points par rapport au niveau mesuré en novembre 2018 (13 %). Les Français sont, par ailleurs, 31 % à affirmer se sentir « parfois » seuls, soit au total pratiquement un Français sur deux qui fait l’expérience de la solitude « souvent » ou « parfois » (+5 points par rapport à 2018).
#TousAntiCovid, l'outil numérique contre le coronavirus
Application TousAntiCovid JE ME PROTÈGE, JE PROTÈGE LES AUTRES TousAntiCovid : de quoi s’agit-il ? Comme l’a rappelé le Conseil scientifique, les nouvelles technologies constituent un outil utile pour retracer les chaînes de contamination, et ce tout particulièrement lorsque la circulation du virus est élevée. TousAntiCovid : comment fonctionne l’application ? TousAntiCovid est une application dite de Une application respectueuse de la vie privée des utilisateurs, conçue par des experts français Les pouvoirs publics ont fait appel aux meilleurs spécialistes français pour développer TousAntiCovid.
DiabÚte et HTA, attention danger
Pour sa 9ème édition de la semaine nationale de prévention du diabète qui aura lieu du 11 au 18 septembre 2020 dans toute la France, la Fédération Française des Diabétiques a choisi de mettre l’accent sur le lien entre le diabète et les maladies cardiovasculaires, en y associant la Fondation de Recherche sur l’Hypertension Artérielle (FRHTA). Le diabète de type 2 apparaît généralement chez des personnes âgées de plus de quarante ans. Il n’existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs : Comme pour le diabète, les principaux facteurs de risque de maladie cardio-neurovasculaire sont également La population générale souffre d’un un un L’hypertension artérielle constitue un facteur de risque dans la survenue d’un diabète de type 2. Cette polypathologie fréquente (diabète de type 2 / hypertension artérielle) constitue des enjeux importants.
Un numéro unique pour les personnes en situation de handicap
Canicule, les bons gestes
Avec la canicule adoptez les bons gestes ! Les conseils de Santé Publique France.Les pouvoirs publics rappellent les conseils simples à adopter par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées, dépendantes ou malades, femmes enceintes, nourrissons…) afin de lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur : Buvez régulièrement de l’eau ; Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ; Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour (au moins le visage et les avants bras, avec des serviettes humides par exemple) ;Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ; Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais si ce n’est pas possible chez vous (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...) ; Evitez les efforts physiques ; Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ; Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer. Les personnes fragiles peuvent avec leur entourage : Prévoir le matériel nécessaire pour lutter contre la chaleur : brumisateur, ventilateur, climatiseur…. Avoir une liste des lieux climatisés (ou frais) où se rafraîchir près de chez elles : grande surface, commerce, cinéma, bibliothèque, musée… Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple). Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles, et, pendant une vague de chaleur, prenez de leurs nouvelles régulièrement. Source Santé Publique France/Iconographie Santé Publique France/
COVID-19 - 3/4 des Français plus impliqués dans leur santé
Afin d’appréhender l’état d’esprit de ses concitoyens après le début de la crise sanitaire et son impact en matière de santé et de prévention, l’Institut national du cancer, en lien avec BVA, a mené une étude1
CÅur, retourner vite aux soins
Le confinement prolongé a limité l’expansion du Covid-19 mais il faut à présent organiser la prise en charge des autres pathologies, qui sont restées au second plan, au risque sinon de déplorer une vague de complications à gérer dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Non suivies ou non traitées, les pathologies vasculaires sont tout aussi graves que le Covid-19. Les sociétés savantes de Médecine Vasculaire et Chirurgie Vasculaire, associées à leur Conseil National Professionnel alertent les patients sur le besoin de reprendre contact au plus vite avec les médecins et chirurgiens vasculaires. Depuis le début du confinement, les patients sont très inquiets à l’idée de se rendre dans un établissement de soin ou un cabinet médical, lieu de contagion possible. Ainsi les médecins et chirurgiens spécialistes des maladies vasculaires ont vu leurs patients déserter les consultations. Or le COVID-19 n’a pas diminué la gravité de ces pathologies. « La gravité du COVID-19 sur certains patients ne doit pas occulter les conséquences parfois dramatiques de maladies vasculaires non suivies ou non traitées. Aujourd’hui, les médecins et spécialistes des pathologies vasculaires se sont organisés pour accueillir ces patients en toute sécurité. Il est impératif qu’ils reviennent en consultation, et ils peuvent le faire de façon sereine », détaille le Pr Eric STEINMETZ, chirurgien vasculaire et endovasculaire - chef du service de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique du CHU François Mitterand à Dijon, et Secrétaire Général de la Société de Chirurgie Vasculaire et Endovasculaire de langue française. Par exemple, l’artériopathie des membres inférieurs, non traitée, peut entraîner une amputation. Cette maladie est due à un dépôt de cholestérol dans les artères, qui perturbe la circulation sanguine et réduit l'apport d'oxygène aux muscles. Autre exemple, la sténose carotidienne, rétrécissement de la carotide dans le cou peut provoquer un AVC. Ce rétrécissement doit être surveillé et traité avant la survenue des complications. Reprise sécurisée des consultations et des soins Les médecins et spécialistes vasculaires appellent les patients à reprendre rendez-vous avec leurs médecins généralistes ou spécialistes pour mettre en place la prise en charge ou le suivi adaptés. Après une période de confinement, les médecins et chirurgiens vasculaires se sont organisés pour accueillir les patients dans les cabinets médicaux, chirurgicaux, les cliniques et les hôpitaux : Afin de permettre un suivi rigoureux pour tous les patients quelles que soient leurs pathologies, et notamment les maladies des artères et des veines, toutes les précautions seront prises pour protéger nos patients du Covid, mais le risque ne sera jamais égal à zéro. Dans tous les cas, les risques encourus par la maladie des veines ou des artères seront mis en balance avec les risques dus au Covid. Artérite ou artériopathie des membres inférieurs Anévrysme de l’aorte Sténose carotidienne Abords pour hémodialyse Varices
Que sait-on des liens entre confinement et consommation d'alcool ?
L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré que l’épidémie de Covid-19 était devenue pandémie le 11 mars 2020. Afin de freiner la propagation de cette maladie contagieuse en France, l'ensemble de la population a été mise en quarantaine.
Coronavirus, comment vous protéger et protéger votre entourage
COVID 19 les 4 gestes barriÚres
SE LAVER LES MAINS Pourquoi se laver les mains ? Lorsqu’on a une infection virale, on peut facilement transmettre les virus en touchant une autre personne ou les déposer sur des surfaces (lavabos, plan de travail, poignées de porte…) ou des objets (brosse à dents, couverts…). On peut donc attraper des virus quand on entre en contact avec des personnes malades ou quand on touche des objets et des surfaces contaminés et que l’on porte ensuite les mains au visage (bouche, yeux et nez). Quand se laver les mains ? Il est recommandé de se laver systématiquement les mains :
Le coronavirus suscite une forte inquiétude
Réalisée au lendemain de l'annonce du premier Français à perdre la vie à cause de l'épidémie (décédé le 26 février à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris), cette enquête de Ifop réalisée pour le site d'information santé 1 ) L'épidémie de Coronavirus suscite un niveau record d'inquiétude chez les Français Plus de six Français sur dix (61%) se disent inquiets pour eux et leur famille, soit une proportion en forte hausse par rapport à ce que l'Ifop avait pu observer en fin janvier (44%, +17 points) Ce niveau d'inquiétude est le plus élevé jamais observé à l'égard d'un virus lors des principales crises sanitaires vécues au cours des quinze dernières années (35% pour la grippe aviaire en 2006, 35% pour la grippe A en 2009 et 55% pour Ebola en 2014). Cette inquiétude est particulièrement intense dans les grandes agglomérations (68% chez les habitants de l'agglomération parisienne), dans les milieux populaires (68% chez les ouvriers) et les personnes généralement les plus sceptiques à l'égard des pouvoirs publics (ex : 72% chez les sympathisants des Gilets Jaunes, 76% chez les sympathisants RN) 2) Les Français s'avérèrent de plus en plus critiques à l'égard de la gestion gouvernementale de cette crise sanitaire et des informations données par les pouvoirs publics Le jugement de la population sur l'action du gouvernement face au coronavirus se montre de plus en plus sévère au regard du nombre croissant de Français estimant qu'il cache certaines informations (57%, +12 points par rapport au 29-30 janvier) De même, les Français ne sont désormais plus qu'une minorité à trouver que le gouvernement Philippe a communiqué de manière claire (48%, -11 points par rapport au 29-30 janvier), qu'il a réagit rapidement (48%, -11 points par rapport au 29-30 janvier) ou qu'il a pris toutes les mesures sanitaires nécessaires (46% , -14 points par rapport au 29-30 janvier). Enfin, la majorité des personnes interrogées estiment qu'il ne donne pas tous les moyens aux infrastructures et professionnels de santé pour éviter la propagation de l'épidémie en France (53%). 3) Une forte inquiétude à l'idée de fréquenter des lieux publics (stade, transports en commun) et les étrangers originaires des zones les plus touchées par le virus (Asie, Italie) Une majorité de la population exprime une inquiétude à fréquenter des lieux publics comme les stades (54%) ou les transports en commun : 54%, sachant que cette peur monte à 56 % chez les utilisateurs quotidiens des transports collectifs. L'impact dans les autres aspects de la vie quotidienne est plus limité mais il est quand même loin d'être négligeable si l'on en juge le niveau d'inquiétude exprimée à l'idée d'aller dans un salon/exposition (41%), faire ses courses (31%) ou encore aller voter aux prochaines élections municipales (25%). Étude Ifop pour POUR LIRE LES RESULTATS DE L'ETUDE, CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS :
Les français et les maladies rares
Le sondage OpinionWay pour la Fondation Groupama pour la santé révèle que la notion de maladie rare est aujourd'hui bien connue
DASTRI, un enjeu de santé publique et environnemental
Dry January, c'est parti
L'alcool est le deuxième facteur de risque de cancer évitable après le tabac et provoque 16 000 décès par cancer par an en France Le Dry January®, surnommé #LeDefiDeJanvier, aura bien lieu. Cette initiative de France Assos Santé, dont la Ligue contre le cancer est membre, encourage les français à faire une pause d'un mois dans leurconsommation d'alcool. Un répit offert à l'organisme, mais aussi une occasion de réfléchir à la place qu'occupe l'alcool dans le quotidien et à ses effet sur la santé. « Les risques liés au tabac, premier facteur de risque de cancer évitable en France, sont connus. Concernant l'alcool, qui se place en seconde position, une réelle prise de conscience et des actions de sensibilisation efficaces sont indispensables. J'alertais par exemple récemment sur le danger des bières ultra-fortes, jusqu'à 16 degrés d'alcool, en vente libre et à des prix dérisoires... Une pratique commerciale inexcusable et un attentat à la santé des jeunes ! La Ligue contre le cancer s'engage pour protéger la santé de tous, en particulier celle des populations les plus vulnérables, souvent les plus concernées par les dégâts de l'alcool sur leur santé. » explique le professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer. Les actions de la Ligue contre le cancer pour le Dry January Alcool et cancers : des risques peu connus mais avérés Cependant, ces arguments scientifiques restent largement méconnus : en juin 2018, la Ligue contre le cancer publiait une étude démontrant que les français étaient peu conscients des dangers liés à l'alcool sur leur santé - et notamment sur l'apparition de cancers : plus de la moitié des Français (54%) n'ont pas le sentiment de prendre des risques en consommant de l'alcool et seuls 23% savent que l'alcool est le deuxième facteur de risque de cancer évitable. La Ligue contre le cancer s'inquiète du poids du lobby de l'alcool Les industriels de l'alcool ont une très forte influence en France, notamment sur les pouvoirs publics. Celle-ci est flagrante : 77 % des Français en ont conscience et sontfavorables à davantage de mesures de prévention contre l'alcool (sondage Ligue contre le cancer/Opinion Way - juin 2018). La Ligue contre le cancer, en portant avec les autres associations de France Assos Santé #LeDefiDeJanvier, fait face à un opposant puissant qui sait adapter son discours et sa stratégie pour contrer la mission de prévention des acteurs de santé. En associant le danger de l'alcool aux seules « consommations excessives », en prônant la « modération » ou la « consommation raisonnable »,
Cancer du sein, trop vieille pour ça ?
Elles ont 75, 78 ou 82 ans. L’âge d’être grand-mères, une vie derrière elles, mais il ne faudrait pas l’oublier, pour beaucoup d’entre elles encore des années devant. 15 ans peut-être, voire plus pour certaines ? Pour chacune d’elles, ce n’est pas rien. Et ce devrait être bien assez pour qu’on leur manifeste le même égard qu’à leurs filles. Mais qui se soucie de surveiller la santé de leurs seins à cet âge ? Passés 74 ans, les femmes n’entrent plus dans les cases du dépistage organisé et l’on constate qu’elles se retrouvent comme laissées pour compte d’une vigilance qui devrait pourtant persister. Trop vieilles pour qu’on les embête avec ça ? Peu à risque, parce qu’un cancer à cet âge ça n’évolue que lentement ? Non. Ce sont des idées reçues. Aussi fausses que tenaces, elles contribuent à ce grand silence et au manque d’information qui mettent les femmes âgées en danger : à la merci de tumeurs plus importantes, de traitements plus lourds et plus invalidants, de pronostics plus sombres. Le cancer du sein de la femme âgée représente un enjeu de santé publique majeur, qui ne fera que s’accroître à mesure que l’espérance de vie augmente, dans de nombreux pays. La France n’y échappe pas. Chaque année, près d’un quart des nouveaux cancers du sein diagnostiqués concernent des femmes de plus de 75 ans. 48 % des décès par cancer du sein surviennent aussi dans cette même population. Qu’en sera-t-il, lorsqu’en 2030, la population comptera 20 % de femmes de plus de 70 ans, si l’on ne s’en préoccupe pas ? Parce que les femmes méritent que l’on sauve leurs seins et leurs vies à tout âge, le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) a choisi de mener campagne, avec le soutien de la Ligue nationale contre le cancer et son comité du Bas-Rhin, pour sensibiliser les femmes et leurs médecins à cette nécessité de poursuivre examens cliniques et dépistage individuel réguliers : la vie ne s’arrête pas à 74 ans, la surveillance non plus. Femmes âgées : quel dépistage en France ? Chaque année, 58 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués. En dépit des progrès thérapeutiques, la maladie cause toujours 12 000 décès. 45 % des femmes atteintes ont plus de 65 ans. « La fréquence s’accroit avec l’âge », rappelle le Pr Marc Espié, oncologue et responsable du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis à Paris. Témoins ces données épidémiologiques des Etats-Unis : de 75,8 cas de cancers pour 100 000 femmes avant 65 ans on passe à 402,7 pour 100 000 entre 65 et 69 ans, plus de 482 pour 100 000 femmes âgées de 80 à 84 ans. « Plus on va vivre vieux, plus le risque va augmenter », prévient le Pr Espié, rappelant le contexte français « où l’espérance de vie à 80 ans pour une femme est déjà la plus longue en Europe. » Le dépistage organisé, pris en charge par l’assurance maladie, est aujourd’hui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans, qui reçoivent tous les deux ans l’invitation d’un centre de gestion à s’y soumettre. Ses modalités prévoient un examen clinique et une mammographie (2 incidences : face et oblique externe), soumise à la double lecture de deux radiologues, parfois complétée d’une échographie mammaire. Le taux de participation est variable d’une classe d’âge à l’autre : si elle a diminué chez les femmes de 50-74 ans, comme le montre la base de données nationale du programme de dépistage organisé (Source : Santé Publique France) on observe sur la même période une augmentation de la participation des femmes de 70 à 74 ans. « Cela montre que contrairement aux plus jeunes, elles adhèrent à la nécessité d’une surveillance de leurs seins » souligne le Pr Carole Mathelin, chef du service de sénologie au CHU de Strasbourg et responsable de la commission sénologie au CNGOF. Cette adhésion visiblement plus importante au dépistage avec l’avancée en âge n’est malheureusement pas entretenue, comme si subitement la santé des seins des femmes n’avait plus d’importance. Une fois sorties de la tranche d’âge concernée par le dépistage organisé et soufflées les 75 bougies, terminés les courriers : les femmes ne sont pas invitées de façon soutenue à le poursuivre individuellement ou alors de façon très inégale. Une étude observationnelle publiée à l’été 2013 1, menée par l’institut Bergonié à Bordeaux, auprès de 91 structures gestionnaires du dépistage organisé en France, révélait que 75 % d’entre elles ne prévoient même pas de courrier systématique aux patientes, ne serait-ce que pour leur signaler qu’elles atteignent l’âge de sortie du programme. 25 % (soit 22 structures) prennent la peine de les prévenir : six seulement par une lettre dédiée, proposant majoritairement pour la suite que le relais de prise en charge soit assuré par le gynécologue ou le médecin traitant, et sans recommandations claires. Une absence d’information, qui contribue à ancrer cette idée fausse et trop répandue que la surveillance n’a plus aucune importance passés les 74 ans révolus. Les études incluant les femmes de plus de 74 ans dans le dépistage organisé du cancer du sein n’ont pas montré de bénéfices. Mais attention à ne pas confondre prévient le Dr Jean-Yves Seror, radiologue au Centre Duroc à Paris et membre de la commission sénologie du Collège : « ce n’est pas parce que le dépistage n’a pas fait ses preuves en tant que programme organisé de santé publique au-delà de 74 ans, qu’il faut en déduire son inutilité individuelle. » Ce n’est en effet pas parce que le programme s’arrête qu’il n’y a plus de risque : la majorité des femmes n’est pourtant même pas informée que ce risque de développer un cancer du sein ne disparait pas, comme par magie, à la fin du dépistage organisé. Selon l’étude menée en 2013 auprès des centres de gestion, seuls deux des courriers spécifiques adressés en fin de programme aux femmes âgées leur précisait clairement que le risque de cancer du sein persiste après 74 ans. Et il n’est pas moindre, comme on le constate malheureusement aujourd’hui : c’est pour cela que le Collège a choisi de se mobiliser. Cancers du sein de la femme âgée : des particularités à surveiller de près « Les données épidémiologiques et sociétales soulignent la méconnaissance du cancer de la femme âgée » déplore le Pr Carole Mathelin. Ces cancers du sein présentent en effet des caractéristiques clinico-pathologiques et évolutives différentes de celles de la femme jeune. « Le vieillissement s’accompagne de la survenue plus fréquente de tumeurs présentant des caractéristiques histologiques favorables (carcinomes de bas grades, récepteurs hormonaux positifs, absence d’expression ou d’amplification d’HER2) ». De là à en déduire qu’elles sont moins dangereuses, il y a un pas à ne surtout pas franchir. « Il faut absolument lutter contre cette idée qu’un cancer du sein chez une femme âgée est forcément de bon pronostic. L’idée reçue, selon laquelle en vieillissant les tumeurs poussent plus lentement et que ce n’est pas le cancer qui tuera n’est pas si vraie que cela non plus » martèle le Pr Marc Espié, oncologue et responsable du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis à Paris. L’épidémiologie montre en effet que la mortalité spécifique par cancer du sein augmente au contraire avec l’âge. « Au total, les survies à 3 et 5 ans après traitement d’un cancer du sein chez la femme âgée sont nettement diminuées en comparaison avec des femmes plus jeunes » 2 souligne le Pr Mathelin. Selon les données du réseau des registres de cancers ( Francim 2013 ), de 85 % entre 55 et 64 ans, la survie diminue à 78 % après 75 ans. Cela n’a rien à voir avec le vieillissement. « Jusqu’à 85 ans, la première cause de mortalité de la femme âgée atteinte d’un cancer du sein est le cancer du sein, pas ses autres pathologies (comorbidités) » insiste la sénologue. Si survie réduite il y a, avec un taux de récidive locale à 5 ans augmenté à partir de 80 ans, c’est que « les femmes âgées sont plus susceptibles de présenter un cancer à un stade plus avancé, lorsqu’elles ne se soumettent plus à un dépistage ». « Les lésions très précoces, comme les carcinomes canalaires in situ ne sont diagnostiquées que chez 5% de la population âgée ». Au quotidien, radiologues et sénologues constatent régulièrement cet inquiétant état des lieux, mis en évidence par diverses études menées dans le monde ces dernières années : les femmes âgées à qui l’on découvre un cancer du sein et qui n’ont pas continué à être suivies par un dépistage régulier ont moins de chances d’être atteintes de petites lésions très localisées 3. En examinant dans la cohorte WHI (vaste étude randomisée américaine destinée à évaluer les différentes stratégies de prévention de diverses maladies après la ménopause) -le cas de 1914 femmes de plus de 75 ans atteintes d’un cancer du sein, on s’aperçoit4 que celles qui n’avaient pas eu de mammographie récente (depuis plus de cinq ans) présentent des tumeurs moins bien différenciées, à des stades plus avancés que celles qui ont bénéficié d’un examen depuis moins de deux ans. En France, l’étude menée à partir de la cohorte Senometry, auprès de 7965 patientes traitées au CHU de Strasbourg entre 2001 et 2017, explorant les particularités cliniques et pathologiques de leurs cancers du sein, selon leur âge, souligne également les dégâts du retard diagnostic : les femmes de plus de 75 ans consultent plus souvent avec des tumeurs de taille importante. Il n’est pas rare qu’elles atteignent « de 3 à 5 cm, alors que nos appareils de mammographie et d’échographie permettent des diagnostics de lésions de très petite taille » confirme le Dr Seror, dans son cabinet de radiologie parisien. Les cancers diagnostiqués chez les plus de 75 ans présentent aussi des atteintes ganglionnaires et plus souvent des métastases. En clair, une maladie plus grave, qui s’explique « par sa découverte souvent tardive, à un stade plus avancé, du fait de l’arrêt fréquent de la pratique des mammographies et d’examens cliniques mammaires inconstamment réalisés par les médecins sur leurs patientes âgées » regrette le Pr Mathelin. Paradoxalement, en comparant leurs tumeurs à celles de femmes plus jeunes dans la cohorte Senometry, on relève chez les plus âgées une proportion plus importante de variétés histologiques moins agressives. Soit des tumeurs qui auraient a priori été dites de bon pronostic : à condition de les prendre à temps, ce qui suppose de ne pas laisser s’installer « ce hiatus trop important entre fin du dépistage organisé et diagnostic » résume le Dr Seror. Le médecin traitant, trop peu présent ? Seules 4,3 % des tumeurs du sein des femmes de plus de 75 ans sont suspectées grâce à un examen clinique systématique mené par leur médecin traitant. C’est la proportion établie par le travail mené dans le cadre d’une thèse de médecine soutenue à Pau en octobre 2013 5, qui s’est penchée sur les modalités diagnostiques du cancer du sein chez la femme âgée. Reprenant les cas de 329 patientes de plus de 75 ans prises en charge entre début 2008 et fin 2010 à l’institut de cancérologie Bergonié de Bordeaux, il apparaît que 58 % des tumeurs ont été découvertes par les patientes elles-mêmes, Pour sauver ses seins, peu importe l’âge civil Après 75 ans, comme avant, un cancer du sein détecté par mammographie permet son diagnostic à un stade plus précoce que s’il est d’abord repéré par la patiente ou son entourage. Il nécessitera moins de traitement et sera moins pourvoyeur de mortalité : le dépistage offre donc le même bénéfice que chez les femmes plus jeunes6. A 78 ans comme à 35, « la précocité du diagnostic est le meilleur garant de l’amélioration du pronostic » résume Carole Mathelin. L’âge avançant, il est en revanche d’autant plus important de prendre la tumeur à temps, que les comorbidités, qui deviennent plus fréquentes, pourraient se révéler une contre-indication ou un frein au choix thérapeutique (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie). Il ne s’agit pas de soumettre toutes les femmes âgées à un dépistage organisé, placé sous le feu des critiques ces dernières années, accusé d’être pourvoyeur de sur-traitements : mais il convient d’informer clairement les femmes, leur entourage et les médecins qui les suivent sur la nécessité de ne pas baisser la garde. « La place de l’examen clinique mammaire lors des consultations médicales doit être renforcée, et il est utile d’inviter les femmes qui le souhaitent à poursuivre un dépistage mammographique individuel lorsqu’elles ont dépassé l’âge du dépistage organisé » insiste le Pr Mathelin. « L’examen clinique et la mammographie : un binôme essentiel et efficace », appuie le Dr Seror. A minima, il est en tous cas capital d’informer les femmes de l’utilité d’en discuter avec leur médecin et sensibiliser ces derniers. Les recommandations actuelles, adoptées par diverses sociétés savantes, au vu des diverses études observationnelles menées sur l’épidémiologie des cancers de la femme âgée, vont toutes dans le même sens : pour estimer que les femmes en tireront bénéfice et les inciter à poursuivre individuellement un dépistage tous les deux ans, « ce n’est pas l’âge civil qui compte, mais l’âge physiologique qui doit être pris en considération », explique le Pr Marc Espié. Le Collège de radiologie américain recommande ainsi que l’on décide d’arrêter le dépistage en se fondant sur l’état de santé de chaque femme plutôt que son âge 7. L’American Cancer Society8 considère dans ses dernières recommandations qu’il convient de le poursuivre tant que la femme est en bonne santé et dès lors que s’attend à ce qu’elle vive encore au moins 10 ans. « Idéalement, il conviendrait de réaliser une première mammographie deux ans après la sortie du dépistage organisé, afin de pouvoir établir un comparatif dans le temps » souligne le Dr Jean-Yves Seror. L’examen devrait ensuite être réalisé tous les deux ans : le risque de cancers de l’intervalle est en effet moindre en vieillissant. Il est d’autant plus aberrant de ne pas poursuivre un dépistage individuel, si elle le souhaite, que l’examen par imagerie se révèle particulièrement efficace chez la femme âgée. « Les seins sont plus clairs et leur densité diminuant avec l’âge, la mammographie offre à la fois une très bonne sensibilité et une bonne valeur prédictive. Son interprétation est plus facile, moins susceptible de faux négatifs, comme de faux positifs » explique le radiologue. « Une image nodulaire apparue sur une mammographie chez la femme âgée invite d’emblée à la vigilance et sera considérée comme un cancer jusqu’à preuve du contraire ». L’échographie, ne sera réalisée en complément qu’en cas de doute « mais s’avère rarement nécessaire. » La biopsie est également simple à réaliser et ne souffre pas de contre-indications, « même lorsque la patiente est sous traitement anticoagulants » précise le radiologue. Les taux de détection de cet examen et sa valeur prédictive positive (avec des taux de rappel plus faibles) sont également plus élevés chez les femmes de 70 ans, et augmentent même avec l’âge, même après 90 ans, confirmant l’utilité d’un dépistage, passé l’âge limite du dépistage organisé. 9 Pouvoir choisir le traitement adapté Quel que soit l’âge, « le sein reste un symbole de féminité. » Lorsqu’elle s’impose, face à des tumeurs de taille importante, diagnostiquées tardivement, ou multifocales, « une mastectomie n’est pas plus facile à faire accepter chez une femme âgée » souligne le Pr Marc Espié. En revanche, met-il en garde face au diagnostic d’un cancer, « les femmes qui ont passé le cap des 75 ans ont plus tendance à tester le désir de soin du médecin à leur égard : pense-t-il que cela en vaut encore la peine ? » Pour les sénologues la réponse affirmative ne fait aucun doute : comme pour le dépistage, à partir du moment où l’espérance de vie est estimée à plus ou moins dix ans, aucune raison de ne pas traiter a priori. Le choix thérapeutique doit simplement lui aussi être guidé par la considération de l’état de santé général de la patiente, son âge physiologique, et non pas le nombre de ses années. Et généralement il n’y a pas de contre-indication à ce qu’elles soient traitées, comme le montre l’étude menée par l’équipe du Dr Destounis sur 76885 patients âgées de 75 ans et plus, ayant bénéficié d’une mammographie de dépistage dans un centre de sénologie de l’état de New- York, communiquée lors du congrès annuel de la société de radiologie américaine 10 en novembre dernier. Le taux de détection de cancers découvert par l’examen radiologique était de 8,4/ 1000, avec des tumeurs de 14 mm en moyenne. Signe que la majorité des patientes sont malgré leur âge en bon état général et qu’elles souhaitent se faire traiter : 2% des seulement n’ont pas bénéficié d’une chirurgie, parce que la maladie s’était révélée d’emblée métastatique ou parce qu’elles souffraient par ailleurs de comorbidités majeures. « A tout âge, le traitement choisi doit être le plus satisfaisant possible, et sera identique à ceux des femmes plus jeunes, compte tenu de ce que la patiente peut supporter » détaille le Pr Espié. L’indication chirurgicale est peu ou prou la même et son efficacité semblable quel que soit l’âge : tumorectomie, avec prélèvement du ganglion sentinelle + radiothérapie lorsque la tumeur est inférieure à 3 cm, c’est à dire dépistée assez tôt. « Le développement de nouvelles techniques mini- invasives en radiologie interventionnelle, sous anesthésie locale, peut se également se révéler adapté pour des exérèses extrêmement localisées, chez des patientes âgées inopérables sous anesthésie générale » indique le Dr Seror. Systématique en cas de chirurgie conservatrice, la radiothérapie « peut être adaptée lorsque l’équipement du centre le permet, explique Marc Espié, avec une irradiation per-opératoire, d’une dose équivalente à 5 à 7 séances, ciblée directement, grâce à une sonde, dans le lit tumoral. Bien toléré, cela permet de raccourcir le traitement post opératoire et limiter les aller-retours ». Il existe peu ou pas de données sur l’efficacité d’une chimiothérapie adjuvante dans les méta-analyses et les femmes de plus de 70 ans ne sont pas incluses dans les essais thérapeutiques. Malgré tout, selon les recommandations des sociétés savantes (société internationale d’onco-gériatrie), l’indication de traitement adjuvant n’est pas modifiée par l’âge de la patiente. Si le traitement de la tumeur le nécessite (atteinte ganglionnaire initiale, statut hormonal négatif) et que son espérance de vie le permet, la chimiothérapie peut parfaitement être prescrite, « en adaptant les doses si nécessaires et dès lors que cœur et reins fonctionnent correctement ». Quant à l’hormonothérapie adjuvante, indiquée pour les tumeurs hormono-dépendantes «elle fait aussi bien chez les femmes âgées que les plus jeunes ». 1 Bull Cancer vol.100. N°7-8. Juillet-août 2013 Source CNOGF 1/04/2019
Le nutri-score pour votre santé
De nouvelles recommandations encouragent les consommateurs à modifier leurs habitudes alimentaires. L'étiquetage nutritionnel Nutri-Score peut vous aider à choisir les produits ayant une meilleure qualité nutritionnelle.
Le don du rein entre vivants
Dos, n'attendez pas d'avoir mal
Nous passons une partie conséquente de notre temps éveillé assis, debout ou en marchant. Être attentif à sa posture, à se tenir droit plutôt que voûté, permet de ménager la santé de la colonne vertébrale. Ce sera la thématique de la prochaine campagne de sensibilisation et d’information de l’Association Française de Chiropraxie. A l’occasion de la journée mondiale de la colonne vertébrale du 16 octobre prochain, les chiropracteurs offriront, du 14 au 19 octobre sur rendez-vous, un bilan vertébral et postur CHIROPRAXIE & RECHERCHE : QUOI DE NEUF ?
Pendant la grossesse, pas d'alcool !!!
L’alcool est très présent dans notre environnement et les invitations à en consommer ne manquent pas. Il se peut que vous soyez sollicitée durant la période particulière de votre grossesse. L’EXISTENCE D’UN RISQUE Quand vous consommez de l’alcool durant votre grossesse, il passe dans le sang du bébé par l’intermédiaire du placenta. Or, l’alcool est toxique pour le fœtus, il peut nuire à son développement. Il peut être à l’origine de malformations des organes ou entraîner des atteintes du cerveau. Ce sont les consommations d’alcool importantes et régulières qui sont à l’origine des problèmes les plus graves (que l’on appelle syndrome d’alcoolisation fœtale ou SAF). Toutefois, des consommations plus ponctuelles peuvent également avoir des conséquences sur le bébé. Tout en connaissant les conséquences de l’alcool sur la grossesse, personne n’est capable de fixer la quantité d’alcool qui serait sans risque pour l’enfant à naître. UN PRINCIPE DE PRÉCAUTION : 0 ALCOOL DURANT LA GROSSESSE C’est pourquoi, selon l’application d’un principe de précaution, il vous est conseillé de ne pas consommer d’alcool tout au long de votre grossesse. Toutefois, suivre cette recommandation à la lettre n’est pas toujours facile. Dans tous les cas, si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à en parler aux soignants qui suivent votre grossesse ou à des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des femmes enceintes en difficulté avec l’alcool. Si vous avez consommé de l’alcool depuis le début de votre grossesse, sachez que l’arrêt est bénéfique à tout moment.
Le temps de sommeil est en baisse
Le sommeil est reconnu, par tous et depuis toujours, comme un facteur essentiel d’équilibre psychologique et de récupération physique et mentale, quel que soit notre âge, notre environnement, notre état de santé. Il est aussi un plaisir indissociable du repos, du temps personnel et familial, un moment intime de nos habitudes de vie. Ce sommeil est-il en train de disparaître ? Un déclin de sommeil préoccupant Le déclin du temps de sommeil est en effet préoccupant, tant il parait toucher de manière inexorable nos civilisations connectées. Car partout de par le monde, du Brésil au Japon, des États-Unis à la Chine, de l’Europe à l’Australie, le constat est le même : la proportion de petits dormeurs, en dette de sommeil, ne cesse d’augmenter. Face à une accélération des rythmes où chacun se veut présent au monde et connecté à tout moment, le sommeil peut apparaître comme un temps facultatif, et il est en effet bien malmené dans la compétition quotidienne qu’il mène face aux loisirs et au travail. 1/3 des français dort moins de 6 heures par nuit Mais ce déclin est aussi visible dans la proportion, toujours plus élevée dans la population française, de courts dormeurs, ceux qui dorment moins de 6 heures par nuit et représentent dans cette étude 35,9% des sujets. Plus d’un tiers des Français dorment donc moins de 6 heures. Or on sait par de très nombreuses études épidémiologiques que dormir moins de 6 heures est associé à un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents. Dormir moins de 6 heures réduit aussi la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité et perturbe les relations familiales ainsi que la qualité de vie et de travail. Quelles sont les causes du déclin de sommeil ? Le travail de nuit en est une reconnue. En France, le nombre de travailleurs de nuit est passé de 3,3 millions (15,0% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013 2. Or, on sait que les travailleurs denuit dorment en moyenne une heure de moins que les travailleurs de jour, donc l’équivalent d’une nuit de moins par semaine et de 40 nuits de moins par an. Les conséquences sanitaires du travail de nuit ont été récemment analysées et publiées dans un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 3 qui confirme combien les travailleurs de nuit ont significativementdavantage de risques de maladies métaboliques, cardiovasculaires, d’accidents et, pour les femmes, de risques lors de la grossesse et de cancer du sein. Le temps de trajet ou de « connexion » entre domicile et travail est aussi probablement un déterminant fort du déclin du sommeil dans nos mégapoles, de nmême que pour les habitants des zones rurales de plus en plus éloignés des centres de vie active et qui conduisent entre deux et trois heures par jour, rentrant de plus en plus tard, partant de plus en plus tôt et grignotant sur leur temps de sommeil. L’analyse des données du Baromètre de Santé publique France 2017 confirme cette inégalité sociale et territoriale de santé, mettant en évidence que les personnes les moins diplômées ou vivant dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants courent plus de risque d’être courts dormeurs 4. Le déclin de sommeil est aussi lié, comme chacun peut l’observer, au surinvestissement des adultes comme des enfants dans le temps passé face à des écrans : smartphones, tablettes, ordinateurs et abondance de l’offre culturelle et de divertissement Le sommeil insuffisant est aussi lié à notre environnement nocturne. Le bruit est reconnu comme l’un des premiers perturbateurs du sommeil. Ainsi, par exemple, le sommeil est l’un des indicateurs les plus importants de l’exposition au bruit des avions selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, l’étude prospective DEBATS est menée autour des aéroports pour mesurer l’impact du trafic aérien sur le sommeil des riverains. En ville, le bruit des deux roues motorisés et celui des terrasses de café devenues espaces fumeurs ont aussi été maintes fois mesurés comme perturbateurs. Enfin la pollution lumineuse de nos villes de plus en plus éclairées et le réchauffement climatique ont aussi été évoqués comme agissant négativement sur le sommeil des citadins. Mieux connaître le sommeil pour mieuxle préserver Ce déclin du temps et de la qualité du sommeil ne doit pas être une fatalité. Trop souvent oublié des stratégies de santé publique, le sommeil est, comme l’alimentation et l’exercice physique, une question essentielle d’information, de sensibilisation et d’éducation pour la santé. Il convient de prendre en compte les divers facteurs du déclin du sommeil en intégrant ces questions dans des politiques de santé publique intersectorielles afin de pouvoir agir sur les environnements. Plusieurs domaines de prévention pourraient être proposés et évalués. C’est l’objectif du Baromètre de Santé publique France qui, depuis plus de 15 ans, intègre des items sommeil pour mieux décrire et comprendre les habitudes et pathologies du sommeil. C’est en observant mieux les causes de dette et de privation de sommeil qu’on peut orienter une information de qualité et convaincante ainsi qu’une politique de santé du sommeil vers ceux qui sont les plus touchés : actifs employés ou agriculteurs, célibataires, personnes à la situation socioéconomique difficile et fumeurs quotidien, par exemple. Le déclin n’est pas une fatalité Une fois son sommeil et ces règles simples mieux connues, il nous semble tout à fait possible de redonner sa chance au sommeil et de lutter contre son déclin, qui n’est pas une fatalité. Quelques conseils simples peuvent être déclinés et évalués sur des groupes pilotes ciblés en distinguant bien ce qui relève du comportement individuel et de la nécessaire modification de son environnement. • encourager le développement d’outils d’auto-mesure simples et validés (applications, objets connectés) permettant d’évaluer son temps de sommeil ; • favoriser les périodes de repos prolongées entre deux cycles de travail de nuit permettant de grandes nuits de sommeil préventives et protectrices de la privation ; • encourager les noctambules et festifs de nos villes et les deux roues motorisées bruyantes à un meilleur respect du sommeil des riverains… • faciliter chez les étudiants et lycéens un début des cours plus tardif, leur permettant de s’adapter au décalage de l’horloge biologique des adolescents sans perdre trop de sommeil ; • aménager des espaces de sieste dans les établissements d’éducation, les entreprises, certains wagons réservés des transports en commun, les aires d’autoroute ou certains espaces publics ; • favoriser en entreprise la prise d’horaires de travail décalés et adaptés au profil soir-matin des employés, tout en respectant le temps de travail, la fonction, favoriser le télétravail lorsqu’il est possible… Ces idées comme bien d’autres doivent être proposées et évaluées, en soutenant les initiatives citoyennes dans le cadre d’une meilleure prise de conscience encouragée par les autorités de santé, pour que le déclin du sommeil ne soit plus dans l’avenir une fatalité. ■ [1] Léger D, Zeghnoun A, Faraut B, Richard JB. Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);149-60. [2] Cordina-Duverger E, Houot E, Tvardik N, El Yamani M, Pilorget C, Guénel P. Prévalence du travail de nuit en France : caractérisation à partir d’une matrice emplois-expositions. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);168-73. [3] Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective. Juin 2016. 430 p. [4] Andler R, Metlaine A, Richard JB, Zeghnoun A, Léger D. Sommeil et consommation de substances psychoactives : résultats du Baromètre santé de Santé publique France 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9):161-8. http://invs.sante publiquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_2.html Léger D & Bourdillon F. Éditorial. Le déclin du temps de sommeil en France n’est pas une fatalité. Bull Epidémiol Hebd. 2019; (8-9):146-8. SOURCE SANTE PUBLIQUE FRANCE 2019 // PHOTO PHOVOIR
Pénuries de médicaments : la situation s'aggrave
Attention soleil, alerte canicule
savoir que les parasols ou les endroits ombrés laissent toute de même passer 50% des UV ; Il ne s’agit évidemment pas d’empêcher les Français de profiter de ce temps magnifique mais simplement de les mettre en garde sur les comportements à risque. En ville, on peut avoir le sentiment d’être protégé des méfaits du soleil. Ce n’est absolument pas le cas. Il faut impérativement que ce message soit largement diffusé, et qu’au niveau des collectivités qui accueillent les enfants (écoles, crèches, garderie, etc…) les mesures de protection soient bien respectées concernant l’exposition des enfants au cours de leurs activités. Les expositions au soleil dans la petite enfance et la jeunesse entament le capital solaire de chacun de manière irréversible avec une augmentation du risque de cancers de la peau. Même si certaines d’entre elles sont plus sensibles que d’autres, toutes les peaux doivent être protégées. Il s’agit d’une mesure de santé publique. SNDV le 21/06/2019
Personnes âgées, pour votre cÅur, adoptez un chien
Une récente étude a confirmé le fait que de posséder un animal de compagnie permet de réduire jusqu’à 36 % les risques de mortalité cardio-vasculaire en particulier chez les personnes vivant seules. On le sait, bouger au quotidien et éviter l’isolement social permettent aux séniors, en particulier, de lutter contre la survenue de troubles cardio-vasculaires. À l’occasion des Portes Ouvertes de la SPA, la Fédération Française de Cardiologie lance une campagne originale pour aider les séniors à prendre soin de leur coeur. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’adopter un chien !
« La maladie cardio-vasculaire est une vraie maladie de l’environnement. Les séniors doivent être particulièrement attentifs à leur hygiène de vie pour bien vieillir tout en profitant de la vie : pratiquer une activité physique de 30 mn par jour, au-delà de ses bénéfices démontrés sur les maladies cardio-vasculaires, limite aussi le risque d’ostéoporose et sauvegarde la mémoire ; privilégier une alimentation équilibrée en limitant le sel, l’alcool, les sucres et les graisses saturées, ne pas fumer ou lutter contre l’isolement social sont des clés de prévention positive très simples qui doivent devenir des automatismes pour garder un vrai capital santé le plus longtemps possible. » rappelle le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue au CHU de Lille et présidente de la Fédération Française de Cardiologie. « Notre partenariat avec la SPA illustre notre engagement pour faire bouger régulièrement et sortir de chez soi chacun d’entre nous grâce à son animal de compagnie. »
Retrouvez toute l’actualité de la Fédération Française de Cardiologie sur www.fedecardio.org / Facebook / Twitter
Source Fédération Française de Cardiologie http://www.fedecardio.org
1 Bilan démographique 2018 - La fécondité baisse depuis quatre ans - Insee Première n° 1730, janvier 2019
2 Données Eurostat, portant sur l’année 2016
3 Enquête menée par l’IFOP à partir d’un questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 16 octobre 2018, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatifs de la population française de 60 ans et plus pour l’Observatoire du Coeur des Français de la Fédération Française de Cardiologie, 2019.
4 Étude Solitude et isolement, quand on a plus de 60 ans en France en 2017 des Petits Frères des pauvres.
5 Valtorta NK, Kanaan M, Gilbody S, et al. Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart Published Online First: 18 April 2016. doi: 10.1136/heartjnl-2015-308790
6 Enquête menée par l’IFOP à partir d’un questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 16 octobre 2018, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatifs de la population française de 60 ans et plus pour l’Observatoire du Coeur des Français de la Fédération Française de Cardiologie, 2019.
7 Mubanga M et al « Dog ownership and the risk of cardiovascular disease and death – a nationwide cohorte study ». Sci Rep 2017;7:15821
Source FFC/THERAGORA
Photo Phovoir
Plus de 30% de DMP ouverts chez votre pharmacien
La barre des 5 millions de DMP a été franchie en avril 2019 ! En moyenne, ce sont 100 300 personnes qui ouvrent un DMP par semaine. Une bonne nouvelle quand on sait que ce carnet de santé numérique, véritable « mémoire de la santé », permet de conserver de manière sécurisée ses informations médicales en un seul et même endroit pour les partager avec les professionnels de santé de son choix : le médecin traitant bien sûr, mais aussi le pharmacien, les spécialistes, le dentiste, etc. En répondant à ce besoin pratique, le DMP peut améliorer la coordination des soins et fournir au patient une meilleure connaissance de sa propre histoire médicale, facilitant ainsi son adhésion aux soins qui lui sont prodigués. En plus de l’historique des soins versé par l’Assurance Maladie (57,3 millions de documents), les DMP contiennent déjà de nombreuses informations : près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés, dont 54 % par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes, 14 % par les professionnels de santé libéraux et 2 % par les centres de santé. Par ailleurs, à ce jour, 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 alimentent automatiquement des DMP (avec les comptes rendus d’hospitalisation, les lettres de sortie, etc.). Pour ouvrir un DMP, plusieurs voies possibles. L’Assurance Maladie a déployé le DMP avec un principe clé : faciliter sa création en proposant plusieurs voies d’ouverture aux patients. Une stratégie gagnante ! Ainsi, 31 % des patients ont préféré être conseillés par un pharmacien en officine et 32 % par un agent de l’Assurance Maladie (accueil de la CPAM, de la MSA, etc.). 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur Internet et 18 % ont profité d’une consultation auprès d’un professionnel de santé. À noter : les personnes ayant des difficultés à se déplacer pourront se tourner vers les infirmiers. En effet, dès 2020, ils seront rémunérés 1 € par DMP créé. L’APPLI DMP ÉVOLUE POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES UTILISATEURS Fin avril, une nouvelle version de l’application sera mise en ligne Dès lors, plus besoin de mémoriser son identifiant de connexion. Ce dernier sera enregistré directement dans l’application afin de faciliter la connexion au service. Cette nouvelle version permettra en outre d’ajouter et de sauvegarder des profils. Pratique pour les parents qui pourront enregistrer celui de leurs enfants ! Renseigner ses informations clés sur son DMP, c’est utile, notamment en cas d’urgence. N’attendez plus !Il est conseillé d’ajouter dans son DMP des informations clés utiles notamment encas d’urgence : groupe sanguin, allergies, personnes à prévenir, etc.. Pour cela, rien de plus simple : • Cliquez sur « Ajouter un document » puis sur « Archiver ». • Dans votre application mobile, vous retrouvez tous les documents dont vous êtes l’auteur dans la catégorie de documents « Expression libre ». Le bouton + vous permet d’ajouter un nouveau document. Fin avril, le DMP sera enrichi d’une rubrique pour y déposer ses directives anticipées : celles-ci permettent de faire connaître ses volontés sur sa fin de vie (mise sous respiration artificielle, arrêt de la réanimation, etc.). Les médecins pourront ainsi prendre les décisions conformes à ses souhaits si les circonstances venaient à s’empêcher de s’exprimer. Cela peut épargner des situations difficiles pour ses proches. À noter : ces souhaits peuvent être précisés dans son DMP uniquement depuis le site Internet, soit en ajoutant un document dans la rubrique dédiée, soit en répondant à un court questionnaire dont les réponses seront ensuite présentées sous la forme d’un document. Ces informations, comme toutes celles présentes dans le DMP, sont hautement protégées. Elles sont conservées par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère en charge de la santé. Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés peuvent y accéder. Aucun autre acteur, laboratoire pharmaceutique, mutuelle, banque, assurance, etc., n’a accès à ces informations confidentielles. L’Assurance Maladie elle-même ne peut pas les consulter.
Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques
Les maladies chroniques sont des affections non transmissibles de longue durée, parfois permanentes, qui évoluent avec le temps. Selon l’OMS, elles sont la première cause de mortalité mondiale et en Europe elles « concourent à près de 86 % des décès (…) et pèsent de plus en plus lourdement sur les systèmes de santé, le développement économique et le bien-être d’une grande partie de la population, en particulier chez les personnes âgées de 50 ans et plus ». En France, la part des personnes âgées de 60 ans et plus devrait passer d’un quart en 2015 à un tiers de la population en 2040. Selon le rapport de l’OMS de 2010, un large pourcentage des maladies chroniques est accessible à la prévention par des actions sur quatre facteurs de risque principaux : consommation de tabac, inactivité physique, consommation d’alcool et mauvaise alimentation. En France, les estimations actuelles des coûts directs (75 %) et indirects (25 %) de l’inactivité physique sont de l’ordre d’1,3 milliard d’euros. Des actions de prévention peuvent être mises en œuvre en amont des maladies, mais aussi à tout moment de l’évolution de celles-ci. Les maladies chroniques et leurs complications contribuent très fortement à l’état de dépendance ; la prévention de leurs complications et récidives est de ce fait un enjeu central pour le maintien de l’autonomie, notamment chez les personnes âgées. L’Inserm a été sollicité par le ministère des Sports pour réaliser une expertise collective afin de disposer d’un bilan des connaissances scientifiques et d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, l’impact de l’activité physique
Parkinson, changeons de regard
En amont de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, aux côtés de 38 événements d’information et de soutien aux malades organisés par ses comités bénévoles, France Parkinson lance une campagne de communication nationale grand public multimédias (affiches, TV et cinéma) pour rappeler que trop souvent un des combats des malades n’est pas celui qu’on croit. En effet, si les progrès de la prise en charge médicale permettent aujourd’hui d’atténuer certains symptômes de la maladie, il est un domaine dans lequel la souffrance des malades ne recule pas, c’est la perception que les autres ont de leur maladie, le regard empreint de préjugés et d’incompréhension qu’ils posent sur elle… et donc sur eux. Cela doit changer, tout comme doivent évoluer les prises en charge pour faire une meilleure place à la médecine personnalisée et à l’éducation thérapeutique de proximité. Des approches particulièrement adaptées à la complexité et à la diversité des présentations de la maladie et des besoins individuels des malades. France Parkinson a souhaité cette année mettre en lumière l’importance de la médecine personnalisée dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. La médecine personnalisée repose sur l’identification de possibles facteurs biologiques prédictifs de l’évolution de la maladie et de la réponse aux traitements. C’est une approche médicale qui doit permettre de mieux répondre aux défis posés par les maladies dont la gravité, l’expression et l’évolution varient en fonction des individus, et d’apporter à ces derniers une prise en charge optimale parce qu’individualisée. Comme le rappelle le
Zéro alcool pendant la grossesse
Alimentation, activité physique et sédentarité
Les bonnes résolutions pour vos dents
Pour votre santé, faites du sport modéré !
Faire du sport améliore votre santé. Cette infographie résume les recommandations de la Haute Autorité de santé. Elle permet de donner des chiffres repères comme par exemple faire 10 000 pas par jour ou pratiquer 150 minutes d'exercice modéré par semaine.
La surdité àla hausse
Les dernières données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publiées en mars 2018, indiquent que plus de 465 millions de personnes dans le monde vivent avec une perte auditive invalidante, dont un tiers ont plus de 65 ans. Selon les projections, d'ici 2050, plus de 900 millions de personnes seront atteintes d'une perte auditive invalidante. Med el publie les résultats d'une enquête dans le graphique ci-dessous. Source Med EL
Campagne de l'OMS sur les antibiotiques
Une campagne mondiale de l'OMS nous alerte sur le mauvais usage des antibiotiques. En cas de doutes votre pharmacien est là pour vous conseiller. Document OMS
Une réussite, la vaccination antigrippale par le pharmacien
Dès cet automne, les pharmaciens vont vacciner dans quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Occitanie). L’objectif est d’améliorer la couverture vaccinale contre la grippe, c’est pourquoi, la vaccination sera étendue à tous les adultes munis d’un bon, y compris les primovaccinants. Au-delà des primovaccinants, désormais, seules les « personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l'ovalbumine ou à une vaccination antérieure » sont exclues du dispositif. Les femmes enceintes, les primovaccinants, les patients immuno-déprimés, présentant des troubles de la coagulation ou sous traitement anti-coagulants pourront donc être vaccinées en pharmacie au même titre que les autres adultes dans les 4 régions expérimentatrices. En 2019, l’expérimentation sera généralisée sur tout le territoire. Une enquête réalisée en mars-avril 2018, auprès de 100 pharmaciens, 100 généralistes et 70 usagers vaccinés dans les deux premières régions expérimentatrices, montre que l’expérimentation a été très bien accueillie par les pharmaciens (qui lui attribuent une note de 8,1/10) et les usagers (9,6/10). 60 % des médecins estiment que la répartition de rôles entre professionnels de santé s’est faite en bonne intelligence sur le terrain. Les points forts que ressortent de l’enquête sont la simplicité, la facilité et la rapidité d’accès à la vaccination lorsqu'elle est réalisée à l'officine. L’idée de la vaccination en pharmacie fait son chemin d’autant que les résultats le montrent, en multipliant les acteurs de la vaccination, on améliore la couverture vaccinale des Français.
Les Français pour Nutri-Score
Même un verre de vin par jour c'est trop pour certains cancers
La Société américaine de cancérologie (Asco) a récemment signalé que le risque de développer certains cancers augmente à partir de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour. Cela correspond à un verre de vin quotidien. Il semble donc que, contrairement à une idée reçue, un niveau modéré de consommation peut avoir des conséquences sur la santé. Pour le comité de prévention des cancers cela ne semble pas faire de doute. Si les plus grands risques sont concentrés sur personnes qui boivent beaucoup ou modérément, même à des petites consommations, certains risques de cancers persistent. L’organisme américain signale un risque accru avec des consommations faibles, de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour, pour des cancers de l’œsophage (+ 30%), de l’oropharynx (+ 17%) ou du sein (+ 5%). Dans le cas des cancers du sein, les auteurs précisent même que l’augmentation est de 5 % avant la ménopause et 9 % après. En revanche, les chercheurs ne retrouvent pas d’augmentation du risque de cancer colorectal, du foie ou du larynx, à ces niveaux de consommation faible. Rappelons que 10 g d’alcool correspondent à 2,5 cl de pastis ou de whisky (40°) mais aussi à 25 cl de bière à 5° (un demi) ou 10 cl de vin à 12° (verre ballon). Photos Phovoir
Le reste àcharge zéro
Soins dentaires, lunettes, prothèses auditives : un panier de soins remboursé à 100%. Un enjeu majeur Une ambition sanitaire et sociale Ce projet porte ainsi une double ambition à la fois sanitaire et sociale, prévenant la désinsertion sociale autant que la lutte contre le renoncement aux soins pour des raisons financières . Concrètement, que signifie la réforme ? Le calendrier de la réforme Source Ministère des Solidarités et de la Santé
La consommation mondiale d'antibiotiques toujours en augmentation
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pense que la hausse de la consommation mondiale d’antibiotiques fait peser des menaces majeures à la santé mondiale. En effet, ce phénomène est sans aucun doute à l’origine du développement de bactéries résistantes aux antibiotiques. La consommation mondiale d’antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, selon une étude publiée en mars dernier. Or, plus nous nous soignons en utilisant des antibiotiques, plus les bactéries développent des stratégies de résistance à ceux-ci. Par voie de conséquence, il devient de plus en plus difficile de soigner certaines infections. C’est donc jugé vraiment inquiétant par de nombreux chercheurs. L’OMS parle même de graves menaces pour la santé. Dans les 76 pays à travers le monde étudiés, la consommation d’antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes à 34,8 milliards de doses. La consommation d’antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu faible ou moyen. Ainsi, elle a doublé en 16 ans en Inde, augmenté de 79 % en Chine et de 65% au Pakistan. La France, quant à elle, est classée 8e plus grosse consommatrice d’antibiotiques au monde. Sans changement politique, la consommation d’antibiotiques en 2030 sera 200% plus importante qu’en 2015. On sait par ailleurs que la résistance des bactéries aux antibiotiques est responsable de 700 000 morts par an dans le monde. Il est donc urgent de réduire les taux de consommation d’antibiotiques dans les pays à haut revenu et de ralentir le taux de croissance de la consommation dans les pays à revenu faible. Photo Phovoir
Prévention, encore un effort
Les habitudes des Européens en matiÚre de prévention santé : les Français souhaitent être mieux informés À l’occasion des Rencontres Prévention Santé du 15 mai 2018, la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé dévoile le 12 juin les résultats d’une étude sur les habitudes des Européens* et des Canadiens en matiÚre de prévention santé. Un sujet au cœur de la stratégie du MinistÚre des Solidarités et de la Santé qui a lancé le 26 mars dernier les 25 mesures phares de sa politique de prévention pour permettre aux Français de rester en bonne santé tout au long de leur vie. Parmi les principaux enseignements de cette étude : Source et infographie Ramsay Générale de santé
Les bienfaits de l'allaitement maternel
Photos Phovoir
Mesurer la fiÚvre
Il est normal d’avoir de la fièvre en cas d’affection et cela ne nécessite pas obligatoirement une consultation médicale. Cependant, dans certains particuliers, vous devez voir un médecin pour cela, il convient de bien prendre la température.
Maladie de Parkinson, encore beaucoup de préjugés
77% des français pensent que les personnes les plus touchées par la maladie sont les retraités : un constat qui masque une réalité et qui nuit à l’image des patients, conduisant trop souvent à des préjugés et des idées reçues. Encore trop souvent assimilée à une atteinte exclusivement liée au grand âge, la maladie de Parkinson et ses manifestations font l’objet d’une profonde méconnaissance et de préjugés qui nuisent à la qualité de vie et à la prise en charge des patients. Parfois minorés par l’entourage qui peine à les reconnaître et à les comprendre et/ou majorés par un monde professionnel défiant, parfois confondus avec des troubles cognitifs ou psychiatriques, les symptômes sont au coeur de nombre d’incompréhensions. Parce que la bienveillance du regard porté sur les patients a un impact majeur sur la perception qu’ils ont de leur maladie et de leur capacité à vivre avec elle, il est essentiel d’informer et de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé. C’est tout l’objet de la mobilisation de France Parkinson en marge de la Journée Mondiale Parkinson 2018 qui, avec une campagne nationale de sensibilisation grand public en radio et télévision, deux grandes conférences d’information le 7 avril à la Cité des Sciences et de l’industrie et plus de 40 événements organisés en région par les comités bénévoles, agit pour faire « changer les regards » sur cette maladie encore trop méconnue. Les grands chiffres de cette étude à retenir : OUI, LES PERSONNES EN ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE PEUVENT ÊTRE DIAGNOSTIQUÉES MALADES DE PARKINSON ! PARKINSON C’EST … Un âge moyen de 58 ans lors du diagnostic 200 000 malades en France 25 000 nouveaux cas diagnostiqués en France par an PARKINSON C’EST AUSSI… Une limitation des activités extérieures pour 77,2% des patients. OUI, LA MALADIE DE PARKINSON EST UNE MALADIE COMPLEXE QUI NE SE RÉSUME PAS DU TOUT AU TREMBLEMENT ! Pourtant, ce sont encore 88% des répondants qui l’associent au tremblement, alors que seuls 14% l’associent aux troubles du sommeil et à la fatigue chronique et 31% à un état dépressif et à l’hyperémotivité ; symptômes également très présents dans la maladie ! > > Des variations d’état général difficiles à lire et à comprendre par autrui 68% des répondants estiment que Parkinson est une maladie complexe que l’on ne comprend pas, et en effet, les erreurs d’appréciation sont fréquentes : plus de 35% des répondants pensent que, dans la plupart des cas, la maladie de Parkinson permet une vie normale, avec quelques symptômes plus ou moins handicapants ! La maladie de Parkinson est effectivement une maladie d’expression complexe dont les symptômes ne sont pas immédiatement visibles, comme l’explique le Professeur DAMIER : « Au-delà du préjugé selon lequel Parkinson ne se traduirait que par le tremblement à l’exclusion de tout autre symptôme, il faut considérer qu’en fonction de la réponse aux traitements - qui peut présenter des fluctuations chez un même patient - l’état physique et psychologique du patient varie parfois considérablement à des intervalles parfois très proches dans le temps. Pour l’entourage, familial ou médical, ces variations sont difficiles à appréhender et ne sont pas toujours attribuées à la maladie, alors qu’elles devraient l’être ». Le patient doit ainsi faire face à des suspicions de simulation, voire à l’intolérance d’un entourage tenté, face à l’incompréhension, de lui reprocher une attitude qu’il imagine complaisante vis-à-vis de
La consommation des compléments alimentaires
L'étude INCA3 menée par l'ANSES en juillet 2017 sur la consommation des compléments alimentaires aupres de 5000 personnes montre une très nette progression de la consommation des compléments alimentaires entre 2007 et 2015. Il est important de rappeler que la prise de ces produits doit être encadrée par le conseil d'un pharmacien ou d'un professionnel de santé.
Caféine et boissons énergisantes
La multiplication des sources de caféine, notamment via les boissons énergisantes est susceptible de générer des situations à risque. Quelques recommandations : - d'éviter la consommation de boissons énergisantes avec de l'alcool ou lors d'un exercice physique ;
Le bon usage des écrans
Quel impact des écrans sur le cerveau, la vue et la vie personnelle et professionnelle sont des questions que nous nous posons tous. L’usage croissant des écrans occupe le devant de la scène médiatique et préoccupe de plus en plus les Français.
Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier
Source : Institut d’Education Médicale et de Prévention
Aides sociales non demandées
Les résultats d’une enquête montre qu’une personne sur trois ne perçoit pas les aides sociales auxquelles elle a pourtant droit. En fait, les aides pour les familles ou la dépendance sont souvent méconnues. Si la complexité administrative à demander de l'aide peut repousser certains demandeurs, raison invoquée dans 16 % des cas, il semble bien que le principal obstacle soit lié au manque d'information pour la moitié des personnes. Souvent, faute de prestations sociales, la solution réside dans le recours à l'entourage, pour de la garde d'enfant ou pour l'aide à domicile par exemple. Les aides pour les familles sont les plus méconnues puisque moins d'une famille sur quatre (37%) connaît les aides et que la moitié de celles qui pourraient bénéficier des aides à la parentalité ne les touchent pas. Même constat, pour les personnes âgées, 44% des personnes éligibles à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) n'y accèdent pas car elles en ignorent l'existence. Alors, pensez à vous renseigner auprès de l’administration, notamment auprès de la CAF, pour savoir si vous avez droit à certaines aides.
Photo Phovoir
L'antibiorésistance
Le bon usage des antibiotiques est considéré comme une priorité par le ministère de la Santé. Après la campagne de communication de 2002, « les antibiotiques, c’est pas automatique » et celle de 2010 avec le slogan « si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts », une nouvelle sensibilisation est prévue en 2018.
Les Français et la peur du dentiste : mythe ou réalité ?
Dastri, pour mieux trier vos déchets
Une enquête Ifop sur la filère Dastri montre des résultats positifs sur le recyclage des déchets. En France, 1,4 million de patients sont concernés, ainsi que les utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles. Ils ont accès à une solution de proximité simple, gratuite et sécurisée pour éliminer les déchets de soins perforants à risques qu’ils produisent.
Mois sans tabac
Le tabac est un véritable enjeu de santé publique en France. Il est responsable de 73 000 décès, dont 45 000 par cancer, chaque année dans notre pays. Il constitue ainsi le facteur de risque évitable de cancer le plus important : on estime que, sans tabac, un quart des décès par cancer pourraient être évités. Pour télécharger la brochure cliquez sur le lien ci-dessous info-tabac-inpes1017.pdf
Greffe rénale àpartir d'un donneur vivant
Campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant du 16 octobre au 3 novembre 2017 Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, et ce, d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. Les patients en attente d’une greffe rénale n’osent pas toujours aborder le sujet avec leurs proches de peur qu’ils ne se sentent contraints ou de leur faire prendre un risque, aussi minime soit-il. L’information des patients et de toute la population est donc capitale pour faire connaitre cette possibilité thérapeutique bénéfique pour le patient et sûre pour le donneur. En 2016, les candidats à la greffe de rein étaient 17 698 et représentaient 78% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. 3 615 greffes de rein ont été réalisées en 2016, dont 576 grâce au don du vivant d’un proche. L’Agence de la biomédecine met à disposition du grand public un site de questions/réponses : Parmi toutes les questions posées sur le site, le TOP 10* : Q1. Quels organes peut-on donner de son vivant ? Q2. Qui peut donner un rein à qui ? Q3. Le donneur et le receveur doivent-ils être compatibles ? Q4. Que se passe-t-il si le donneur et le receveur ne sont pas compatibles ? Q5. Le donneur doit-il être en bonne santé ? Q6. Pourquoi le donneur doit-il passer devant le tribunal de grande instance ? Q7. Est-ce qu’on vit bien avec un seul rein ? Q8. Les frais relatifs au don sont-ils remboursés ? Q9. Quels sont les avantages pour le receveur ? Q10. Quels sont les résultats de la greffe de rein à partir d’un donneur vivant ? Les réponses aux 10 questions sont à télécharger sur le lien : Plus d'informations en cliquant sur l'image ci-dessous
Ne plus oublier sa pilule
Quand la thyroïde se dérÚgle
Lassitude, grosse fatigue ou bien lenteur intellectuelle et sur le plan physique peau sèche, ongles fragiles ou pertes de cheveux ... ce sont autant de symptômes non spécifiques qui peuvent révéler chez vous un problème de thyroïde. La glande thyroïde produit des hormones nécessaires à tout l’organisme, mais lorsqu'elle se dérègle, elle cause des désordre bien inconfortables. D'autant qu'elle a le pouvoir d'agir entre autre sur notre humeur, notre forme, notre poids et même notre vie sexuelle. Nous faisons le point sur ce sujet ! Personne n'est à l'abri La glande Thyroïde peut être la proie de deux dysfonctionnements, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Le plus fréquent est l’hypothyroïdie. La glande devenue un peu paresseuse produit moins, voire plus du tout d’hormone. Majoritaire chez les femmes, sa fréquence est élevée après la ménopause et au-delà de 50 ans. L’iode est le principal ingrédient pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Les cellules vont absorber et le transformer. L’alimentation joue donc un rôle important dans les désordres thyroïdiens et personne n’est à l’abri. On estime à environ 6 millions, le nombre de français concernés. Un diagnostic difficile, un dépistage facilité. Avec des symptômes non spécifiques et en plus très variés, le diagnostic n’est pas toujours évident à faire. En cas de doute, le dépistage disponible en pharmacie est une première étape. Un autotest (Alere Thyroïde Home Test, 15€) permet d’évaluer rapidement chez soi le taux d’hormones dans le sang. Le Home test est positif si le taux est élevé. Face à une probable déficience de la Thyroïde, il faut alors consulter un médecin au plus vite. Il commencera par palper le cou du patient à la recherche d'une anomalie et si les doutes persistent, prendra la décision de demander une analyse en laboratoire pour mesurer la concentration de l'hormone thyroïdienne. Des examens plus poussés comme une échographie ou une scintigraphie peuvent s’avérer nécessaires en dernier recours. Un traitement simple pour faire disparaître les symptômes. Malheureusement, on ne guérit pas de désordres thyroïdiens. Mais les symptômes disparaissent grâce à un bon suivi médical et un traitement simple et adapté. Le traitement consiste généralement à prendre par voie orale, une hormone de synthèse qui se transforme dans le sang. Trois à six mois suffisent en règle générale pour que les symptômes disparaissent complètement. Il est donc utile de dépister au plus vite ce type de désordre afin de pouvoir agir et surtout écarter toute crainte d'une pathologie plus sévère. Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier
Médecines alternatives contre le cancer : danger
Refuser le traitement conventionnel multiplie par 5 le risque de mourir d’un cancer du sein. Certains malades optent pourtant pour un traitement alternatif à celui proposé par les médecins en cas de cancer. Il en est même qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer. Or, une récente étude a montré que le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doublé en cas de cancer du poumon. Bénéficier en complément du traitement classique de médecines complémentaires (acupuncture, homéopathie, plantes, sophrologie…), c’est différent, car cela peut aider à accepter ou mieux tolérer des traitements de type chimiothérapie ou radiothérapie.
De plus en plus de rougeole en Europe
Prévention des cancers de la peau
Risques solaires : mieux comprendre pour mieux se protéger A l’occasion de la saison estivale, l’Institut national du cancer et Santé publique France rappellent les gestes de prévention essentiels pour profiter des beaux jours en toute sécurité, par le biais d’une infographie.
11 vaccins obligatoires pour les enfants
A partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies C’est un fait, on meurt encore de la rougeole en France aujourd’hui. Et pourtant il existe un vaccin. Mais la rougeole n’est pas seule en cause. A ce jour, les enfants de moins de deux ans sont vaccinés obligatoirement contre la diphtérie, le tétanos et la polio. C’est bien, mais c’est insuffisant. Alors les pouvoirs publics ont pris une décision courageuse d’imposer et d’étendre la vaccination obligatoire de 3 à 11 vaccins pour les enfants. Courageux car, à tort ou à raison dès que l’on parle de vaccins les avis dans la population française sont parfois très tranchés et il n’est pas rare de trouver des citoyens totalement hostiles à la vaccination de leur progéniture. Madame la ministre nous à rassurés, cela ne coûtera rien puisque l’assurance Maladie et les mutuelles couvriront 100% des dépenses. Et pour les cas particuliers le ministère travaille dessus. Madame Buzyn sait qu’il va falloir faire preuve de pédagogie pour passer des recommandations à l’obligation mais elle nous explique avec patience son plan d’action qui verra le jour en 2018. Ne l’oublions jamais, le vaccin nous protège mais il protège aussi les autres. Car à l’heure ou des pays émergeants ne rêvent que de disposer tout simplement des vaccins, n’ayons pas peur de protéger nos enfants dans notre pays privilégié. Et que les industriels se mettent au travail pour fournir les doses de vaccin en quantité suffisante dès 2018. FL **************** Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires. Cette décision répond à une nécessité de santé publique. La France a des taux de couverture vaccinale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais ils sont en revanche très insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés. Se faire vacciner permet de se protéger et de protéger les autres. Les couvertures vaccinales contre l’hépatite B sont insuffisantes en France : 40% chez l’adolescent, 60% chez l’adulte. On estime que plus de 2 000 cas d’hépatite B sont survenus en France entre 2006 et 2013 chez des sujets non vaccinés. Outre les atteintes aigües parfois mortelles (14 hépatites fulminantes en 2016-2013 parmi les 408 survenues chez des sujets non vaccinés), ces infections peuvent exposer à des formes chroniques sévères (cirrhose, cancer du foie). Source Ministère des Solidarité et de la Santé
Plus de tétine ni de pouce aprÚs 3 ans
Plus de tétine ni de pouce après 3 ans
Alerte canicule
En cas d’épisode de forte chaleur, un numéro d’information est mis à disposition du public : Canicule-info-service 0 800 06 66 66 Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région. Retenez : - La chaleur fatigue toujours - Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur - La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur.
Dastri c'est quoi ?
Dastri, c’est quoi ? Eco-Organisme à vocation sanitaire financé en totalité par les industriels de santé, DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement , une solution de proximité simple et sécurisée pour l’élimination des déchets de soins piquants coupants tranchants qu’ils produisent au domicile et qui représentent un risque pour la collectivité. Disponible gratuitement dans toutes les pharmacies, la boîte à aiguilles (BAA) DASTRI permet de collecter les déchets de soins perforants qui représentent un risque pour la collectivité et qui doivent être triés pour la sécurité de tous. Les BAA doivent ensuite être rapportées dans un point de collecte géolocalisable via le site de Dastri.fr (+ 16 700 points disponibles en métropole et en outre-mer). Dastri est un service de proximité, simple et gratuit pour les patients DASTRI inscrit son action en partenariat avec les acteurs de santé et les acteurs institutionnels dans une logique de réduction des impacts environnementaux. Les missions L’activité de l’éco-organisme DASTRI s’articulera autour des principales missions ci-dessous : 1. La mise à disposition gratuite de contenants spécifiques appelés « boîtes à aiguilles » (BAA) 2. La collecte et l’élimination de ces BAA. 3. L’information, la communication et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs de la filière. Retrouvez Dastri en quelques chiffres clés
Attention aux fenêtres avec les enfants
Santé publique France renouvelle la campagne de prévention du risque de défenestration des enfants Avec l’arrivée des beaux jours et des premières chaleurs, les risques de chutes par la fenêtre augmentent. Santé publique France renouvelle la campagne de prévention contre les défenestrations accidentelles afin de sensibiliser les parents d’enfant en bas âge et les informer sur les précautions à prendre. Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants chutent accidentellement d’une fenêtre ou d’un balcon. Ces accidents de la vie courante ont des conséquences redoutables, d’autant qu’ils surviennent surtout chez les très jeunes enfants. Quelques chiffres Selon la dernière enquête réalisée en 20131 par Santé publique France en collaboration avec l’hôpital Necker-enfants malades : Ces accidents ont principalement lieu pendant les heures de préparation des repas au printemps et en été. Afin de sensibiliser les parents d’enfants en bas âge et de les informer sur les précautions à prendre pour éviter les défenestrations, Santé publique France diffuse deux affiches. Elles rappellent qu’il ne faut jamais laisser un enfant sans surveillance près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon, ni disposer à ces endroits des meubles ou des objets que les plus jeunes pourraient "escalader". Crédit photo/Phovoir
L'influence des écrans sur le surpoids
Le temps passé à regarder la télévision, dès l’âge de deux ans, influence le poids de l’enfant quelques années plus tard, c’est ce qu’a révélé étude française. Avec près de 12% des jeunes enfants en surpoids ou obèses dans les pays développés, et 6% dans les pays en développement en 2010.
Bien bouger tous les jours
Une jonquille pour Curie, l'espoir contre le cancer
Dépistage du cancer du col de l'utérus
Cancer du col de l’utérus, les chiffres clés Chaque année, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont découverts. Ils provoquent 1100 décès. Sur les 235 000 frottis réalisés, 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses. L’âge moyen de diagnostic est à 51 ans et celui de décès à 64 ans. Source INCA
Le rÎle des pharmaciens dans la prévention et la promotion en santé
Le Dossier Pharmaceutique
L'expression du refus sur le don d'organes
Depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d’organes présumé, tout en rappelant la possibilité de s’opposer à un tel prélèvement. Le registre national des refus devient le moyen principal d’expression du refus de prélèvement. Principal mais non exclusif.
La prévention du diabÚte
Des génériques efficaces et sûrs
Des génériques efficaces et sûrs Le médicament générique est conçu à partir d’une molécule dont l’efficacité et la sécurité d’emploi bénéficient d’un recul d’environ 10 ans d’études et au moins 10 ans d’utilisation en pratique. Son autorisation de mise sur le marché (AMM) demande la preuve de sa bioéquivalence, c’est donc la garantie d’une efficacité thérapeutique et d’une sécurité d’emploi identiques à celles de la spécialité d’origine, quelles que soient ses différences de présentation. Les études comparant efficacité et/ou tolérance des spécialités génériques et princeps ne montrent globalement aucune différence, y compris pour les médicaments à marge thérapeutique étroite. En 2012, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a analysé l’efficacité et les éventuels effets secondaires des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine. Les travaux et études publiés ont démontré globalement une absence de supériorité des médicaments d’origine par rapport aux médicaments génériques. Toujours en 2012, l’Assurance Maladie a publié une étude menée sur des effectifs importants (100 000 patients) suivis pendant 2 ans afin de comparer l’efficacité du princeps de la simvastatine avec celle de ses spécialités génériques. 3 critères du risque cardiovasculaire étaient étudiés : survenue de décès, d’infarctus et d’AVC. L’étude a montré là aussi qu’il n’existe aucune différence d’efficacité sur la prévention de ces 3 événements. Photo AFL/Phovoir
Dépistage gratuit du cancer du sein
Photo AFL/Phovoir
La iatrogénie médicamenteuse
Ce risque touche particulièrement les personnes âgées. En effet, comme elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polypathologie et cette polymédication s’accompagnent d’un risque accru de prescriptions inappropriées, d’interactions entre les médicaments et d’effets indésirables. En moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour. La moitié des personnes de plus de 75 ans prennent au moins 5 médicaments durant un trimestre. Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans. Parlez-en avec votre pharmacien. Photo AFL/Phovoir©
PrélÚvement d'organe
Manifeste pour la pharmacie française
Une campagne inédite pour la pharmacie française L’ensemble de la profession, Ordre, syndicats, groupements de pharmaciens et étudiants, tire le signal d’alarme car la pharmacie connaît une situation économique extrêmement difficile. En effet, la rémunération des pharmacies d’officine est en forte diminution pour la deuxième année consécutive. La perte s’accélère encore en 2016 avec une chute de plus de 2% sur les quatre premiers mois de l’année. Les pharmaciens dans leur ensemble remarquent que les 22 221 officines, leurs 120 000 emplois et les 6 500 apprentis sont menacés par cette situation économique, qui entraîne des fermetures brutales pouvant remettre en cause le maillage territorial. Or, la pharmacie est bien souvent le seul poste avancé du système de santé et créateur d’emplois qualifiés dans les zones rurales et les quartiers difficiles. La pharmacie c’est la proximité, la disponibilité, la compétence, la sécurité et la confiance des patients. Toute la profession est prête à répondre à la nécessité de réforme et aux défis du vieillissement de la population, du développement de l’ambulatoire, de l’accroissement des pathologies chroniques en intégrant les technologies innovantes et de la prévention. Les décrets permettant ces changements ont été votés dans la loi. Mais les décrets d’application ne sont toujours pas parus. La pharmacie appelle donc le Gouvernement à s’engager avant le PLFSS pour fixer un cadre économique clair et permettre ainsi l’évolution du métier et le renforcement du maillage officinal. La pharmacie a besoin de votre soutien.
Piétons + smartphones = risque
Le téléphone, dangeureux, pas seulement au volant Près de 17 % des piétons utilisent leur smartphone en ville. Ce chiffre s’élève à près de 22 % quand il s’agit de jeunes femmes parisiennes (entre 25 et 35 ans). Or, il est montré que les plus jeunes sont souvent plus distraits que leurs ainés. Il est donc important de rappeler aux piétons l’importance d’une vigilance à chaque instant. Un sondage a été mené par le centre de recherche en accidentologie du groupe DEKRA dans six capitales européennes. Il a démontré que 17 % des 14 000 piétons sondés étaient distraits par leur smartphone lorsqu’ils traversaient des voies de circulation. A Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Paris, Rome et Stockholm, les piétons ont été observés dans différents lieux des centres villes. Le but était d’identifier leur comportement avec leur smartphone surtout dans des lieux où les piétons sont nombreux, comme les arrêts de bus, le métro ou près des gares. 8 % des piétons envoient un SMS alors qu’ils traversent la route et 2,6 % passent des appels. Environ 5% des piétons observés portaient des écouteurs, ils écoutaient probablement de la musique. Or, passer des appels, écouter de la musique, utiliser des applications mobiles et envoyer des SMS sont autant de distractions qui peuvent présenter des risques pour la circulation et les piétons sous-estiment souvent les dangers que représentent le manque d’attention en ville pour leur propre sécurité. Globalement, il y a très peu de différences entre les six capitales européennes. Les équipes d’étude ont cependant relevé des cas particuliers, ainsi à plusieurs reprises des groupes de jeunes gens ont été vu en train de regarder un smartphone ensemble tout en traversant une rue. Dans l’un des cas, le groupe a percuté un cycliste. D’autres exemples sont cités comme celui d’une femme avec une poussette s’engageant sur un passage piéton au niveau d’un feu tricolore alors qu’elle envoyait des SMS sans prêter la moindre attention à la couleur du feu. Un homme avec une poussette poussait d’une main, tenait un enfant de l’autre, et traversait la route avec son portable coincé entre son oreille et son épaule ! Ou encore, une femme parlant au téléphone a traversé la rue en courant sans regarder parce qu’elle voulait attraper un tram. On le sait, en Europe, environ 22 % des personnes victimes d’un accident mortel de la route sont des piétons ; des accidents qui ont généralement lieu en ville. En Allemagne, cette proportion s’élève à 70 % et environ 10% des accidents mortels sur les routes allemandes sont causé par des piétons ayant un comportement inapproprié. En tant qu’usagers de la route non-protégé, les piétons et pas seulement les enfants courent plus de risques en cas d’accident. La distraction par un smartphone accentue le danger. Photo Phovoir/AFL
Trop de sucres dans les boissons pour enfants
Une alimentation trop sucrée entraîne une augmentation du risque de surpoids et d’obésité. Ce n’est pas la seule conséquence chez l’enfant, l’impact sur l’état dentaire est aussi considérable. Récemment, la HAS (Haute Autorité de Santé) révélait qu’en France entre 20 et 30 % des enfants âgés de 4 à 5 ans avaient au moins 1 carie non soignée. Des campagnes d’information ont sensibilisé le public à Si l’impact négatif des boissons sucrées sur la santé des enfants a fait l’objet de nombreuses campagnes d’information, les changements d’habitude ne sont pas toujours au rendez-vous. Une équipe du Royaume-Uni a analysé la teneur en sucres de 203 boissons destinées aux enfants, jus de fruits, boissons à base de jus et smoothies. Il en résulte que la teneur moyenne en sucres est de 7 g/ 100 ml et 85 produits conditionnés en unités pour les enfants contiennent au moins 19 g de sucres, soit la quantité quotidienne maximale de sucres recommandée pour les enfants de 4 à 6 ans. L’étude montre aussi que 78 produits contenaient des édulcorants. Certes, ils sont sans danger mais, de nombreux experts s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de réduire le goût sucré des produits alimentaires pour que les enfants ne développent pas d’accoutumance. L’utilisation des édulcorants ne constitue donc pas une bonne solution. Il est conseillé aux parents de couper les jus de fruits avec de l’eau, d’opter pour des jus non sucrés, de ne les donner qu’au cours des repas et de limiter les portions à 150 ml par jour. Photo Phovoir
Eradiquer la polio, c'est possible
La dépression post-infarctus
Bruit : 2 français sur 3 concernés
Attention aux champignons quelques rappels
Chassons des Idées reçues sur la contrefaçon
Un médicament sur 10 contrefait !
Pharmacies, un bilan alarmant
J'ai oublié de prendre ma pilule
Les adolescents et leur corps
Les tiques et la maladie de Lyme
En fait, cet acarien constitue le plus important vecteur de maladies infectieuses en Europe. Il affecte autant les hommes que les animaux. Ainsi il peut transmettre des bactéries : maladie de Lyme, rickettsiose, tularémie, bartonellose ; des virus : encéphalites à tiques, fièvres à tiques et hémorragiques, louping-ill du mouton ; et des parasites : piroplasmose canine, babesiose bovine. L’agent responsable de la maladie de Lyme est Borrelia burgdorferi. En France, cette maladie concerne 43 personnes pour 100 000 habitants. La lésion est très évocatrice mais inconstante, elle se caractérise par un érythème chronique migrant. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, qui débute trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Cet érythème peut par la suite s’associer à de la fièvre.
Des autotests de dépistage du VIH en pharmacie
Les risques liés au tabac pendant la grossesse
En 2012, sur 3 603 femmes françaises enceintes, 16 % d’entre elles déclaraient fumer quotidiennement (13 % des femmes allaitantes), surtout les plus jeunes et les plus défavorisées. Cette tendance semble s'améliorer un peu puisqu'en 2010 elles étaient 17 % et 22 % en 2004. De plus, 12 % des femmes interrogées imaginent qu'il suffit de réduire sa consommation. Les risques encourus par le fœtus sont mal connus et souvent, ainsi fumeuses et non-fumeuses évoquent spontanément en premier de possibles « problèmes respiratoires » pour l’enfant (23 %), des problèmes de croissance (19 %), des risques de prématurité (14 %), des malformations (13 %), des problèmes neurologiques (5 %)... Plus préoccupant, 78 % des fumeuses pensent que le « stress » provoqué par le sevrage tabagique serait plus nocif pour l’enfant qu’une consommation modérée de tabac. Pourtant, il existe des moyens pour arrêter de fumer comme les traitements de substitution nicotinique (TSN). Mais ; là encore, les bonnes informations ne sont pas connues puisque presque les deux tiers des répondantes (64 %) estiment que les TSN sont déconseillés pendant la grossesse. 86 % d’entre elles trouvent même que le TSN est trop cher sans souvent savoir qu’il peut être forfaitairement pris en charge par l'Assurance maladie (150€ par an). N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, notamment quand vous achetez un test de grossesse ou quand, enceinte, vous venez prendre votre traitement d'acide folique par exemple.
Lutter contre la contrefaçon de médicaments
La situation est d’autant plus dramatique qu’elle concerne des médicaments indispensables comme des traitements contre le paludisme. Ces produits de mauvaise qualité auraient entraîner la mort de 122 350 enfants africains de moins de 5 ans en 2013.De nouvelles pratiques voient le jour, ainsi des produits périmés sont reconditionnés. On observe aussi des vols dans les circuits autorisés avec réintroduction plus tard dans les mêmes circuits sans qu’on sache vraiment ce qui a été fait sur les produits. C’est pourquoi, les saisies de médicaments falsifiés sont en forte augmentation.En Italie, cinquante personnes volaient des médicaments dans des hôpitaux ou lors de leur transport pour les revendre dans les hôpitaux et dans d’autres pays européens.Aux Etats-Unis, des trafiquants reconditionnent des médicaments périmés ou transforment des médicaments génériques en princeps, le tout pour l’Amérique centrale.Signée par 23 pays la Convention Medicrime, qui vise à lutter contre ces phénomènes, doit être ratifiée par la France, la Belgique et la Russie. Il est urgent d’agir.
Photo Frantz Lecarpentier
CÅur, les gestes qui sauvent
Un exemple Vous tournez son corps de manière à l’allonger sur le côté Six autres petites questions vous permettront de vérifier vos connaissances et d’en apprendre plus sur Retenez bien les trois gestes importants : 1 / Appeler les secours en composant le 15 ou le 112 2 / Pratiquer un massage cardiaque 3 / Utiliser un défibrillateur
Source
Le bon geste pour bien cicatriser
Source Laboratoire Abbott
La santé des Français et des Françaises
La résistance aux antibiotiques
L’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ont lancé une alerte auprès des professionnels de santé car c’est l’efficacité des traitements qui est menacée. Or, l’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Il convient aussi de sensibiliser le grand public qui, inconscient de ce risque, a parfois tendance à utiliser les antibiotiques sans absolue nécessité. L’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Pour certains antibiotiques, on constate une diminution de la résistance quasi-constante depuis plus de 10 ans. C’est le cas pour le pneumocoque en ville ainsi que pour le staphylocoque doré en secteur hospitalier. Par contre, il faut redoubler de vigilance vis-à-vis des entérobactéries. Ces bactéries résident surtout dans le tube digestif comme notamment E. coli. Cette bactérie est responsable de la plus fréquente des infections à l’hôpital comme en ville : l’infection urinaire. Prescripteurs, pharmaciens, patients et pouvoirs publics doivent se mobiliser pour préserver l’efficacité des antibiotiques.
Le tarif forfaitaire de responsabilité
Le TFR, Tarif Forfaitaire de Responsabilité, correspond au montant remboursé par la sécurité sociale au même titre que le prix limite de vente. En fait, la prise en charge des soins médicaux se calcule sur la base du prix de vente ou sur le tarif forfaitaire de responsabilité. Les taux de remboursement varient de 15 % , 30 %, 65 % à 100 %.
Le tarif forfaitaire de responsabilité constitue le prix de référence appliqué pour le calcul des remboursements de certains médicaments. Ce type de couverture concerne près de 2 600 spécialités sur un total d’environ 14 000 spécialités remboursables. Le TFR sert surtout à prendre en charge sur une base de tarif unique plusieurs produits équivalents en termes d’efficacité. Ce forfait concerne les traitements génériques et de marque. L’objectif est de calculer le remboursement de certains produits de marque en prenant en compte le prix de base des médicaments génériques les moins chers.
Le remboursement au TFR est un mode de calcul qui ne s’applique que lorsque vous refusez de prendre un médicament générique pour la seule raison que vous optez pour l’achat de médicament de marque. Ce n’est que dans ces situations spécifiques que vous serez remboursé sur la base du tarif forfaitaire de responsabilité.
Si le médecin prescrit un médicament de marque au prix de 10 € et que celui-ci dispose d’un TFR indiquant 8 €, si vous n’acceptez pas l’achat de médicament générique dont son action thérapeutique est équivalent au produit de marque concerné, le calcul du montant remboursable se fera sur la base de 8 € fixé par le TFR et non sur le coût du traitement de 10 €. En choisissant d’acheter le produit de marque qui coûte 2 € de plus que le médicament générique, vous serez moins couvert par l’assurance maladie obligatoire que si vous optez pour l’achat de médicament générique.
Source : Assurance maladie
Les risques liés au manque de sommeil
En Europe, 25 à 35 % de la population est affectée par des troubles du sommeil (ce qui représente de 75 à 110 millions de personnes) et 7% par l’apnée du sommeil.
Un mauvais repos peut engendrer des dommages non négligeables comme l’augmentation des arrêts de travail (31 % contre 19 % chez les bons dormeurs), plus d’accidents du travail (8 % contre 1 %), des accidents de la route – la fatigue est la première cause d’accidents en France. Les conséquences se voient également au niveau physiologique avec du diabète, de l’obésité, d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, un accroissement de risque infectieux.
Le suivi des asthmatiques par le pharmacien
L’accompagnement des patients asthmatiques par les pharmaciens est désormais possible et précise les modalités de cet accompagnement. Les patients doivent être sous traitement de fond, en initiation, ou en reprise de traitement suite à une interruption d’au moins 4 mois.
Le traitement doit être prévu pour une durée supérieure ou égale à six mois.
Bien entendu, le patient conserve le choix de participer ou non à ce dispositif, tout comme il a le choix du pharmacien. Celui-ci s’engage à la confidentialité des entretiens. Le patient peut à tout moment interrompre son suivi ou désigner un autre pharmacien.
Pour mettre en place l'accompagnement, le pharmacien dispose de documents validés par la Haute Autorité de Santé (HAS) et il a obligatoirement suivi une formation adaptée avant de commencer les entretiens.
Ce suivi se réalise grâce à deux entretiens pharmaceutiques au cours de l'année civile de référence. Après les patients sous anti-vitamine K, les entretiens pharmaceutiques entrent donc dans les missions nouvelles que le pharmacien sera amené à réaliser de plus en plus souvent. Les prochains patients chroniques à bénéficier de ce soutien devraient être les diabétiques.
Seulement 40 % d'observance
L’observance est le fait de bien suivre la prescription médicale et donc de prendre son traitement comme il a été recommandé.
Or, une étude récente montre que seuls 40 % des patients chroniques prennent correctement leurs médicaments, au bon dosage et pendant toute la durée demandée. Six pathologies chroniques ont été étudiées et les résultats ne sont pas brillants : seulement 13 % des asthmatiques sont observants pour leur traitement de fond, suivis par les patients souffrant d’insuffisance cardiaque (36 %), les diabétiques de type 2 (37 %), les hypertendus (40 %) et les patients souffrant d’hypercholestérolémie.
Dans l’ostéoporose, l’observance est un peu meilleure mais dépasse difficilement la barre des 50 %.
D’après IMS, le surcoût généré par cette mauvaise observance atteindrait 9,3 milliards d’euros par an, en prenant en compte une seule complication par pathologie. Pour l’hypertension artérielle par exemple, le coût engendré par les accidents vasculaires cérébraux est estimé à 4,4 milliards d’euros annuels.
Un médicament ne s'achÚte pas sur internet
Force est de constater que l’e-commerce ne constitue pas un relais de croissance pour la pharmacie. La raison en est simple, pour la majorité des personnes (plus de 92 %), les médicaments d'automédication (de prescription médicale facultative non prescrits, non remboursés) ne s’achètent pas sur internet.
Une étude réalisée par Celtipharm montre que la quasi totalité des ventes en ligne est réalisée sur les produits hors-médicament. Les produits pour l'hygiène et la cosmétologie représentent à eux seuls 49 % du chiffre d'affaires.
Plus grâce même, une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet. Elle porte sur la vente de médicaments sur des sites réglementés et les sites non réglementés à travers plusieurs caractéristiques. En fait, ils ont constaté que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque de mésusage semble important. Il peut s’agir d’une mauvaise utilisation ou d’un détournement volontaire.
Les auteurs de cette étude alertent sur la nécessité absolue pour les patients de savoir différencier les sites réglementés des sites illicites.
On le voit la nécessité de proposer des médicaments sur internet pose de réels problème d’autant qu’une autre étude démontre que, tout achat confondu, 54 % des e-acheteurs choisissent d’aller en magasin chercher leur commande (ils étaient 42 % en 2013).
La solution réside bien dans la réservation en ligne avec retrait de sa commande à la pharmacie. Le consommateur gagne du temps tout en étant certain d’avoir le conseil approprié sans prendre de risques pour sa santé.
Les dangers potentiels de la cigarette électronique
L'usage de la cigarette électronique présente-t-il des menaces pour la santé comme le laisse entendre deux rapports récents ? C’est tout d’abord l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vient de recommander l'interdiction la vente aux mineurs de cigarettes électroniques et sa consommation dans les espaces publics fermés. Si pour l'organisme, les risques sont largement indéterminés, il mentionne tout de même également de « graves menaces pour les fœtus ».
De son côté, l'American Heart Association (AHA) recommande aussi l'interdiction de ces cigarettes aux mineurs et la limitation de la publicité incitant les jeunes au vapotage.
Faut-il alors appliquer le principe de précaution quand il existe peu de recul et peu d'informations ?
Or, depuis l’arrivée de la cigarette électronique, les ventes de tabac ont reculé de 8 %. Cela correspond à 500.000 fumeurs sevrés en France.
Si les partisans de la cigarette électronique regrettent que ces messages sèment le doute, l'OMS note tout de même trois points posant problème :
- Un taux de nicotine généralement entre 6 et 24 mg de nicotine, mais parfois plus de 100 mg.
- La forte concentration de propylène glycol, un produit très irritant.
- Des produits chimiques non connus et pour lesquels il n'y a pas de données sur leur émission.